L’idée de nature au fil des siècles : arts, littératures, philosophie et société

Avant le 10-01-2017

Contatti/contacts :
Donatella BISCONTI – UCA
Daniela FABIANI – Università di Macerata

Vous êtes priés de faire parvenir aux deux adresses ci-dessus l’intitulé de votre projet ainsi que quelques lignes explicatives avant le 10-01-2017.
Si prega di inoltrare ai due indirizzi succitati il titolo del progetto accompagnato da qualche riga esplicativa entro il 10-01-2017.


Prémisse

Le projet de ce colloque se situe dans la continuité avec la première rencontre « Regards croisés France-Italie » qui a eu lieu à l’Université de Macerata en mars 2014 et qui a été suivie par la publication d’un premier cahier de la part d’EUM (Editions de l’Université de Macerata) en 2015. La collaboration entre l’UCA et l’Université de Macerata s’est renforcée au fil des années, tout d’abord par la venue à Clermont-Ferrand du Prof. Alfredo Luzi, en tant que professeur invité au Département d’Italien en 2003, puis en 2004-2005 et en 2006-2007 ; deuxièmement, par l’établissement d’accords Erasmus dans les deux sens et finalement par la mise en place en 2013 du Master binational EIFI (Etudes Interculturelles Franco-Italiennes), qui connait un succès croissant auprès des inscrits des deux côtés. Le Département d’Italien de l’UCA ainsi que le Dipartimento di Studi Umanistici de l’Université de Macerata souhaitent renforcer de plus en plus cette collaboration, très féconde aussi bien sur le plan de la recherche que de l’enseignement. Tandis que la première journée d’études « Regards croisés » avait exploré l’histoire des relations culturelles franco-italiennes entre la Renaissance et l’époque contemporaine sous l’angle du conflit, le colloque dont le projet est présenté ci-dessous, se propose d’explorer la contribution réciproque des cultures française et italienne dans l’appréhension et le développement de la notion de nature, dans ses dimensions scientifique et laïque, mais également religieuse et spirituelle. Il s’agit d’une thématique non seulement d’une actualité brûlante (il suffit de penser aux découvertes récentes dans le domaine de la médicine, des biotechnologies), mais qui traverse la civilisation européenne dès sa naissance (à partir de l’Antiquité), en concomitance avec l’affirmation progressive de la subjectivité du regard de l’homme sur le monde qui l’entoure.

Appel à communication

Le rapport controversé de la civilisation humaine à la nature est l’un des fils rouges marquant l’évolution de la production littéraire en France et en Italie, ainsi que la réflexion philosophique et la représentation artistique. La notion de nature semble suivre, voire influencer, la dynamique sociale et s’articuler avec la perception du « moi » dans le contexte des relations à « l’autre ». En même temps, la découverte et l’exploration des lois de la nature à partir du XVe siècle dans les domaines les plus variés (physique, astronomie, biologie…) tandis qu’elle pose les bases de la méthode expérimentale, suscite également des résistances, des oppositions débouchant souvent dans la censure (religieuse, politique) et parfois l’autocensure et le déni de la dimension scientifique nécessaire à la compréhension du monde naturel. D’un autre côté, la nature pour Ficin est animée par une sorte d’art, une puissance dynamique dont il faut saisir le mystère et qu’il faut savoir imiter.

La relation harmonieuse à la nature, d’une nature fille de Dieu, régulatrice des mouvements célestes comme des activités terrestres dans la Comédie de Dante à une nature immanente et intelligible s’identifiant à Dieu dans la pensée de la Renaissance, en passant par la nature comme état originaire dont l’homme s’est inexorablement séparé, mais encore récupérable, chez Montaigne et Rousseau, connait un point de rupture (de non-retour ?) dans le passage entre le XVIIIe et le XIXe siècles : l’état de bonheur des origines de l’humanité non seulement apparaît comme irrémédiablement perdu, mais il n’a peut-être jamais existé. La nature marâtre léopardienne nous met face à l’acquisition irréversible de l’état de culture, mais également à notre propre appartenance à cette matière qui nous répugne et dont pourtant le monde consiste. La nature que Faust voulait connaître au prix d’un pacte avec le diable, puis soumise aux lois mécaniques des positivistes, se transforme en objet d’analyse scientifique mais surtout anthropologique, si bien que l’effort du début du XXe siècle de la ramener à une identification avec l’esprit de matrice hégélienne ne saurait effacer la volonté de maîtriser et exploiter l’espace naturel. C’est cet espace qui constitue pour les arts plastiques et figuratifs à partir du Romantisme une source de stimulations sensorielles complexes, tandis que la représentation artistique de la nature, s’identifiant surtout au paysage, manifeste la volonté de l’artiste (de tout homme) de trouver sa place, voire de se fondre, dans l’espace qui l’entoure, sans toutefois être en mesure de reconstituer l’idylle originaire.

D’où un sentiment de culpabilité et d’aliénation différemment décliné dans les produits artistiques et littéraires entre XXe et XXIe siècles, mais également le déclenchement des forces contraires, de la théorie du super-homme à la réification d’individus au-dessous d’un supposé degré de perfection naturelle.

A partir de la deuxième moitié du XXe siècle, la problématique épistémologique dans les différentes branches du savoir s’est orientée vers l’antinomie : nature versus « nurture », inné versus acquis, en d’autres termes vers l’opposition entre la nature (considérée comme héritage individuel et patrimoine génétique) et environnement (en tant que somme de culture et d’expérience).

On peut penser aux études de Durkheim, le sociologue français pour qui la réalité des faits sociaux est supérieure à la somme de leurs parties, ou aux recherches de Franz Boas, l’anthropologue allemand-américain, persuadé que c’est la culture qui forge la nature humaine et jamais l’inverse, pour en arriver à la théorie pédagogique de Piaget sur imitation et apprentissage et finalement à l’application de l’opposition entre le dualisme originaire des phénomènes naturels et le monisme dynamique des forces en compensation dans les processus de la réalité dans la pensée de Marius Schneider sur la signification de la musique.

Le colloque se propose de reconstituer ce parcours tortueux, où le retour en arrière, à l’état de nature, et l’impulsion à l’affirmation du « moi » par le biais de la connaissance et de la maîtrise de l’espace et des ressources naturels, s’entrecroisent, s’entrechoquent, s’harmonisent rarement, suivent le plus souvent des chemins parallèles débouchant sur des notions opposées de la place de l’homme dans le monde.

Premessa

Il progetto di questo convegno si situa in continuità col primo incontro « Regards croisés France-Italie » che si è tenuto all’Università di Macerata nel marzo 2014 ed è sfociato nella pubblicazione di un primo quaderno da parte di EUM (Edizioni dell’Università di Macerata) nel 2015. La collaborazione tra l’UCA et l’Università di Macerata si è rafforzata negli anni, innanzi tutto grazie alla venuta a Clermont-Ferrand del Prof. Alfredo Luzi, quale « visiting professor » presso il Dipartimento d’Italiano nel 2003, e successivamente nel 2004-2005 e nel 2006-2007 ; in secondo luogo grazie alla firma di accordi Erasmus nei due sensi e infine attraverso la costituzione nel 2013 della Laurea Magistrale EIFI (Etudes Interculturelles Franco-Italiennes), che conosce un successo crescente presso i due atenei. Il Dipartimento d’Italianistica dell’UCA così come il Dipartimento di Studi Umanistici dell’Università di Macerata intendono rafforzare sempre più questa collaborazione, estremamente feconda sul piano della ricerca così come dell’insegnamento. Mentre la prima giornata di studi « Regards croisés » aveva esplorato la storia delle relazioni culturali italo-francesi tra il Rinascimento e l’età contemporanea sotto l’angolo visuale del conflitto, il convegno il cui progetto è presentato infra si propone di esplorare il contributo reciproco della cultura francese e italiana nell’appropriazione e nello sviluppo dell’idea di natura, nella sua dimensione scientifica e laica, ma anche religiosa e spirituale. Si tratta di una tematica non solo di scottante attualità (basti pensare alle scoperte recenti nel campo della medicina, delle biotecnologie), ma che attraversa la civiltà europea fin dalla nascita (a partire dall’antichità), in concomitanza con l’affermazione progressiva della sogettività dello sguardo dell’uomo sul mondo che lo circonda.

Call for Papers

Il controverso rapporto dell’uomo con la natura è uno dei fil rouge che segnano l’evoluzione della produzione letteraria in Francia e in Italia, così come la riflessione filosofica e la rappresentazione artistica. Il concetto di natura sembra seguire, o addirittura influenzare, la dinamica sociale e articolarsi con la percezione dell’io nel contesto della relazione con l’altro. Al contempo la scoperta e l’esplorazione delle leggi naturali a partire dal XV secolo nei settori più svariati (fisica, astronomia, biologia…), mentre pone le basi del metodo sperimentale, suscita però delle resistenze, delle opposizioni che sfociano spesso nella censura (religiosa, politica...) e talvolta nell’autocensura e nel diniego della dimensione scientifica necessaria alla comprensione del mondo naturale. Per un altro verso, la natura secondo Ficino è animata da una sorta di arte, una potenza dinamica di cui si deve cogliere il mistero e che si deve saper imitare.

La relazione armoniosa con la natura, da una natura figlia di Dio, regolatrice dei movimenti celesti come anche delle attività terrene nella Commedia dantesca a una natura immanente e intelligibile identificabile con Dio nel pensiero rinascimentale, attraverso la natura come stato originario da cui l’uomo si è inesorabilmente separato, ma ancora recuperabile, in Montaigne e Rousseau, trova il punto di rottura (di non ritorno ?) nel passaggio tra ’700 e ’800 : la condizione di felicità delle origini dell’umanità non solo appare irrimediabilmente perduta, ma forse non è mai esistita. La natura matrigna leopardiana ci mette di fronte all’acquisizione irreversibile dello stato di cultura, ma anche alla nostra appartenenza alla materia che ci ripugna, e di cui pure il mondo consiste. La natura che Faust voleva conoscere a prezzo di un patto col diavolo, sottoposta poi alle leggi meccaniche dei positivisti, si trasforma in oggetto d’analisi scientifica ma soprattutto antropologica, sicché lo sforzo di inizio ’900 di ricondurla allo spirito di matrice hegeliana non è in grado di cancellare la volontà di padroneggiare e sfruttare lo spazio naturale. Questo spazio naturale costituisce appunto per le arti plastiche e figurative a partire dal Romanticismo una fonte di stimoli sensoriali complessi, mentre la rappresentazione artistica della natura, che si identifica soprattutto con la raffigurazione paesaggistica, manifesta la volontà dell’artista (di ogni uomo) di trovare il proprio posto, o addirittura di fondersi, nello spazio che lo circonda, senza tuttavia poter ricostruire l’idillio originario.

Di qui un senso di colpa e di alienazione variamente espresso nei prodotti artistici e letterari tra XX e XXI secolo, ma anche lo scatenarsi di forze contrarie, dal superomismo alla reificazione di individui al di sotto di un supposto grado di perfezione naturale.

A partire dalla seconda metà del XX secolo la problematica epistemologica nelle varie branche del sapere si è orientata verso l’antinomia : nature versus nurture, ovvero la contrapposizione tra natura (intesa come eredità individuale e patrimonio genetico) e ambiente (inteso come cultura ed esperienza).

Si pensi agli studi di Durkheim, il sociologo francese secondo cui la realtà dei fatti sociali è molto più della somma delle singole parti, oppure alle ricerche di Franz Boas, l’antropologo tedesco-americano, convinto che sia la cultura a plasmare la natura umana, e mai viceversa ; per arrivare alla teoria del pedagogista Piaget su imitazione e apprendimento e all’applicazione della coppia oppositiva - il dualismo originario dei fenomeni naturali, il monismo dinamico di forze in compensazione nei processi della realtà - nel pensiero di Marius Schneider sul significato della musica.

Il convegno si propone di ricostruire questo percorso tortuoso, in cui il ritorno allo stato di natura e l’impulso all’affermazione dell’io attraverso la conoscenza e il controllo dello spazio e delle risorse naturali, si incrociano, si scontrano, raramente si conciliano, seguono per lo più strade parallele che confluiscono in opposti concetti del posto dell’uomo nel mondo.

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Donatella BISCONTI – UCA
Daniela FABIANI – Università di Macerata

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