Publications


    Aux origines de la Khaldounia
    Le réformisme tunisien entre religion, science et politique

    Antoine HATZENBERGER

    Tunis, Bibliothèque nationale de Tunisie/Arabesques
    14 juillet 2022, 265 p.
    ISBN 9789938771442

    Association culturelle, bibliothèque, institution d’enseignement supérieur et académie des sciences, la Khaldounia fut créée à Tunis en 1896-1897, à l’ombre de la Grande Mosquée et de la Résidence générale. Il y a 125 ans. Ses origines plongent dans l’histoire du réformisme musulman au Maghreb en liaison avec l’espace ottoman et méditerranéen de la Nahda, et des relations entre la Tunisie et la France en contexte colonial, à la jonction de l’Islam et de l’Europe. Héritage des réformateurs du XIXe siècle et pépinière de la génération des Jeunes Tunisiens, entre savoir traditionnel et sciences modernes, avec la création de la Khaldounia, le moment 1900 marque un chapitre important de l’histoire connectée des idées, des transferts culturels, de la diplomatie scientifique, et de l’émergence de la notion de souveraineté intellectuelle — un épisode déterminant de la geste des Lumières arabes.
    L’historienne Kmar BENDANA, professeure d’histoire contemporaine à l’université de la Manouba a écrit une préface à ce livre.


    Aventures dans les Caraïbes

    Henry PITMAN

    Traduit de l’anglais et présenté par Sophie JORRAND
    Toulouse, Éditions Anarchasis
    avril 2019, 128 p.
    ISBN 9791092011715

    Jeune chirurgien quaker capturé après une bataille perdue lors d’une rébellion en Angleterre, Henry Pitman fut envoyé comme prisonnier politique à l’île de la Barbade en 1685.

    Quatre ans plus tard, il publiait à Londres le récit de sa captivité et de son évasion vers une île déserte, dans un petit livre édifiant qui inspira Daniel Defoe pour son Robinson Crusoé.
    Ce roman d’aventures vraies nous plonge ainsi au beau milieu des Caraïbes, parmi les déclassés captifs, insoumis ou réprouvés échoués dans les colonies sucrières, tout un monde interlope aux sources de la mythologie exotique de la piraterie.
    Son récit haut en couleur n’avait jamais été traduit en français.


    Bach, les Suites en partage

    Jean-Guihen QUEYRAS. Conversations avec Emmanuel REIBEL

    coll. « Via Appia »
    Paris, Premières Loges
    16 novembre 2022, 180 p.
    ISBN 978-2-84385-385-2

    Quinze ans après son enregistrement des Suites de Jean-Sébastien Bach, Jean-Guihen Queyras livre pour la première fois par écrit ses réflexions sur l’Everest des violoncellistes. Au fil du temps, les Suites sont devenues le répertoire qu’il a le plus défendu au concert, tantôt à la faveur d’intégrales, parfois augmentées de pièces contemporaines, tantôt dans un spectacle conçu par la fameuse chorégraphe Anne Teresa de Keersmaeker. Bach est aussi devenu la pierre angulaire de son enseignement. Comment donner en partage ces œuvres exigeantes pour violoncelle seul, avec une flamme sans cesse renouvelée ? Au travers de conversations avec Emmanuel REIBEL, ce musicien passionné dévoile une série de souvenirs personnels, tout en livrant de pénétrantes analyses et de précieux conseils d’interprétation.


    BACON ET LE GOUVERNEMENT DU SAVOIR.
    Critique, invention, système : la pensée moderne comme épreuve de l’histoire

    Arnaud MILANESE

    Paris, Classiques Garnier
    coll. « Constitution de la modernité »
    avril 2016, 587 p.
    ISBN 978-2-406-05740-6

    Résumé

    Bacon est souvent jugé sans nuance. Conservateur pré-moderne ou héraut de la science nouvelle, les historiens défont volontiers cette articulation de la permanence et de la nouveauté. C’est à la condition de saisir son ambition de reconstruction dans toute son ampleur, philosophique et politique, que Bacon est a contrario lu à partir de ses propres questions : comment, à partir d’une critique des conditions historiques qui sont les nôtres, saisir le système des institutions épistémiques et politiques, et ouvrir une nouvelle époque centrée sur une invention maîtrisée ? Comment répéter et poursuivre l’autonomie des Grecs ? Comment concevoir donc un bon gouvernement du savoir et par le savoir ? Tel est le sens que Bacon semble avoir imprimé à notre modernité.


    Balzac. Le Cousin Pons

    Céline DUVERNE et Florence BALIQUE

    coll. « Clefs Concours Letttre XIXe siècle »
    Paris, Atlande
    novembre 2018, 300 p
    ISBN 978-2-35030-537-0

    Céline DUVERNE est doctorante à l’IHRIM, agrégée de Lettres modernes.
    Florence BALIQUE est professeure agrégée en Lettres modernes et docteure en littérature française.


    Benjamin Constant : l’esprit d’une œuvre

    Jean-Marie ROULIN et Éric BORDAS (dir.)

    coll. « Le XIXe siècle en représentation(s) »
    Saint-Étienne, Publications de l’université de Saint-Étienne,
    10 janvier 2019, 228 p.
    ISBN 978-2-86272-713-4

    Doué d’une parole précise et cinglante, Benjamin Constant a été un journaliste et un homme politique de premier plan, depuis les dernières années de la Révolution jusqu’à la fin de la Restauration. Ses écrits politiques constituent un jalon essentiel de la réflexion sur les fondements de la société démocratique et de la vie parlementaire, en France comme dans le monde. Dans le domaine de la création littéraire, le cursif Adolphe s’est imposé une œuvre majeure du roman à la première personne, et ses journaux des chefs-d’œuvre de l’écriture intime. Ouvrant une perspective nouvelle à la connaissance de Constant par la largeur du corpus envisagé, cet ouvrage analyse l’écriture, le style, la manière, tout ce qui fait la spécificité de l’esprit d’une œuvre qui ne ressemble à aucune autre : de la fiction littéraire aux essais politiques, de l’histoire de la religion à la réflexion sur le théâtre, c’est un art exemplaire de l’analyse et de l’argumentation, un style singulier qui nous est révélé.

    Les auteurs

    Jean-Marie ROULIN (université de Lyon Saint-Étienne — UMR IHRIM) a notamment publié Chateaubriand, l’exil et la gloire (Champion, 1994), Les Romans de la Révolution 1790-1912 (A. Colin, 2014 ; co-dir. avec A. Déruelle), et édité Adolphe, (GF, 2011) et les Journaux intimes de Constant (Gallimard « Folio », 2017 — Prix « Benjamin Constant » 2018).
    Éric BORDAS est professeur de stylistique à l’École normale supérieure de Lyon. Parmi ses publications : Balzac, discours et détours (PUM, 1997), Les Chemins de la métaphore (PUF, 2003), « Style ». Un mot et des discours (Kimé, 2008).


    Berlioz, poète et théoricien de l’orchestre.
    Regards sur le Grand Traité d’intrumentation et d’orchestration modernes

    Emmanuel REIBEL et Béatrice DIDIER (dir.)

    coll. « Le dialogue des arts »
    Paris, Honoré Champion
    7 novembre 2019, 256 p.
    ISBN 978-2-7453-5127-2

    Hector Berlioz publie en 1843 un Grand Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes dont il donne une édition augmentée de « L’art du chef d’orchestre » en 1855 : il y manifeste de façon éclatante sa créativité de musicien et d’écrivain. Ce volume tente de montrer l’originalité de sa démarche à une époque où la facture instrumentale se développe considérablement, mais où Berlioz est presque l’un des seuls à mener en France une réflexion d’ensemble sur l’orchestre. Dans ce texte surprenant, où se mêlent rêve utopique sur l’orchestre idéal et conseils très précis livrés aux instrumentistes et aux chefs, envolées lyriques et analyses d’exemples musicaux, l’orchestre apparaît comme un vaste théâtre où se joue l’avenir de l’art. Livre de chevet de plusieurs musiciens français, de Camille Saint-Saëns à Maurice Ravel, l’ouvrage est mieux accueilli encore à l’étranger, en Russie, en Allemagne et en Angleterre. Ce traité riche en perspectives sur la musique et la société futures concerne-t-il encore les musiciens de notre temps ? C’est ce qu’interroge cet ensemble d’études qui, nous l’espérons, ne manque pas d’actualité.

    Béatrice DIDIER, professeur émérite à l’ENS (Ulm), a consacré une partie de ses travaux aux rapports de la musique et de la littérature, depuis La Musique des Lumières (PUF, 1985), jusqu’à Enserrer la musique dans le filet des mots (Hermann, 2019), sans oublier Le livret d’opéra en France au XVIIIe siècle (Oxford, 2013). Emmanuel REIBEL, professeur de musicologie à l’Université Lumière Lyon 2 et membre de l’Institut universitaire de France, a notamment écrit Faust, la musique au défi du mythe (Fayard, 2008) et Comment la musique est devenue « romantique », de Rousseau à Berlioz (Fayard, 2013).


    Bestiaire moral dit « de Gubbio »

    Anonyme

    Présentation, traduction et note par Sylvain TROUSSELARD.
    coll. « Classiques français du Moyen Âge. Traductions »
    Paris, Honoré Champion
    18 janvier 2022, 200 p.
    ISBN 978-2-7453-5644-4

    Le Bestiaire moral dit « de Gubbio » est le seul témoignage dans la littérature italienne médiévale d’un bestiaire rimé. Ce corpus anonyme est composé de soixante-quatre sonnets découverts presque par hasard dans une bibliothèque privée à la fin du XIXe siècle. Les poèmes mettent en place un enseignement sur le modèle d’une démonstration essentiellement basée sur l’analogie dont l’objectif entre pleinement dans le cadre de la production morale et didactique italienne médiévale.


    Bibliographie des Psaumes imprimés en vers français
    1521-1900 (en quatre tomes)

    Jean-Michel NOAILLY, Jean-Daniel CANDAUX, Bettye Thomas CHAMBER (éd.)

    coll. « Histoire et civilisation du livre »
    Genève, Droz
    21 juillet 2022, 1720 p.
    ISBN 978-2-600-06387-6
    Auteur IHRIM : Jean-Michel NOAILLY

    Le Livre des Psaumes, premier des autres livres (Ketuvim) de la Bible hébraïque, présente des modèles de prière pour le croyant tant est grande la variété de leurs thèmes, qu’il s’agisse de « Louanges » – titre sous lesquels ils étaient originalement désignés –, d’hymnes, d’appels au secours ou encore d’instructions. Bien que les psaumes de la Bible hébraïque représentent dans le monde juif ancien ou moderne des poèmes liturgiques, seules les Églises réformées les ont utilisés en langue française dans leur culte, les autres confessions ne tolérant qu’un usage privé de ces textes en français. Les psaumes de Clément Marot et Théodore de Bèze sont bien connus ; publiés pour la première fois au complet en 1562, après quelques éditions partielles à l’initiative de Jean Calvin, ils sont à la base de toutes les révisions ecclésiales réformées ultérieures. Les traductions catholiques des 150 psaumes par Philippe Desportes, Antoine Godeau et bien d’autres poètes ont eu du succès à leur époque. Le lecteur découvrira sans doute nombre d’auteurs ou de textes aujourd’hui oubliés, voire inconnus. La présente publication a recensé toutes les éditions imprimées en vers français de 1521 à 1900, contenant au moins un psaume en vers et en français. Ce sont donc plus de 3 600 éditions différentes qui sont prises en considération et classées par ordre chronologique sans distinction de confession, émanant de plus de 600 poètes et représentées par quelque 24 000 localisations tant dans des bibliothèques françaises qu’étrangères.


    Boileau poète
    « De la voix et des yeux… »

    Delphine REGUIG

    coll. « Lire le XVIIIe siècle », 42
    Paris, Classiques Garnier
    27 juillet 2016, 386 p.
    Broché, ISBN 978-2-406-05879-3
    Relié, ISBN 978-2-406-05880-9

    Résumé

    Que signifie être poète dans les années 1650-1710 ? Conscient des obstacles, Boileau cherche à répondre en faisant entendre une voix portée par l’indignation satirique et par l’ambition du sublime. Cette parole de lecteur, ardente et lointaine à la fois, ouvre la modernité poétique.
    What does it mean to be a poet in the period between 1650 and 1710 ? Aware of the difficulties, Boileau seeks to answer the question by raising a voice charged with satirical indi¬gnation and sublime aspiration. This reader’s language, at once ardent and detached, marks the advent of poetic modernity

    L’auteur

    Maîtresse de conférence à l’université Paris-Sorbonne, Delphine REGUIG est membre du laboratoire CELLF (centre d’étude de la langue et des littératures françaises) et membre associé de l’IHRIM.


    Boileau, Satires et Art poétique

    Delphine REGUIG et Claire FOURQUET-GRACIEUX

    coll. « Clefs-concours - Lettres XVIIe siècle »
    Neuilly, Éditions Atlande,
    novembre 2020, 352 p.
    ISBN 9782350306841

    LA référence pour l’agrégation de Lettres.

    Les autrices

    Delphine REGUIG est professeure de Littérature française du XVIIe siècle à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ses travaux, qui se situent au croisement de l’histoire des idées et de la poétique, ont donné lieu à des publications parmi lesquelles on peut compter Le Corps des idées : pensées et poétiques du langage dans l’augustinisme de Port-Royal (Arnaud, Nicole, Pascal, Mme de Lafayette, Racine , Paris, Champion, 2007 et Boileau poète. « De la voix et des yeux... », Paris, Classiques Garnier, 2016. Elle a rédigé, à destination du public étudiant, l’ouvrage Histoire littéraire du XVIIe siècle, Paris, Armand Colin, collection « Cursus », 2017. Elle est actuellement responsable de l’édition critique en ligne du Parallèle des Anciens et des Modernes de Charles Perrault ().

    Claire FOURQUET-GRACIEUX travaille en stylistique et en rhétorique. Sa recherche porte sur la singularité des textes du XVIIe siècle (œuvre de Tristan L’Hermite, vers de Corneille, psaumes mis en français) à la lumière de la pratique de la réécriture : traduction, paraphrase, variantes prose/vers, liens entre poésie lyrique et poésie dramatique.


    Boppin’ with Django.
    L’influence du be-pop sur le langage tardif de Django Reinhardt

    Pierre FARGETON

    coll. « Pensée musicale »
    Sampzon (07), Éditions Delatour France
    mars 2021, 140 p.
    ISBN 9782752104274

    À l’aube des années 1950, alors qu’il revient à peine d’une tournée décevante aux États-Unis avec Duke Ellington, Django Reinhardt est parmi les premiers musiciens européens à sauter dans le train du be-bop, ce « jazz moderne » inventé par Charlie Parker, Dizzy Gillespie et quelques autres. Un temps assigné à résidence d’un supposé « jazz manouche », Django montre rapidement qu’il n’est pas confiné dans le style qui a fait avant-guerre sa renommée au sein du Quintette du Hot Club de France. Auprès de la jeune génération de jazzmen parisiens qui tente d’imposer le be-bop en France (Hubert Fol, Pierre Michelot, Roger Guérin…), Django ouvre au Club Saint-Germain une fertile nouvelle période créatrice, qui ne sera refermée que par sa disparition subite en 1953.

    Amplification de la guitare acoustique, guitare électrique, abandon de la « pompe » de la guitare pour le jeu plus moderne de pianistes comme Maurice Vander ou Martial Solal, recherche d’un son tonitruant permettant une expressivité plus bop que swing, thèmes d’un tout nouveau cru (Nuits de Saint-Germain des Prés, Flèche d’Or, Anouman…), vocabulaire d’improvisation renouvelé à l’aune des trouvailles du be-bop ; à travers une analyse musicale poussée du langage de Django Reinhardt entre 1947 et 1953, ce livre s’attache à décrire et comprendre les mutations du langage reinhardtien sous l’influence du be-bop.


    Bruno et Montaigne.
    Chemins de la modernité

    Saverio ANSALDI, Raffaele CARBONE (dir.)

    coll. « Constitution de la Modernité »
    Paris, Classiques Garnier
    18 novembre 2020, 238 p.
    ISBN 978-2-406-10362-2
    Directeurs d’ouvrage IHRIM :
    Saverio ANSALDI, Raffaele CARBONE

    Malgré la différence des approches et des exigences théoriques, des idées et des thématiques communes se dégagent des ouvrages de Montaigne et de Bruno, notamment la remise en question de l’ontologie hiérarchique, l’importance des différences et des liens entre les êtres, l’idée d’un cosmos marqué par le sceau du devenir, une vision problématique de la civilisation et du progrès des peuples. En insistant également sur le contexte politique et culturel commun dans lequel leurs interrogations s’inscrivent, cet ouvrage explore pour la première fois les relations entre Montaigne et Bruno dans la perspective d’une confrontation spéculative qui se focalise aussi bien sur la rhétorique et l’éthique que sur l’ontologie et l’anthropologie.

    Ce volume recueille les actes de la journée d’études organisée le 11 décembre 2014 à l’ENS de Lyon avec la collaboration du Collegium de Lyon et le soutien de l’Institut d’histoire de la pensée classique (IHPC qui a fusionné depuis avec le LIRE pour devenir l’IHRIM).


    Bulletin hispanique n°124-1, 2022
    Portes et seuils au Siècle d’Or

    Nathalie DARTAI-MARANZANA et Philippe MEUNIER (dir.)

    Édité par les Presses universitaires de Bordeaux
    juin 2022, 372 p.
    ISBN : 979-10-300-0844-9
    et sur OpenEdition :https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.14784
    Mis en ligne sur Cairn.info le 25/07/2022

    Présentation de Nathalie DARTAI-MARANZANA et Philippe MEUNIER

    Puertas y umbrales en el Siglo de Oro

    Doors and thresholds in the Golden Age

    Les treize articles de l’ouvrage interrogent le concept de « seuil » dans la littérature et l’iconographie des XVIe et XVIIe siècles espagnols, entendu dans sa dimension matérielle et architecturale et envisagé dans sa double valence spatiale et temporelle. Ils montrent que le seuil, ouvert sur l’espace domestique ou intime, donne la pleine mesure de sa potentialité dramatique et de sa rentabilité symbolique non seulement dans les intrigues romanesques et théâtrales mais aussi dans le discours poétique depuis l’Antiquité. De même, dans l’iconographie, la porte ouverte devient un point de fuite et apporte la perspective vers un hors champ suggéré par le peintre.

    Avec le soutien de l’université Bordeaux Montaigne, le CRISOL 16/17 et l’UMR 5317 – IHRIM (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités), sous la tutelle du CNRS, de l’ENS de Lyon, des universités Lumière-Lyon 2, Jean-Moulin-Lyon 3, Jean-Monnet-Saint-Étienne et Clermont Auvergne.
    Ce numéro est issu du colloque éponyme organisé les 18-19 janvier 2018.


    Cahier du Gadges n° 14, 2016
    « Le clair-obscur du visible Fénelon et l’image »

    Olivier LEPLATRE (éd.). Préface de François-Xavier CUCHE

    Diffusion Librairie Droz
    n° 14, 2016 (sorti le 21 juin 2017)
    ISBN 978-2-36442-074-8
    ISSN 1950-974X

    Emblème d’un siècle ambivalent vis-à-vis des arts de représentation, iconolâtre autant qu’iconophobe, Fénelon témoigne dans son œuvre d’un complexe du visible. Chez lui, dialoguent en tension les plus grandes réticences et l’intérêt stratégique voire le goût profond pour l’image. Les études rassemblées ici sondent et comparent les divers pans d’un corpus divers qui assemble fictions, essais pédagogiques et esthétiques, et bien entendu prose spirituelle. Ce balayage permet une grande pluralité des approches qui saisissent par la nuance voire le paradoxe les enjeux et les sou bassements d’une pensée, d’une croyance et d’une sensibilité à la fois inquiétées et passionnées par le pouvoir de l’image. Pour partie, Fénelon met en soupçon, éventuellement refuse les images, jugées risquées parce que séductrices, trompeuses, illusoires (le pur amour quiétiste est fondamentalement sans vision). Mais il sait aussi ne pouvoir se passer du régime de l’image, concrète et mentale, pour toucher et persuader les hommes auxquels il s’adresse et que les sens rendent incapables de s’élever spontanément à l’abstraction des idées ou de la foi. Le lecteur trouvera dans le présent volume un croisement de perspectives : spirituelles, littéraires, stylistiques, esthétiques, didactiques, éditoriales… L’enquête conclut alors à la place centrale et éminemment problématique que l’œuvre de Fénelon n’a cessé d’entretenir avec les différents modes de la figuration.

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