Publications


    Astérion n°19, 2018/2
    « Spinoza : entre anthropologie et psychologie »

    Pascal SÉVERAC (dir.)

    ENS éditions
    n° 19, novembre 2018
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    Quelle est cette nature humaine dont Spinoza parle partout et qu’il ne définit nulle part ? S’il est permis de dessiner les contours d’une anthropologie spinoziste, quelle psychologie peut-on alors en tirer ? Les réflexions que propose ce dossier ont été menées à la fois à l’intérieur de la philosophie spinoziste, comme pistes d’interprétation du système, mais aussi à l’extérieur de cette philosophie, comme questions sur l’usage qu’on peut en faire. Le dossier est constitué de six articles. Celui d’Ursula Renz interroge la pertinence, appliqué à Spinoza, d’un concept qui connaît actuellement un regain d’intérêt, celui de « forme de vie » ou « life-form », dans sa double dimension biologique et morale. Si l’on peut parler d’anthropologie chez Spinoza, il ne peut s’agir, comme le montre la contribution de Sophie Laveran, que d’une anthropologie à la fois « critique » et « pratique ». L’article de Pascal Sévérac appréhende quant à lui la question de l’anthropologie et de la psychologie chez Spinoza à travers le prisme de l’enfance. Raphaël Chappé confronte l’interprétation de François Zourabichvili avec celle d’Althusser, afin de comprendre comment tous deux posent le problème de la vie psychique, l’un à travers l’idée de forme, l’autre à travers celle de structure. On trouvera enfin dans les articles que proposent Julie Henry et Yves Clot des exemples vivants de ce que peut être un usage actuel de Spinoza, dans le champ de l’anthropologie et dans celui de la psychologie.

    Pascal SÉVERAC est membre associé de l’IHRIM.

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    Astérion n°20, 2019/1
    « Les dissonances du doux commerce »

    Arnault SKORNICKI et Eva DEBRAY (dir.)

    ENS éditions
    n° 20, juillet 2019
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    Dans un célèbre petit volume, Les passions et les intérêts, l’économiste Albert O. Hirschman retrace la formation du lieu commun opposant commerce et violence à l’époque moderne. Se concentrant en particulier sur la manière dont Montesquieu et James Steuart se sont emparés du thème du « doux commerce » pour justifier le libre essor des activités marchandes en leur attribuant des vertus pacificatrices, il évoque également, plus rapidement, des versions « dissonantes » du thème. Ce dossier interdisciplinaire propose d’explorer plus spécifiquement ces versions, afin d’éprouver la plasticité de ce thème. Qu’il s’agisse de marchands, d’économistes, d’experts ou de philosophes, ce thème a donné lieu à diverses variantes et stratégies argumentatives dans de multiples contextes théoriques et politiques, notamment au moment de l’émergence de la société marchande aux XVIIe-XVIIIe siècles, lors de la révolution industrielle ou encore à l’avènement du capitalisme néolibéral au XXe siècle. Des mercantilistes à la rhétorique de l’Union européenne en passant par Rousseau, les Lumières écossaises, les industrialistes de la Restauration et la relecture hayékienne du doux commerce, ces contributions donnent ainsi à voir sur une longue durée la pluralité des usages de ce thème.

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    Astérion n°21, 2019
    « Foucault à l’épreuve de la psychiatrie et de la psychanalyse »

    Laurent DARTIGUES et Elisabetta BASSO (dir.)

    ENS éditions
    n° 21, décembre 2019
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    Le dossier a pour but d’interroger, à partir de Michel Foucault, le lien entre la réflexion épistémologique sur la santé mentale et l’historicité des savoirs qui la cernent. La contribution d’Elisabetta Basso s’appuie sur les manuscrits foucaldiens des années 1950 afin d’analyser le chantier à partir duquel le jeune Foucault inaugure une réflexion qui l’amènera à une mise en question radicale du bien-fondé des sciences humaines. Ugo Balzaretti discute le rapport de la psychanalyse à la biopolitique, qu’il approfondit à la lumière de l’archéologie de la psychanalyse que Foucault développe dans Naissance de la clinique et Les mots et les choses, mais aussi de la généalogie du pouvoir esquissée dans La volonté de savoir. L’article de Laurent Dartigues a pour objet la manière dont Foucault lit et utilise la psychanalyse, dont la présence ne concerne pas les seuls écrits des années 1950 et 1960, mais reste constante tout au long de l’œuvre du philosophe, avec un statut incertain et fluctuant. Aurélie Pfauwadel s’intéresse à un point d’achoppement qui concerne une des généalogies foucaldiennes de la psychanalyse, celle qui, dans les années 1970, met le freudisme du côté de la normalisation. Clotilde Leguil se concentre sur la pensée de Lacan, dont elle fait remarquer la dimension politique dans la mesure où elle promeut une conception anti-identitariste du sujet. Enfin, le dossier présente la transcription d’un inédit de Foucault sur la psychanalyse, où le philosophe entend mesurer l’apport de la psychanalyse à la compréhension de la maladie mentale.

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    Astérion n°21, 2019/2
    « Foucault à l’épreuve de la psychiatrie et de la psychanalyse »

    Laurent DARTIGUES et Elisabetta BASSO (dir.)

    ENS éditions
    n° 21, décembre 2020
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    Le dossier a pour but d’interroger, à partir de Michel Foucault, le lien entre la réflexion épistémologique sur la santé mentale et l’historicité des savoirs qui la cernent. La contribution d’Elisabetta Basso s’appuie sur les manuscrits foucaldiens des années 1950 afin d’analyser le chantier à partir duquel le jeune Foucault inaugure une réflexion qui l’amènera à une mise en question radicale du bien-fondé des sciences humaines. Ugo Balzaretti discute le rapport de la psychanalyse à la biopolitique, qu’il approfondit à la lumière de l’archéologie de la psychanalyse que Foucault développe dans Naissance de la clinique et Les mots et les choses, mais aussi de la généalogie du pouvoir esquissée dans La volonté de savoir. L’article de Laurent Dartigues a pour objet la manière dont Foucault lit et utilise la psychanalyse, dont la présence ne concerne pas les seuls écrits des années 1950 et 1960, mais reste constante tout au long de l’œuvre du philosophe, avec un statut incertain et fluctuant. Aurélie Pfauwadel s’intéresse à un point d’achoppement qui concerne une des généalogies foucaldiennes de la psychanalyse, celle qui, dans les années 1970, met le freudisme du côté de la normalisation. Clotilde Leguil se concentre sur la pensée de Lacan, dont elle fait remarquer la dimension politique dans la mesure où elle promeut une conception anti-identitariste du sujet. Enfin, le dossier présente la transcription d’un inédit de Foucault sur la psychanalyse, où le philosophe entend mesurer l’apport de la psychanalyse à la compréhension de la maladie mentale.


    Astérion n°22, 2020/1
    « Le Lien social »

    Géraldine LEPAN (dir.)

    ENS éditions
    n° 22, 9 juillet 2020
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    L’objectif de cette publication est de clarifier les représentations, et de l’homme et de la société, qui se développent de l’Antiquité au siècle des Lumières. Létitia Mouze explore la notion politique de « lien » (desmos) chez Platon et détermine son rapport avec la philia (amitié) des citoyens entre eux, condition sine qua non de la cité. Mais dès lors que la philia n’est plus une évidence, comment composer et vivre le lien social ? Olivier Guerrier et Sylvia Giocanti s’attellent par deux biais différents à la question de la gestion des liens, publics et privés, chez Montaigne, lequel ne minore en rien la part de conflictualité inhérente au désir. Locke définit de façon classique le langage comme le lien commun de la société, mais il s’agit ici pour Éric Marquer de révéler la profonde unité entre la logique et l’analyse de la communication sociale. Éléonore Le Jallé s’intéresse au rapport entre la vertu naturelle de bienveillance et la vertu artificielle de justice, pour montrer que Hume, à la différence d’auteurs tels que Smith et Rawls, a su mettre en lumière les contradictions entre ce que recommande la bienveillance et ce que demande la justice. En partant des expériences de pensée au XVIIIe siècle, Christophe Martin montre que là où l’expérience de désocialisation vise à démontrer la naturalité du lien social, elle sert au contraire chez Rousseau à révéler les potentialités de la nature de l’homme que l’environnement artificiel de la société a « défigurée ». Chez ce même auteur, Géraldine Lepan met enfin en évidence les implications de la définition de l’homme comme être « relatif » : comment faire en sorte que les liens juridiques du contrat correspondent au développement des liens naturels et civils ?

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    Astérion n°23, 2020
    « Matériaux du spinozisme »

    Pierre-François MOREAU (dir.)

    ENS éditions
    n° 23, décembre 2020 (parution janvier 2021)
    Publié en ligne sur OpenEdition
    ISSN électronique 1762-6110

    Spinoza cite peu ses prédécesseurs, mais la critique s’est attachée à montrer l’insertion de la pensée et de l’écriture spinozistes dans différentes traditions. Ce dossier analyse donc comment Spinoza remanie et réécrit ce qu’il trouve devant lui. Autrement dit, il s’agit de comprendre comment, pour lui, ces « héritages » sont en fait des matériaux à retravailler : comment le système spinoziste traite-t-il les questions du suicide, de l’expérience historique, de la toute-puissance divine et de la finitude humaine ? Ainsi, le problème du suicide oblige à penser la destruction de soi-même dans une philosophie qui analyse l’individu à partir d’un conatus qui paraît exclure toute possibilité de contradiction interne. De même, la réflexion politique de Spinoza, comme celle de Hobbes, s’appuie sur des exemples empruntés aux historiens latins, ce qui implique la constitution de modèles historiques. La toute-puissance divine est pensée par l’infléchissement de la catégorie de causalité, qui permet de donner un autre sens à l’infini et aux rapports entre essence divine et lois de la nature. La réflexion sur la finitude fonde une pensée de l’existence sur un contenu issu de l’expérience humaine la plus commune – ce qui permet de comprendre la signification de l’attention portée par Spinoza aux récits religieux : elle renvoie non seulement aux nécessités de la controverse sur l’Écriture, mais aussi au fait que ces récits alimentent sa méditation sur les formes de vie.

    Voir aussi la présentation de la revue


    Atar-Gull o Una venganza africana y Una tía
    dos piezas teatrales

    Lucio V. MANSILLA

    Édition d’Axel GASQUET
    coll. « Letras y Pensamiento en el Bicentenario »
    Buenos Aires, Eduvim
    mars 2017, 236 p.
    ISBN 978-987-699-279-4

    Parmi l’œuvre étendue de l’écrivain argentin Lucio V. Mansilla (1831-1913), Atar-Gull o una venganza africana (1855) et Una Tía (1864) sont deux pièces dramatiques à peine mentionnées par ses biographes et par les spécialistes. Si la première a été souvent fugacement signalée par la critique, la seconde fut totalement ignorée et passé sous silence. Cet ouvrage vise à combler cette importante lacune éditoriale, mettant à disposition du public — pour la première fois depuis 1864 — ces deux pièces de théâtre du grand classique argentin. Une étude préliminaire approfondie introduit l’édition, rédigée par Axel Gasquet, mettant en place une interprétation critique indispensable pour la compréhension contemporaine de ces œuvres.


    Au cœur de l’État.
    Parlement(s) et cours souveraines sous l’Ancien Régime

    Isabelle BRANCOURT (dir.)

    coll. « Constitution de la modernité », n° 20
    Paris, Classiques Garnier
    17 juin 2020, 431 p.
    Broché, ISBN 978-2-406-09783-9
    Relié, ISBN 978-2-406-09784-6
    9 mars 2020 : parution numérique
    e-ISBN 978-2-406-09785-3

    Cet ouvrage est issu du travail réalisé par le groupe Parlement(s) (IHRIM, IHD-Paris 2 et univ. de Montpellier).

    Ces actes de séminaire international sont une partie des résultats d’un travail collectif de sept ans, de 2011 à 2018. Du Moyen Âge à la Révolution, les dix-huit chapitres envisagent leur objet, le(s) Parlement(s) de la France d’Ancien Régime, au sens large de ces termes, en une perspective résolument interdisciplinaire et évolutive. Sous l’angle institutionnel tout autant que culturel, les différentes faces et phases de ce cœur de l’État de la France ancienne se révèlent dans toute leur complexité, politique, philosophique, religieuse et sociologique. Autour des problématiques de la souveraineté, du pouvoir « absolu » et de sa remise en cause, du droit et du juste, ces cours se firent le creuset d’une modernité politique à la française.

    En trois parties, les dix-huit chapitres de ces actes passent en revue cet objet complexe, du Moyen Âge à la Révolution, sous les angles divers des institutions autant que de la philosophie, du droit, de la religion ou de la société, pour en révéler le caractère de creuset d’une modernité politique.


    Autocéphalies. L’exercice de l’indépendance dans les Églises slaves orientales

    Marie-Hélène BLANCHET, Frédéric GABRIEL et Laurent TATARENKO (dir.)

    coll. « École française de Rome »
    Rome, Publications de l’École française de Rome
    décembre 2021, 673 p.
    ISBN 9782728314539
    Auteur IHRIM : Frédéric GABRIEL

    Publication numérique sur Open edition : 15 juillet 2021
    e-ISBN 9782728314546

    L’histoire des Églises autocéphales – gouvernées de manière indépendante sans autorité ecclésiastique supérieure, mais sans renoncer à la communion interecclésiale – est généralement exposée dans les termes de la controverse et construite à l’aune des revendications politico-identitaires contemporaines. En ce sens, elle est fidèle à son creuset moderne : les nationalismes balkaniques du XIXe siècle, qui présentaient le statut des Églises locales des nouveaux États comme la simple continuation des Églises autocéphales médiévales. Pour dépasser ce récit des origines, avec ses pièges sémantiques, et aborder le sujet de manière critique, ce livre reprend à nouveaux frais le dossier sur la longue durée, seule à même de montrer les franches ruptures entre les pratiques anciennes et la théorie récente. Au sein d’une géographie cohérente, celle du monde slave depuis la Russie jusqu’aux Balkans, ce volume historicise les contextes dans lesquels, du IXe au XXIe siècle, prennent sens les tentatives d’autocéphalie, d’abord intimement liées aux décisions impériales byzantines et aux défis géopolitiques du moment. Avec les notions de schisme et de frontière, les autocéphalies sont des phénomènes particulièrement révélateurs des dynamiques d’une communauté qui prend conscience d’elle-même et qui veut accéder au gouvernement de soi.

    Voir aussi le colloque éponyme du 23 au 25 novembre 2016.


    Autorité et marginalité sur les scènes européennes
    (XVIIe-XVIIIe siècles)

    Christelle BAHIER-PORTE et Zoé SCHWEITZER (dir.)

    coll. « Rencontres »
    série Littérature générale et comparée, n° 16, dirigée par Véronique Gély
    Paris, Classiques Garnier
    4 octobre 2017, 307 p.
    ISBN 978-2-406-06243-1

    Cet ouvrage envisage les différentes fonctions du personnage marginal sur la scène du théâtre européen des XVIIe et XVIIIe siècles, puissance de contestation et force de proposition, dont l’identité trouble met en question les pouvoirs de la représentation et ses limites.

    This work considers the different functions of the marginalized character on the European stage from the seventeenth to the eighteenth centuries. In generating powerful challenges and proposals, the character’s identity disturbs and calls into question the power of representation and also its limits.


    Autour de Vallès n° 46, 2016
    « Vallès et les anarchistes »

    Sarah AL-MATARY (dir.)

    Édité par l’association Les Amis de Jules Vallès
    Revue soutenue par l’IHRIM
    n° 46, novembre 2016, 191 p.
    ISSN 0763-779

    Les contributions ici réunies portent autant sur les sociabilités de Jules Vallès que sur les références théoriques ou les traces d’un imaginaire anarchiste dans ses écrits. Différents travaux ont déjà éclairé, au sein de ce corpus, la part de la critique de l’État, l’apport de Proudhon et Bakounine, une proximité avec d’autres œuvres apparentées à l’anarchisme. Aucune monographie ne met toutefois en regard la relation de Vallès aux idées et aux milieux anarchistes, et la réception de ce dernier par les militants, sur la vaste période qui court de 1848 à nos jours. Projet ambitieux, dont ce numéro de revue se propose de documenter certains aspects, en espérant ouvrir la voie à de futures explorations. Autour de Vallès se retrouvent ici l’illustrateur qui en a fait un héros de bande dessinée, une cheville ouvrière de la revue La Rue (1968-1986), des universitaires d’horizons disciplinaires variés ‒ historiens, géographes, « littéraires » exerçant en France ou à l’étranger. Dans le respect de la chronologie, les trois premiers articles se concentrent sur les grandes étapes de l’activité vallésienne (1848, la Commune, l’exil, la refondation du Cri du peuple), sans négliger les réseaux dans lesquels cette activité s’inscrit ; les suivants montrent comment, sur le long terme, Vallès dialogue ‒ ou résiste au dialogue ‒ avec d’autres réalisations, figures, supports des anarchismes ‒ car c’est bien le pluriel qu’il faudrait employer pour représenter l’anarchisme dans sa diversité.


    Autour de Vallès n° 47, 2017
    « Les Ateliers de Clio. Écritures alternatives de l’histoire (1848-1871) »

    Jean-Marie ROULIN et Corinne SAMINADAYAR-PERRIN (dir.)

    Édité par l’association Les Amis de Jules Vallès
    Revue soutenue par l’IHRIM
    n° 47, décembre 2017, 414 p.
    ISSN 0763-779

    TABLE DES MATIÈRES

    Corinne Saminadayar-Perrin, « Introduction »

    I. DÉTOURS

    Filip Kekus, « Les Nuits d’octobre de Gérard de Nerval :
    une contre-épreuve de la propagande bonapartiste »
    Jean Rime, « Les desseins détournés de l’histoire dans la Sainte
    Russie
    de Gustave Doré »
    Christine Pouzoulet, « Quinet et les Révolutions d’Italie (1848-1852) :
    “l’histoire de l’âme d’un peuple” »
    Laure Demougin, « “Un vieux corsaire m’a narré un conte” : écrire
    l’avant dans la presse algérienne du XIXe siècle (1830-1880) »
    Caroline Julliot, « Histoire anecdotique, histoire politique ? Husson
    dit Champfleury, érudit engagé »
    Marta Caraion, « Les petits objets de l’histoire, ou l’hypothèse
    métonymique »
    Olivier Ritz, « Michelet d’une Montagne à l’autre : écriture
    métaphoriques de l’histoire »

    II. ANAMORPHOSES FICTIONNELLES

    Marie-Ange Fougère, « Paul de Kock, “auteur historique” »
    Laurent Angard, « Les détours de l’histoire : Les Quarante-cinq de
    Dumas [1847] »
    Jean-Marie Roulin, « Les retours de l’histoire : Mademoiselle de la
    Seiglière
    de Jules Sandeau [1847] »
    Julie Anselmini, « Pour une voix singulière de l’histoire : le choix des
    mémoires fictifs dans Nanon de George Sand »
    Manuela Mohr, « “Et si l’histoire plaisantait ?”. Le Horla, entre le
    rire et l’inquiétude »
    Nicolas White, « La Débâcle de Zola : une fiction républicaine de la
    fin du second Empire »

    III. L’HISTOIRE VUE D’EN BAS

    Olivier Chaïbi, « Comprendre la Révolution. Des écritures
    proudhoniennes de l’histoire sous la seconde République (1848-1852) »
    Corinne Saminadayar-Perrin, « Clio réfractaire. L’histoire à l’envers
    dans l’oeuvre de Jules Vallès (1857-1869) »
    Igor Krtolica, « Les enquêtes et tableaux de Vallès, ou l’alliance avec
    les réfractaires »
    Céline Léger, « Les Blouses de Vallès : violence historique et
    symbolique corporelle »
    Arouna Coulibaly, « La vérité historique à l’épreuve de la création
    littéraire dans L’Insurgé de Jules Vallès »
    Cécile Robelin, « Pour une histoire des émotions au printemps 1971 »

    VARIA

    Michèle Audin, « La Polonie, tatan Mariou, Joséphine et quelques
    autres… »
    Noé Marcoux, « Sophie Grangé : poétesse romantique révoltée, un
    feutre noir au front et des bottes aux pieds ! »
    Mourad Khelil, « Le Ventre de Vingtras. Nourritures terrestres et
    langagières dans la trilogie de Jules Vallès » [présentation de thèse]

    COMPTES RENDUS, PARUTIONS, NOUVELLES

    Noé Marcoux, Louis-Agathe Berthaut, bohème romantique et républicain,
    Bssac, Plein chant, imprimeur-éditeur, 2016 [Vincent Boucheron]
    Jules Vallès, Mémoires d’un révolté, éditions Paleo, 2017 [François Marotin]
    Michèle Audin, Comme une rivière bleue. Paris 1871, Paris, Gallimard,
    « L’Arbalète », 2017 [Corinne Saminadayar-Perrin]
    Olivier Ritz, Les Métaphores naturelles dans le débat sur la Révolution,
    Paris, Classiques Garnier, 2016 [Corinne Saminadayar-Perrin]
    Vincent Laisney, en lisant en écoutant. Lectures en petit comité, de Hugo à
    Mallarmé,
    Paris, Les Impressions Nouvelles, 2017 [Violaine François]
    Hommage à Janine Bellet
    Jules Vallès au Salon du Livre libertaire


    Autour de Vallès n° 48, 2018
    « Écrire le quotidien »

    Marie-Astrid CHARLIER (dir.)

    Édité par l’association Les Amis de Jules Vallès
    Revue soutenue par l’IHRIM
    n° 48, décembre 2018, 259 p.
    ISSN 0763-779

    Table des matières

    Dossier : Écrire le quotidien

    Marie-Astrid Charlier, « Introduction. Ecrire le quotidien, des fictions du XIXesiècle aux narrations contemporaines »

    Alain Vaillant, « La poétique du banal : de l’indicible au risible »

    Constance Barbaresco, Gérard Gabriel Kahn, Judith Lyon-Caen, Luce Roudier, Rafael Souza Barbosa, « La petite vie de tous les jours. Paul de Kock, le roman du quotidien »

    Aurore Peyroles, « La banlieue verte du XIXesiècle : impossible échappée hors du quotidien ? »

    Marie-Françoise Melmoux-Montaubin, « Les robinsonnades de Jules Verne : la fabrique du quotidien »

    Corinne Saminadayar-Perrin, « La chaîne des jours. Écritures critiques du quotidien dans la trilogie de Vallès »

    Aurélien Lorig, « Jean Barbier, ironie d’une voix narrative entre réalité et fiction dans Bas les cœurs ! »

    Violaine François, « Le spectacle du quotidien. Les monologues fumistes fin-de-siècle »

    Renée Ventresque, « Marie-Hélène Lafon, Joseph (2014), “Oser Flaubert en sous-texte. Un cœur simple en sous-texte dans Joseph. Félicité sous Joseph” »

    Marie-Eve Thérenty, « “Débusquer la part la plus nocturne et la plus quotidienne de l’existence”. Du roman réaliste à Raconter la vie »

    Violaine Sauty, « Annie Ernaux sur le terrain du quotidien : ethnographie urbaine de l’hypermarché »

    Varia

    Camille Noé Marcoux, « Jules Vallès par Fernand Rude »

    Sylvain Matton, « Deux lettres inédites de Vallès à Maurice Bouchor »

    Nouvelles et comptes rendus

    - Fictions de la Révolution (1789-1912), J. M. Roulin et C. Saminadayar-Perrin dir., Presses universitaires de Rennes, 2018 [Héléna Demirdjian]

    - Matthieu Letourneux, Fictions à la chaîne. Littératures sérielles et culture médiatique,Paris, Seuil, « Poétique », 2017 [Corinne Saminadayar-Perrin]

    - Marie-Astrid Charlier, Le Roman et les Jours. Poétiques de la quotidienneté au XIXesiècle, Paris, Classiques Garnier, 2018 [Sandrine Carvalhosa]

    - Les Goncourt historiens, sous la direction d’Eléonore Reverzy et de Nicolas Bourguinat, Presses universitaires de Strasbourg, 2017, 281 p. [Corinne Saminadayar-Perrin]


    Autour de Vallès n° 49, 2019
    « Une histoire militante. Recueil d’inédits »

    Céline LÉGER (dir.)

    Éditée par l’association Les Amis de Jules Vallès
    Revue soutenue par l’IHRIM
    n° 49, décembre 2019, 190 p.
    ISSN 0763-779

    Retranscription de plusieurs textes de Vallès qui n’ont jamais été repris en volume depuis leur parution journalistique, consultables à la Bibliothèque nationale de France. Ils ont été essentiellement recueillis dans le volume annexe de la thèse de Céline Léger : Jules Vallès et la fabrique médiatique de l’événement (1857-1870). soutenue le 12 octobre 2017.

    Céline LÉGER est membre associée de l’IHRIM.


    Autour de Vallès n° 50, 2020
    « Retours d’exils »

    Céline LÉGER et Jean-Marie ROULIN (dir.)

    Éditée par l’association Les Amis de Jules Vallès
    Revue soutenue par l’IHRIM
    n° 50, décembre 2020 (parution janvier 2021)
    ISSN 0763-779

    Le numéro 50 de la revue Autour de Vallès sonde la question des retours d’exils dans la seconde moitié du XIXe siècle, plus particulièrement entre 1848 et 1885. Cet empan chronologique englobe les transportés et les déportés de Juin, les proscrits de l’Empire, les exilés de la Commune ou ceux et celles qui s’approchent plus ou moins volontairement de leurs trajectoires. Qu’ils fassent œuvre d’écrivains, de journalistes ou d’historiens, ces derniers tissent entre la Deuxième République, le Second Empire et la Troisième République de possibles « filiations » des retours d’exilés, qui n’ont encore fait l’objet d’aucune étude spécifique. Ce numéro s’intéresse à l’écriture du retour d’exil sous diverses formes et aborde cette question inédite, à travers un angle résolument pluridisciplinaire, qui mêle des approches littéraires, journalistiques, historiques ou encore sociologiques. Ses contributeurs convoquent des auteurs français d’horizons variés, dont certains textes restent encore aujourd’hui méconnus et en partie inexplorés.

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