Publications


    Dix-septième siècle n° 283, 2019/2
    « Un XVIIe siècle hors Panthéon. Les libertins au XIXe siècle »

    Michèle ROSELLINI et Stéphane ZÉKIAN (dir.)

    Revue publiée par les Presses universitaires de France
    Mise en ligne sur Cairn.info
    21/05/2019, 202 p.
    ISBN 9782130821984

    Un XVIIe siècle hors Panthéon. Les libertins au XIXe siècle.
    Introduction « Les libertins à l’épreuve de l’histoire » par Michèle ROSELLINI et Stéphane ZÉKIAN


    Dix-septième siècle n° 296, 2022/3
    « Repenser la philosophie du XVIIe siècle. Canons et corpus »

    Marie-Frédérique PELLEGRIN (dir.)

    Revue éditée par la Société d’études du XVIIe siècle
    Diffusée par les Presses universitaires de France
    17 août 2022, 192 p.
    ISBN 978-2-13-083541-7
    ISSN 0012-4273
    Numéro mis en ligne sur Cairn.info le 14/06/2022
    e-ISSN : 1969-6965

    L’exhumation de femmes philosophes et la réflexion sur leur inclusion dans les corpus est la meilleure chose qui soit arrivée à l’histoire de la philosophie moderne depuis bien longtemps. Elle est en effet tout d’abord le lieu où se réfléchissent de la manière la plus dynamique et la plus aiguë les méthodes de l’histoire de la philosophie, entre contextualisme et appropriationisme. Elle légitime ensuite puissamment l’intérêt qu’il y a à faire de l’histoire de la philosophie : chaque pensée se nourrit d’un travail collectif de constitution de problèmes et de débats où les femmes jouent un rôle important.
    Il incombe à toutes celles et tous ceux qui étudient la philosophie de l’époque moderne de montrer que dans tous les cerveaux on peut creuser de nouveaux sillons, voire « révulser les esprits animaux », c’est-à-dire les pousser à changer de route pour sortir des sentiers battus. Cette méthode peut révulser au sens courant du terme, c’est-à-dire heurter et terrifier car notre vision acquise de la philosophie (notamment au cours de nos études) et transmise par de solides traditions semble évidente et cohérente. La modifier a quelque chose de choquant. La révulsion est cependant également un demi-tour (une révolution, écrit même Furetière dans son Dictionnaire à l’article « Révulsion »). Elle pousse à faire retour sur nos pratiques en histoire de la philosophie. Elle constitue donc une réflexion nécessaire sur la philosophie moderne.


    Dramaturgies de l’inconstance.
    La Double Inconstance, La Fausse Suivante et La Dispute de Marivaux

    Christelle BAHIER-PORTE et Catherine AILLOUD-NICOLAS

    coll. « Cours », série « Concours »
    Rouen-Le Havre, PURH
    20 novembre 2018, 162 p.
    ISBN 979-10-240-1199-8
    ISSN SN 1952-5915

    Résumé

    Le dialogue entre La Double Inconstance, La Fausse Suivante et La Dispute de Marivaux révèle un théâtre dans lequel relations humaines et sociales se durcissent. La dramaturgie de l’inconstance se nourrit de manipulations et de mensonges qui questionnent l’identité et transforment les amours idéales en guerre des sexes ou en conquêtes financières.

    Loin de reproduire de pièce en pièce, comme cela lui a souvent été reproché, une éternelle surprise de l’amour, Marivaux a bâti une œuvre théâtrale protéiforme aux multiples contours. Tout regroupement inédit à l’intérieur du corpus théâtral fait apparaître de nouvelles lignes de force, de nouveaux liens avec les textes narratifs, qui mettent à mal le cliché de l’uniformité et de la répétition.

    Lorsque dialoguent La Double Inconstance, La Fausse suivante et La Dispute, la dramaturgie de l’inconstance se substitue à la « machine matrimoniale », donnant l’image d’un théâtre dans lequel relations humaines et sociales se tendent et se durcissent. Cette dramaturgie se nourrit de manipulation et de mensonge qui menacent la comédie et le comique, questionnent l’identité jusqu’au trouble, transforment les amours idéales en guerre des sexes ou en conquêtes financières.

    Les autrices

    Catherine Ailloud-Nicolas est maitre de conférences à l’université Claude Bernard Lyon 1. Christelle Bahier-Porte est professeure de littérature française à l’université Jean-Monnet. Elles sont toutes deux membres de l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM, UMR 5317).


    Écrans n° 14, 2020 – 2
    Tableaux vivants – images en mouvement

    Anne-Cécile GUILBARD, Olivier LEPLÂTRE (dir.)

    Parution le 28 avril 2021, 415 p.
    Revue éditée par Classiques Garnier
    ISBN 978-2-406-11509-0
    ISSN 2491-2557

    Directeur scientifique de la revue IHRIM : Olivier LEPLÂTRE

    Écrans est une revue thématique interdisciplinaire portant sur le domaine audiovisuel et traitant des problématiques contemporaines des cultures et des arts de l’image.


    Écrire et penser en moderne (1687-1750)

    Christelle BAHIER-PORTE et Claudine POULOUIN (dir.)

    Paris, Honoré Champion
    coll. « Dix huitièmes siècles »
    novembre 2015, 448 p.
    ISBN 978-2-7453-2958-5

    4e de couverture

    Si, jusque dans les années 1750, la Querelle des Anciens et des Modernes continue de marquer les esprits et d’orienter les choix politiques, philosophiques et esthétiques, c’est qu’elle fut, bien davantage qu’une guerre de positions, un moment de débats intenses. Les chercheurs qui ont participé à cet ouvrage – spécialistes de littérature, de musicologie, de philosophie ou d’histoire des idées – se sont attachés à mettre en lumière les positionnements complexes des hommes engagés dans la Querelle, la subtilité des débats, voire la marginalité significative de certaines figures. Il en résulte une image nouvelle de ce moment où, de la théologie à la théorie et à la pratique musicale, de la philosophie à la place des femmes dans une société en pleine mutation, tout est soumis à l’examen d’un esprit confiant dans sa force. Se revendiquer Moderne c’est avant tout épouser le dynamisme engendré par une nouvelle manière de penser qui favorise l’exercice de la raison critique mais invite aussi à une liberté de créer et de développer une expérience sensible qui transcende tous les clivages. En atteste l’évolution d’un goût de plus en plus informé et ouvert aux audaces.

    Table des matières

    Les autrices

    Christelle Bahier-Porte est maître de conférences à l’université de Saint-Étienne et membre de l’Institut d’histoire de la pensée classique (CNRS-UMR 5037). Ses recherches portent sur Lesage, Marivaux et Houdar de La Motte notamment dans le contexte de la Querelle des Anciens et des Modernes.

    Claudine Poulouin est professeur à l’université de Rouen, directrice de publication de la Revue Fontenelle et membre du CÉRÉdI. Elle s’intéresse à l’écriture de l’histoire, aux modes de transmission des héritages intellectuels ainsi qu’aux premières Lumières, à l’articulation des XVIIe et XVIIIe siècles.


    Écrire et penser le genre en contextes postcoloniaux

    Anne CASTAING et Élodie GADEN

    coll. « Comparatisme et Société »
    Bruxelles, Peter Lang
    28 septembre 2017, 321 p.
    ISBN 978-2-8076-0325-7 (broché)
    ISBN 978-2-8076-0326-4 (pdf)
    ISBN 978-2-8076-0327-1 (epub)

    Quatrième de couverture

    À l’heure où se banalisent les discours féministes et, avec eux, une conception universelle de l’émancipation ; à l’heure où les questions de différence et d’intégration deviennent cruciales pour penser les sociétés contemporaines dans le Nord comme dans le Sud, il est urgent de conserver une réflexion dynamique sur la diversité comme sur l’hétérogénéité du genre et de ses formulations. Cet ouvrage propose donc une réflexion sur les corrélations et les négociations entre genre et nation (coloniale comme postcoloniale), sur la représentation fantasmée de l’« Oriental.e » et sur la cristallisation des identités nationales, religieuses et de genre. Il interroge ainsi les singularités culturelles et historiques du genre et de ses formulations, des subalternités et de leurs modes de résistance. Il s’intéresse enfin à la dimension genrée des migrations coloniales et postcoloniales.
    L’approche plurielle que ce volume propose de l’articulation entre identités de genre et débat postcolonial dérive d’une valorisation de la circulation des disciplines et des méthodes (histoire, anthropologie, histoire littéraire, poétique, esthétique cinématographique, philosophie), toutes préoccupées par des questions de représentations. Elles mobilisent de même des terrains divers, au Nord comme au Sud (Afrique du Sud, Antilles, Inde, Vietnam, Canada, Nouvelle-Calédonie, Maroc), colonisés comme décolonisés, certains demeurant peu sollicités par la critique postcoloniale.

    Avec les contributions de : Hélène Nicolas, Anne Castaing, Tiziana Leucci, Corinne Fortier, Tina Harpin, Emmanuelle Radar, Xavier Garnier, Christine Lorre-Johnson, Sarah-Anais Crevier Goulet, Mehdi Derfoufi, Hélène Martin, Patricia Roux, Rada Ivekovic, Cornelia Moser, Karima Ramdani et Maxime Cervulle.

    Les autrices

    Indianiste de formation, Anne CASTAING est chargée de recherche au CNRS (UMR THALIM/CEIAS). Ses travaux portent sur les littératures de l’Inde dans le champ des Subaltern Studies, des études postcoloniales et des études de genre.
    Élodie GADEN est agrégée de lettres modernes et docteure ès lettres et associée à l’IHRIM. Ses recherches portent sur la littérature francophone du monde arabe, les orientalismes littéraires dans une perspective postcoloniale et genrée, ainsi que sur l’histoire littéraire et les enjeux de « revie » des œuvres.


    Écrire la catastrophe
    L’Angleterre à l’épreuve des éléments (XVIe-XVIIIe siècle)

    Sophie CHIARI (dir.)

    coll « Dialogues des Modernités »
    Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal
    14 novembre 2019, 294 p.
    ISBN 978-2-84516-888-6

    Cet ouvrage est le fruit des tables rondes consacrées à la représentation des catastrophes naturelles dans la littérature anglaise des 16e, 17e et 18e siècles organisées en septembre 2018 dans le cadre du projet I-Site CAP 20-25.

    Présentation de l’éditeur

    De par sa situation insulaire, l’Angleterre n’a cessé de s’approprier les récits des catastrophes naturelles qui ont façonné son histoire pour se forger une identité poétique qui lui est propre et affirmer une sensibilité particulière aux phénomènes extrêmes. Cet ouvrage se propose d’explorer la première modernité anglaise (XVIe-XVIIIe siècle), époque du « petit âge glaciaire » où l’écriture du moi l’emporte peu à peu sur l’écriture du nous, à travers le prisme de catastrophes naturelles vécues ou fantasmées par les dramaturges, les poètes, les théologiens, les philo¬sophes et les explorateurs de la période.
    Entre mathématisation du monde et reconstruction du réel, l’écriture de la catastrophe participe autant d’une volonté de résilience que d’un désir de mise en scène, comme le montrent les treize chapitres du livre : les récits d’événements hors normes sont tous soigneusement construits et contribuent à unir une contrée en proie à des tensions religieuses et à une forte instabilité politique. Il s’agit pour les écrivains de dépasser la terreur suscitée par les inondations, les vents violents, les tremblements de terre et le froid glacial, afin de promouvoir une vision sociale prônant l’entraide et une réflexion sur la manière dont foi et science peuvent se nourrir l’une l’autre, sans oublier de mettre en avant l’image d’une Angleterre endurante et conquérante.
    La poétique du cataclysme mise en lumière dans ce volume nous conduit à mieux comprendre comment et pourquoi l’avènement de l’Anthropocène, ère géologique qui correspond au moment où les effets de l’activité humaine ont véritablement commencé à modifier notre écosystème, est situé par certains climatologues au début du XVIIe siècle.

    L’autrice

    Sophie CHIARI est professeur de littérature anglaise (XVIe-XVIIe siècles) à l’université Clermont Auvergne, et membre de l’IHRIM (UMR 5317). Elle a récemment dirigé John Webster’s ‘Dismal Tragedy’ The Duchess of Malfi Reconsidered (2019) et New Perspectives on Shakespeare’s As You Like It (2017) aux Presses universitaires Blaise-Pascal.


    Écrire le mariage en France au XIXe siècle

    Stéphane GOUGELMANN et Anne VERJUS (dir.)

    coll. « Des deux sexes et autres »
    Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne
    19 janvier 2017, 462 p.
    ISBN 978-2-86272-691-5

    Impératif public qui ordonne les vies privées et se négocie en famille, le mariage est, selon Balzac, l’acte « le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la Société ». C’est aussi un des motifs les plus rebattus de la littérature. De la Révolution à la Grande Guerre, le regard qu’on lui prête évolue pourtant. Comment ce modèle, porté par la morale et le droit, tour à tour entériné et transformé par la pratique, est-il montré, pensé, valorisé ou critiqué, voire mis à mort par les représentations du temps ? Comment s’écrit le mariage en France au cours du XIXe siècle ? Des spécialistes de littérature, d’art et d’histoire nous livrent leur réponse, restituant ainsi un pan majeur de notre histoire.


    Écrire l’inouï
    La critique dramatique dépassée par son objet XIXe-XXIe siècles

    Jérémie MAJOREL et Olivier BARA (dir.)

    coll. « Arts »
    Presses universitaires de Provence
    9 mars 2022, 240 p.
    ISBN : 979-10-320-0363-3
    Diffusé par AFPU diffusion

    Cet ouvrage est issu du colloque éponyme qui a eu lieu du 16 au 18 octobre 2019 organisé par Olivier BARA et Olivier MAJOREL.

    Résumé

    Que se passe-t-il lorsqu’un critique ne sait que dire face à un spectacle inouï ? Le silence l’emporte, ou le rejet. Ou bien s’invente une nouvelle écriture critique. Le livre interroge ces expériences, entre théâtre romantique et scènes contemporaines.

    4e de couverture

    Comment les critiques tentent-ils de percevoir, de rendre compte, de nommer, d’instaurer ce qui leur paraît radicalement nouveau ? La tentation est de tout ramener au déjà vu, entendu et dit, ou de répandre de commodes étiquettes. Mais dans la méconnaissance se fraye sans doute déjà une paradoxale reconnaissance. Peut-on repérer des constantes dans la nature des événements théâtraux qui désemparent la critique ? Comment la déstabilisation s’infiltre-t-elle au sein des protocoles de réception ? La critique peut être une écriture à part entière dans sa capacité à donner forme à l’inouï ou à évoquer un spectacle vivant qui n’est plus. Les moments où elle semble dépassée par son objet déplacent son écriture, aux antipodes d’une parole de vérification. Se déploie alors un théâtre de la langue où tout le spectre de la mimésis est réouvert et que n’épuise pas l’exercice de la promotion, de la recension ou du jugement de goût. De la scène romantique à Armand Gatti, du café-concert aux formes intermédiales, des pièces féministes aux créations carcérales, les formes théâtrales inouïes exercent leur pouvoir d’ébranlement. Quelles sont les répliques éditoriales ou théoriques côté plume, de Théophile Gautier à Jean-Pierre Léonardini, des soiristes aux blogueurs ? La subjectivité spectatrice du critique, quand son assise se voit déstabilisée, rencontre une aubaine pour déployer les redéfinitions de son geste.


    Écrire pour la jeunesse et pour les adultes.
    D’un lectorat à l’autre

    Marion MAS et Anne-Marie MERCIER-FAIVRE (dir.)

    coll. « Rencontres »
    Paris, Classiques Garnier
    21 décembre 2020, 243 p.
    ISBN 978-2-406-10137-6

    Cet ouvrage vise à définir la littérature de jeunesse à travers ses rapports avec la littérature dite « générale » en examinant comment certains écrivains, ayant écrit explicitement tantôt pour les enfants tantôt pour les adultes, investissent ces deux champs.


    Écriture, performance et théâtralité dans l’œuvre de George Sand

    Catherine NESCI et Olivier BARA (dir.)

    coll. « Bibliothèque stendhalienne et romantique »
    Grenoble, UGA Éditions
    28 août 2019, 530 p.
    ISBN : 978-2-37747-071-6

    Présentation

    La théâtralisation de l’existence est chez George Sand l’obstacle à la rencontre sincère entre les êtres autant que le moyen d’inventer de nouvelles relations humaines. Si les travestissements vestimentaires de Sand ont pu évoquer une performance féministe avant l’heure, l’écrivaine a su créer des personnages chargés d’explorer tous les possibles du corps et de la voix, le plus souvent dans la pudeur et l’idéalisation, mais aussi dans le souci d’une critique sociale et d’un renouvellement des formes littéraires et artistiques. Le concept de performance permet d’interroger les stratégies esthétiques et les facettes dérangeantes des écritures sandiennes, dans leurs rapports au corps, au temps et à l’espace.

    Auteurs

    Catherine Nesci est professeure à l’université de Californie, elle y dirige le programme de littérature comparée.

    Olivier Bara est professeur de littérature française du XIXe siècle et d’arts de la scène à l’Université Lyon 2. Il dirige l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM).


    El desafío de la modernidad en la literatura hispanofilipina (1885–1935)
    [Le défi de la modernité dans la littérature hispano-philippine (1885-1935)]

    Rocío ORTUÑO CASANOVA & Axel GASQUET (dir.)

    coll. « Foro Hispánico »
    Leiden, Boston, Brill
    17 juin 2022, 274 p.
    ISBN : 978-90-04-51070-8

    Version PDF publiée le 13 juin 2022
    e-ISBN : 978-90-04-51406-5

    ¿Qué ocurrió con Filipinas después de “los últimos de Filipinas” ? ¿Tiene que ver su proceso de emancipación con el de los países latinoamericanos ? ¿Es la modernidad filipina un producto exclusivo de la invasión estadounidense ? Este libro colectivo supera agendas nostálgicas y neocoloniales para acercarse desde una multiplicidad de perspectivas a las décadas clave que llevaron a una serie de intelectuales hispanohablantes a imaginarse como nación y reflejarlo en revistas de mujeres, libros de viaje o novelas costumbristas. Los estudios permitirán puntos de comparación con otras literaturas en español así como una profundización en la compleja sociedad filipina del cambio de siglo, con sus salas de jazz, su sufragismo y su independentismo, pero a la vez su defensa del español y el catolicismo.

    What happened to the Philippines after 1898 ? Does its emancipation process have anything to do with that of the Latin American countries ? Is Philippine modernity an exclusive product of the US invasion ? This edited volume overcomes nostalgic and neo-colonial agendas and forwards multiple-perspectives that critically examine the key decades during which Spanish-speaking intellectuals came to imagine themselves as a nation, as reflected in women’s magazines, travel books or costumbrista fiction. The studies will allow points of comparison with other literatures in Spanish as well as interrogating the complexities in turn-of-the century Philippine society, with its jazz halls, its suffragism and its independence movement, but at the same time its defence of Spanish language and Catholicism.

    Qu’est-il arrivé aux Philippines après 1898 ? Son processus d’émancipation a-t-il quelque chose à voir avec celui des pays d’Amérique latine ? La modernité philippine est-elle un produit exclusif de l’invasion américaine ? Ce volume édité surmonte les agendas nostalgiques et néocoloniaux et propose des perspectives multiples qui examinent de manière critique les décennies clés au cours desquelles les intellectuels hispanophones ont commencé à s’imaginer en tant que nation, comme le reflètent les magazines féminins, les livres de voyage ou les romans costumbrista. Les études permettront d’établir des points de comparaison avec d’autres littératures en espagnol et d’interroger les complexités de la société philippine du début du siècle, avec ses salles de jazz, son suffragisme et son mouvement d’indépendance, mais en même temps sa défense de la langue espagnole et du catholicisme. (Traduit avec DeepL.com)


    Émotions de Dieu.
    Attributions et appropriations chrétiennes (XVIe - XVIIIe siècle)

    Chrystel BERNAT et Frédéric GABRIEL (dir.)

    coll. « Bibliothèque de l’École des Hautes Études, Sciences Religieuses » 184
    Turnhout, Belgique, Brepols
    mars 2019, 404 p.
    ISBN 978-2-503-58367-9

    Présentation
    Parler de Dieu suppose de lui attribuer des qualités qui montrent combien sa nature diverge de celle de l’homme. De sa perfection découlent notamment l’impassibilité et l’immutabilité. Dès lors, comment parler d’émotions de Dieu, puisque les mouvements, le dérèglement et l’altération qu’elles présument renvoient, dès l’Antiquité, à la faiblesse et à la passivité humaines ? Ces émotions divines traversent pourtant bien l’Ancien Testament, qui présente un Dieu tour à tour affligé, offensé, en colère, aimant et prenant pitié de ses créatures. Ces anthropomorphismes doivent-ils être lus de manière allégorique, comme la preuve d’une inadéquation sémantique et d’une intention pédagogique ? Est-ce parce que ce sujet résiste que le vaste courant d’histoire des émotions l’a délaissé ? L’implication affective du Fils a pourtant été décisive pour appréhender la spécificité chrétienne et l’empathie divine comme source de consolation suprême. Notre volume se situe à l’intersection de ce double angle mort thématique de l’histoire des émotions, et chronologique de l’histoire de la théologie de la souffrance de Dieu qui néglige l’époque moderne. Il propose d’élargir l’enquête aux gestes sociaux dans lesquels les émotions de Dieu sont impliquées. En quel sens peut-on parler d’émotions divines ? Par qui, dans quels cadres et à quelles intentions sont-elles mobilisées ? À quels titres sont-elles révélatrices de la difficulté à penser la divinité ? Les embarras narratifs, ontologiques, exégétiques et confessionnels auxquels donnent lieu ces émotions divines se déploient ici dans des cadres théologiques, homilétiques, littéraires, et plus largement oratoires, théâtraux et guerriers.

    Chrystel Bernat est maître de conférences en histoire du christianisme moderne (LEM, CNRS-EPHE). Elle travaille sur l’histoire intellectuelle de l’épreuve, les pratiques de piété militantes et l’homilétique protestante francophone (histoire de la pensée et des discours de combat, formes de l’engagement religieux des XVIIe et XVIIIe siècles).

    Frédéric Gabriel est directeur de recherche au CNRS (IHRIM, ENS de Lyon). Il travaille sur la discursivité théologique du XVe au XVIIIe siècle et a publié avec Chrystel Bernat, Critique du zèle : fidélités et radicalités confessionnelles (France, XVIe-XVIIIe siècle), Paris, 2013.


    En finir avec l’homme
    Chronique d’une imposture

    Éliane VIENNOT

    coll. « La petite iXe »
    Donnemarie-Dontilly (77), Éditions iXe,
    10 septembre 2021, 114 p.
    ISBN 979-10-90062-70-2

    Depuis quand, pourquoi, par quel détour le mot « homme » en est-il venu à désigner le genre humain tout entier ? Et comment se fait-il que tant de francophones ne songent pas à questionner cet usage totalisant ?

    Au fil d’une passionnante enquête, Éliane VIENNOT revient sur l’étymologie du terme, sur son sens premier et son sens sublimé par la grâce d’institutions puissantes, sur les contradictions et les confusions que cela n’a pas manqué de provoquer. Ce livre est l’histoire d’un abus de langage qui a hissé le mâle de l’espèce au rang de représentant absolu de l’humanité.

    Au pays de l’Homme de Cro-Magnon, du musée de l’Homme, des Maisons des sciences de l’Homme, des Droits de l’Homme, etc., cette histoire relève d’une exception française qui sent fort l’imposture masculiniste. Il est temps que le bonhomme regagne son lit – sémantiquement parlant – et laisse place aux autres individus du genre Homo : tous les humains, hommes compris.


    Entre humanisme et rêverie
    Études sur les littératures française et italienne de la Renaissance au Romantisme

    Arnaud TRIPET

    Édition d’Anne MILLET et Jean-Marie ROULIN
    coll. « Études et essais sur la Renaissance »
    Paris, Classiques Garnier
    22 mai 2022 [réimpression de 1998]
    ISBN : 978-2-406-13322-3
    DOI : 10.15122/isbn.978-2-37312-498-9
    Mise en ligne : 25/11/2006

    Des précieux articles consacrés à la Renaissance française et italienne à ceux explorant toute la palette de la sensibilité romantique, les études réunies dans ce recueil tracent les contours d’une réflexion critique riche et profondément humaniste.

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