Publications


    Cahier Saint-Simon n° 45, 2017
    « Au temps des Lettres persanes : Les Lumières avant les Lumières »

    Catherine VOLPILHAC et Philippe HOURCADE (dir.)

    n°45, 2017
    Parution janvier 2018

    Publication de la journée d’étude du 18 mars 2017 (château de Versailles), organisée par la Société Saint-Simon et la Société Montesquieu, avec le soutien de l’IUF et de l’UMR 5317
    Revue consultable sur Persée (embargo de 3 ans)

    AU TEMPS DES LETTRES PERSANES : Les Lumières avant les Lumières ?
    Catherine Volpilhac et Philippe Hourcade – « Avant-propos »
    Myrtille Méricam-Bourdet – « Pourquoi s’intéresser à l’Orient musulman sous la Régence ? »
    Catherine Volpilhac-Auger – « Les livres de l’année 1721 : l’année terrible »
    Claudine Poulouin – « “Il s’est répandu depuis un temps une lumière qui n’avait guère éclairé nos ancêtres” : Fontenelle entre Saint-Simon et Montesquieu »
    Jean-Pierre Poussou – « La peste de Marseille de 1720 »
    Justine Mangeant – « “Les sottes gens que ceux de ce pays... ” : critique et comédie dans l’Arlequin sauvage de Delisle de La Drevetière »
    Florent Trocquenet-Lopez – « Saint-Simon, Montesquieu, des témoins au singulier : deux postures d’auteurs à l’orée des Lumières »
    Gérard Sabatier – « Le sacre de Louis XV »

    NOTES ET DOCUMENTS
    Delphine Mouquin – Une lettre autographe de Saint-Simon à Berwick, 9 novembre 1720 (Collection particulière)

    MÉLANGES
    Philippe de Leyzour – Petite défense de M. de Saint-Simon (à l’usage de ceux qui estimeraient à tort qu’il pourrait en avoir besoin)
    Bernard Moinier – À rebours de Saint-Simon, le prince de Ligne

    COMPTES RENDUS
    Marc Hersant – Saint-Simon (Delphine Mouquin)
    Marie-Paule de Weerdt-Pilorge – Mémoires oubliés des XVIIe et XVIIIe siècles : à la conquête d’une nouvelle autorité (Philippe Hourcade)
    Fadi El Hage – La gloire ou l’imposture (Philippe Hourcade)
    Mathieu da Vinha – Au service du roi. Dans les coulisses de Versailles (Jean Garapon)
    Fanny Cosandey – Le rang, préséance et hiérarchies dans la France d’Ancien Régime (Bernard Moinier)
    Robert Descimon et Elie Haddad – Épreuves de noblesse. Les expériences nobiliaires de la haute robe parisienne (XVIe et XVIIe siècles) (Bernard Moinier)

    CHRONIQUE DE LA SOCIÉTÉ
    Jean Garapon

    ÉCHOS

    CHRONIQUE BIBLIOGRAPHIQUE, Philippe Hourcade et Mathieu Da Vinha

    LISTE DES MEMBRES au 1er juillet 2017


    Cahiers de Biblia Patristica n° 15, 2015
    Le miel des écritures. Cahiers de Biblindex 1

    Smaranda MARCULESCU BADILITA et Laurence MELLERIN (dir.)

    Cahiers de Biblia Patristica, 15
    Brepols
    juin 2015, 364 p.
    ISBN : 978-2-503-55552-2
    ISSN 0982-3468

    Résumé

    Ce volume est issu du séminaire de recherche qui se réunit chaque mois à l’Institut des Sources Chrétiennes (Lyon) et accompagne le développement du projet BIBLINDEX (http://www.biblindex.org), dont l’objectif est la constitution d’un index exhaustif, en ligne, des citations et allusions bibliques présentes dans les textes chrétiens, occidentaux et orientaux, de l’Antiquité tardive et de ses prolongements médiévaux.
    Débutant par le retour d expérience d étudiants angevins, les contributions traitent d’abord du judaïsme hellénistique, avec Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, pour aborder ensuite l’époque patristique. Après Cyrille de Jérusalem, les Pères cappadociens et Jean Chrysostome font l’objet de trois chapitres complémentaires. Du côté latin, deux études sont consacrées à Ambroise de Milan : l’une transversale, sur ses usages de Vieilles Latines, l’autre spécifique à une œuvre, le De Helia.
    Le Miel des Écritures invite donc le lecteur dans les ateliers, ou plutôt dans les ruches – pour reprendre une image de Jean Chrysostome – du projet Biblindex et, à travers les recherches qu’il rend possibles, dans les ruches des auteurs étudiés, là ou exégètes, historiens, catéchètes, prédicateurs, théologiens, évêques butinent inlassablement la prairie de fleurs des Écritures.


    Cahiers de l’AIEF n° 74, mai 2022
    « Actualité de Montesquieu »

    Catherine VOLPILHAC-AUGER (dir.)

    Édité par l’Association internationale des études françaises
    EAN 9782913718234

    Les études sur Montesquieu font l’objet d’un renouvellement considérable depuis plusieurs années : l’édition de ses Œuvres complètes et la création de plusieurs sites d’information et d’édition en libre accès (sur le site de l’ENS de Lyon, IHRIM), permettent des lectures plus approfondies, renforçant l’histoire de la presse, mais aussi les études sur la diffusion des idées fondatrices de la pensée moderne. Et le château de La Brède lui-même fait peau neuve pour s’ouvrir aux visiteurs…

    Cinq membres de l’IHRIM et deux associées ont participé à ce volume.

    Les 4 premières communications mettent en valeur les réalisations de l’IHRIM (Œuvres complètes de Montesquieu imprimées et en ligne, et tous les sites Montesquieu créés par l’IHRIM à l’ENS de Lyon). Les quatre suivantes témoignent de la fécondité des recherches actuelles sur Montesquieu.

    Table des matières

    Catherine Volpilhac-Auger (IHRIM), Introduction : « Montesquieu, penseur inactuel. Un état présent des recherches »

    Catherine Volpilhac-Auger (IHRIM) : « L’édition des Œuvres complètes de Montesquieu »

    Maud Ingarao, Nathalie Arlin, Nadine Pontal (IHRIM) : « Montesquieu en ligne »

    Christian Albertan (Valenciennes) : « Les apports de la Correspondance de Montesquieu »

    Myrtille Méricam-Bourdet (IHRIM) : « Montesquieu et le Mercure de France »

    Flora Champy (Princeton, membre associé de l’IHRIM) : « Lire Montesquieu à l’heure de la "théorie critique" »

    Eszter Kovács (Budapest, membre associé de l’IHRIM) : « Lire Montesquieu en d’autres langues aujourd’hui : attentes et difficultés »

    Isabelle Oberson (Château de La Brède) : « Montesquieu à La Brède, d’hier à aujourd’hui »

    Consultez les Actualités du site Montesquieu.


    Cahiers du Gadges n°13, 2015
    « L’âge de la connivence : pour lire entre les mots à l’époque moderne »

    Ariane BAYLE, Mathilde BOMBART et Isabelle GARNIER (dir.)

    Diffusion Librairie Droz
    n° 13, 2015 [parution juin 2016], 306 p.
    ISBN 978-2-36442-050-2
    ISSN 1950-974X

    La connivence est une notion qui travaille bien des discours au quotidien : qu’elle soit promue comme un ferment de séduction par les concepteurs de nouvelles marques commerciales (qui jouent sur la dimension de complicité implicite qu’elle véhicule) ou qu’elle soit rejetée par les observateurs de la vie politique condamnant la collusion des intérêts privés et publics (à partir du sens étymologique de « complicité morale consistant à fermer les yeux sur la faute de quelqu’un »), elle semble être un outil de description efficace du jeu social. Pour autant, elle n’a que très peu fait l’objet d’une attention spécifique : mobilisée souvent en passant, elle n’a pas été théorisée en tant que notion opératoire dans le domaine des lettres ni des sciences humaines. Cet intérêt pour le type de liens, de pratiques et de discours que recouvre l’idée de connivence n’est pas l’apanage du monde contemporain. Un regard jeté vers le passé montre également son importance à l’époque moderne, du XVIe au XVIIIe siècle : dans le champ littéraire en particulier sont mises en œuvre des formes de connivence spécifiques, entre auteurs, ou entre auteurs et publics, reliées à des conditions historiques précises de production et de publication des œuvres. C’est cette période, que nous désignons par « l’âge de la connivence », qui est placée au cœur de la présente enquête.
    Prolongeant les derniers travaux des Cahiers du GADGES qui portaient sur des modes de relation entre auteurs et lecteurs dans diverses situations de conflit (Polémique en tous genres, 2009 ; Genres et querelles littéraires, 2011 ; L’art de la conciliation, 2013), l’étude de la connivence explore une des manières dont se manifeste dans l’espace littéraire le regroupement de communautés sociales ou idéologiques. Plus largement, notre pari est aussi de faire de la connivence un outil utile pour décrire et comprendre à l’époque moderne le rapport des discours et des écrits, voire des œuvres d’art, à un public ciblé : nous la définissons comme la mise en place volontaire d’un dispositif, le plus souvent textuel, adressé à un ou plusieurs destinataires, et supposant l’existence d’un tiers exclu. À partir de cette réflexion théorique, ce volume offre l’analyse de cas concrets qui rendent perceptible au lecteur du XXIe siècle une « intelligence secrète active » qui peut lier les auteurs, entre eux comme à leurs publics.


    Cahiers du Gadges n°15, 2018
    « L’imaginaire des langues. Représentations de l’altérité linguistique et stylistique (XVIe-XVIIIe siècle) »

    Sabine LARDON et Michèle ROSELLINI (dir.)

    Diffusion Librairie Droz
    n° 15, 2018 [parution juin 2019], 320 p.
    ISBN 978-2-36442-081-6
    ISSN 1950-974X

    Dans son acception conceptuelle large, qui se développe depuis la fin du XIXe siècle, la notion d’imaginaire s’est étendue ces deux dernières décennies au champ de la linguistique. L’imaginaire des langues a suscité des recherches novatrices portant aussi bien sur l’historiographie du discours de promotion de la langue française et sur les représentations des styles littéraires, que sur le pluri- et multilinguisme dans les territoires de la francophonie ou encore la pratique des langues régionales. L’on ne peut toutefois envisager un imaginaire identitaire, quel que soit son champ d’application, sans le penser en regard d’une altérité linguistique. Or, entre le début du XVIe siècle et la fin du XVIIIe, se développe une intense réflexion sur les langues suscitée par la convergence de divers faits politiques et culturels : reconnaissance en Europe des langues vernaculaires comme langues nationales, concurrence du latin comme réceptacle et véhicule de la culture lettrée, confrontation avec les langues « exotiques » mises en lumière par la vaste entreprise de colonisation et d’évangélisation des espaces amérindien, asiatique et africain. Autant de situations propices à la perception d’une altérité dans la mise en contact des langues que de cas constitutifs de l’identité linguistique. Cette tension entre identité et altérité affleure dans les traités de l’époque destinés à promouvoir la langue vernaculaire ou, au contraire, à légitimer la diversité linguistique. Elle s’éclaire aujourd’hui, dans un anachronisme fécond, des réflexions sur la polyglossie et le multiculturalisme. Elle se prolonge, ou se redouble, à l’intérieur du même espace linguistique, par les partis pris lexicaux, stylistiques, génériques qui constituent autant de langages singuliers diffractant en de multiples éclats une même langue. Ce volume permettra dès lors d’explorer le champ de déploiement de l’imaginaire des langues, dans ses modes de représentation de l’altérité linguistique, sur un plan à la fois linguistique, culturel et littéraire, qu’il s’agisse de revendiquer, voire de construire, une langue identitaire et distinctive, d’accepter ou de refuser la pluralité linguistique, d’envisager dans la rivalité ou l’harmonie la langue de l’autre ou encore de construire par l’écart ou l’acquisition une identité linguistique.


    Cahiers George Sand n° 38, 2016
    « La mode et le vêtement dans l’œuvre de George Sand »

    François KERLOUÉGAN (dir.)

    Directrice de la publication : Brigitte DIAZ
    Rédacteur en chef : Olivier BARA (IHRIM)
    Éditeur de la revue : Les Amis de George Sand, La Châtre (36)
    octobre 2016, n° 38, 274 p.
    ISSN 2275-1939

    « Si la nouvelle mode est bonne, écrit George Sand dans l’avant-propos de Lucrezia Floriani (1846), nous la suivrons. Mais celle du jour est trop fantasque, trop riche ; je suis trop vieux pour m’y mettre, et mes moyens ne me le permettent pas. Je vais continuer à porter les habits de mon grand-père ; ils sont commodes, simples et solides. »
    Le vêtement et la mode dans l’œuvre de Sand n’ont, jusqu’ici, guère fait l’objet d’études. En effet, portée par un idéalisme qui transcende de si triviales realia, la romancière décrit peu, à l’inverse d’un Balzac, le costume de ses personnages. Pourtant, bien que l’on note un authentique mépris de la mode chez Sand- qui est aussi mépris de la mondanité -, le vêtement n’en est pas moins, pour ses héroïnes, l’instrument essentiel d’une conquête de l’identité.
    Comment se déploie le vêtement dans la fiction sandienne ? Quel rôle joue-t-il dans les questionnements identitaires présents dans son œuvre ? Quelles significations sociales et idéologiques véhicule-t-il ? Inaugurant leur nouvelle formule, les Cahiers George Sand explorent ici un élément ignoré, mais crucial, de la poétique sandienne.

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    Cahiers George Sand n° 39, 2017
    « Public/Privé. Du fauteuil à la scène médiatique »

    Olivier BARA et Marie-Ève THÉRENTY (dir.)

    Directrice de la publication : Brigitte DIAZ
    Rédacteur en chef : Olivier BARA (IHRIM)
    Éditeur de la revue : Les Amis de George Sand, La Châtre (36)
    juin 2017, n° 39, 244 p.
    ISSN 2275-1939

    George Sand, en tant que femme et romancière, est soumise très tôt à la rumeur. Elle doit apprendre à contrôler son image publique. Gommant tout ce qui pourrait nuire à sa réputation, elle travaille de près les postures comme l’ethos qu’elle affiche. Sans renoncer à créer une littérature intérieure qui touche à l’intime, elle trace la frontière subtile et mobile qui sépare public et privé. Dans ces nouveaux Cahiers George Sand, de jeunes chercheurs confrontent leurs travaux consacrés à deux versants de l’œuvre sandienne, distincts mais convergents dans leurs enjeux : le théâtre privé de Nohant et les textes de presse. Dans cette partie marginale, encore peu connue de l’œuvre, le problème du rapport entre public et privé se pose avec acuité. Le théâtre dit « de société » relève moins de la stricte sphère privée que d’un espace semi-public qu’il contribue à engendrer. La presse est à la fois un outil de contrôle de l’image publique et un support de l’écriture intime. Du fauteuil à la scène médiatique se dévoile la relation complexe entretenue par George Sand avec sa célébrité et son statut de « femme publique ».

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    Cahiers George Sand n° 43, 2021
    « Sand/Flaubert »

    Brigitte DIAZ et Claudine GROSSIR (dir.)

    Directrice de la publication : Brigitte DIAZ
    Rédacteur en chef : Olivier BARA (IHRIM)
    Éditeur de la revue : Les Amis de George Sand, La Châtre (36)
    septembre 2021, n° 43, 252 p.
    ISSN 2275-1939

    La doxa scolaire les a statufiés, l’une en « bonne dame de Nohant » et l’autre en « ermite de Croisset ». L’histoire littéraire les a figés dans une opposition irréductible. Pourtant, malgré leur foi en des philosophies de la littérature très divergentes, ces deux écrivains emblématiques du XIXe siècle se sont souvent rencontrés, moins physiquement que par la médiation de leur correspondance. Certes, leur long dialogue épistolaire n’a guère fait bouger les positions, esthétiques et idéologiques, défendues par chacun : Sand ne saurait être la « conscience littéraire » de Flaubert, comme le fut Louis Bouilhet ; et Flaubert ne convertira jamais Sand au culte hautain de l’Art tel qu’il le pratique. De leur dialogue continu, ils ont fait cependant le terrain d’une réflexion ouverte sur leur travail d’écrivain et sur le devenir de la littérature en cette fin de siècle. Autant qu’aux discours qu’ils tiennent dans leur correspondance, c’est à leurs pratiques de la littérature que l’on a voulu revenir dans ce numéro des Cahiers George Sand. Le parcours proposé suit les points de jonction mais aussi les lignes de faille qui les rapprochent ou les séparent. Sans prétendre livrer une synthèse exhaustive, on s’est attaché à dégager quelques pans de leur histoire commune, qui forme aussi à sa manière une histoire de la littérature du XIXe siècle.

    Claudine GROSSIR est membre de l’IHRIM. 

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    Cahiers George Sand n° 44, 2022
    « Les écrivains lecteurs de Sand - II »

    Alexis BUFFET et Olivier BARA (dir.)

    Rédacteur en chef : Olivier BARA (IHRIM)
    Éditeur de la revue : Les Amis de George Sand, La Châtre (36)
    septembre 2022, n° 44, 264 p.
    ISSN 2275-1939

    En 2020, le 42e numéro des Cahiers George Sand, préparé par Agnese Silvestri était consacré aux « écrivains lecteur de Sand », de Marie d’Agoult à Marcel Proust. Délaissant les questions d’héritage littéraire, les enjeux de filiation ou la notion d’influence cultivés par une certaine histoire littéraire, le volume s’intéressait aux dialogues ouverts à distance , aux innutritions secrètement cultivées, aux partages imaginaires et aux connivences esthétiques. Le présent numéro prolonge ces réflexions en déplaçant le regard vers les XXe et XIXe siècles. La place accordée à l’œuvre de George Sand dans cette période ne saurait être comparée à la position dominante, bien que contestée, qui était la sienne à la fin de la carrière de la romancière ou juste après sa mort. Pourtant, la silhouette de Sand se devine en filigrane dans l’œuvre de Virginia Woolf tandis que des résonances sandiennes s’entendent dans la « Trilogie de la prairie » de Willa Cather. Consuelo, « roman de musicien », trouve un prolongement sous la plume de Romain Rolland. Quant à Heinrich Mann, il s’attache à celle pour qui « l’art doit être au service de la vie ». De la vie sociale, aussi : George Sand occupe une place fondamentale dans la généalogie de la littérature prolétarienne et paysanne des années trente. D’une autre nature, mythographique, est le dialogue noué par plusieurs écrivains espagnols avec l’autrice d’Un hivers à Majorque. Aujourd’hui, Pierre Bergounioux loue « l’âme tendre » de George Sand dans un texte et un entretien exclusifs.


    Cahiers philosophiques, n° 151/4, 2017
    « Aperçus de la pensée stoïcienne »

    Stéphane MARCHAND (coord.)

    Paris, Vrin
    n° 151/4, 2017, 150 p.
    ISBN 9782711660025
    ISSN 0241-2799

    Disponible en ligne sur CAIRN

    Quel rapport entre Zénon – qui abandonna, dit-on, son activité de commerçant pour se faire philosophe – et l’empereur Marc-Aurèle ? Entre l’esclave Épictète et Sénèque, une des premières fortunes de Rome ? Entre Cléanthe, philosophe le jour, puiseur d’eau la nuit et le patricien Caton d’Utique ? Malgré la différence de condition sociale, malgré les siècles qui les séparent, malgré, enfin, la diversité des contextes politiques dans lesquels ils vivent et même de la langue dans laquelle ils pensent, tous ont pour but de vivre en accord avec la nature, tous s’exercent à vivre selon le principe fondamental que la vertu est le seul bien véritable.

    Contrairement à la plupart des autres écoles de philosophie de l’antiquité, le stoïcisme ne se conçoit pas comme l’exégèse d’un maître fondateur, mais bien plutôt comme l’approfondissement d’un foyer d’idées, d’un système cohérent où chaque élément théorique est organiquement associé aux autres.


    Camenae n° 18, juillet 2016

    Tristan VIGLIANO et Nathalie DAUVOIS (dir.)

    Série Camenae horatianae n° 4
    Revue en ligne

    Ce numéro est consacré à la réception renaissante d’Horace.
    La première partie s’intitule « Fortune des Épodes » (Actes de la journée d’étude du 12 décembre 2014, réunis par T. Vigliano) ; la deuxième, « Horace, un laboratoire poétique : paraphrases, transpositions, détournements ». Fortune des Épodes (Actes de la journée d’étude du 20 juin 2014, réunis par Nathalie Dauvois).


    Ce que la musique fait à l’hypnose – Une relation spectaculaire au XIXe siècle

    Céline FRIGAU MANNING

    coll. « Œuvres en société »
    Dijon, Les presses du réel
    octobre 2021, 384 p. (ill.)
    ISBN 978-2-37896-174-9

    Les relations inexplorées entre hypnose, musique et médecine au XIXe siècle, entre monde des sciences et monde de l’art.
    « Indifférente à la musique que l’on joue, jusqu’au moment où je saisis son regard, elle se lève alors brusquement pour exécuter, comme un automate, les suggestions musicales. »
    Lorsqu’en 1900 le colonel de Rochas écrit ces mots, « l’extase sous l’influence de la musique » est un phénomène depuis longtemps constaté. C’est même, tout au long du XIXe siècle, une performance appréciée que médecins et magnétiseurs répètent à l’envi. Au même moment, des observateurs expliquent par l’hypnose les pratiques des tarentulés du Sud de l’Italie ou des Aïssaoua du Maghreb. Et plus tard dans le siècle, des psychiatres convoquent l’hypnose pour traiter des pathologies qu’ils identifient comme spécifiquement musicales.
    Ce livre s’engage dans le domaine encore inexploré des relations entre hypnose, musique et sciences médicales au xixe siècle. Il soulève ainsi des questions au coeur des préoccupations de l’époque mais aussi de notre temps : comment prendre en charge la douleur lorsque la médecine n’y parvient plus ? La musique peut-elle favoriser le dépassement des capacités humaines ? Et le spectacle que suscite l’hypnose musicale, fécond pour l’expérimentation scientifique, relève-t-il de l’oeuvre esthétique ?
    En relançant les jeux de fascination réciproque entre monde des sciences et monde de l’art, la musique associée à l’hypnose invite à repenser nos relations à la douleur, à la sexualité ou à la spiritualité. Ce qui se joue alors, c’est une vaste réflexion sur la construction de la connaissance et les limites de la raison, déployée dans un registre spectaculaire où la musique ne vaut pas seulement comme phénomène sonore, mais favorise l’émergence d’un environnement sensoriel et d’un imaginaire puissants.


    Chacun son Horace.
    Appropriations et adaptations du modèle horatien en Europe (XVe-XVIIe siècles)

    Nathalie DAUVOIS, Michel JOURDE et Jean-Charles MONFERRAN (dir.)

    Coll. « Colloques congrès et conférences sur le 16e siècle »
    Paris, Honoré Champion
    25 janvier 2019, 332 p.
    ISBN 9782745349422
    Auteur IHRIM : Michel JOURDE

    À la différence de Virgile qui n’était pas théoricien, ou d’Aristote qui n’était pas poète, Horace offre à la fois une théorie et une pratique, et celles-ci cultivent l’ambiguïté, sinon la contradiction. Il est sensible, comme poète et comme théoricien, à la variété, à la différence et au droit de l’appropriation. Ses textes permettent, loin de tout système et par morceaux épars, de mettre au premier plan des questions essentielles, littéraires, linguistiques et sociales, sur l’autorité de l’usage, la portée de l’innovation, la relation au modèle, questions qui ne cessent d’occuper la première Modernité. Aussi selon les milieux, les options poétiques, les générations, chacun s’accapare Horace et s’en réclame, l’accommode à ses propres idées, la plasticité du texte horatien permettant ces adaptations concurrentes ou successives. Issues pour la plupart du colloque organisé à l’Université Sorbonne-Nouvelle/Paris 3 les 11 et 12 juin 2015, les dix-sept études réunies dans ce volume examinent certains des débats et des conflits suscités par Horace et ses textes, ou certaines appropriations de son modèle. Elles viennent clore à leur manière les quatre années du projet ANR consacré à la réception d’Horace à l’âge moderne.


    Chateaubriand et l’épopée du Nouveau Monde.
    Intertextualité, imitations, transgressions

    Pierino GALLO

    coll. « Histoire et Critique littéraire »,
    Paris, Eurédit,
    septembre 2019, 188 p.
    ISBN 978-2-84830-241-6

    Les Natchez sont une remarquable machine à penser où s’articule, à travers une relecture des poètes épiques modernes, une importante réflexion littéraire, historique et politique. Construisant de nouveaux codes, la manière dont l’écrivain réemploie ses sources, entre adhésion et transgressions, fait de l’épopée américaine un lieu où se met en place, de et par le récit, une vision du monde moderne.
    Sans chercher à retracer un historique du genre épique, cet ouvrage se propose d’interroger le rôle multiple (poétique, littéraire et idéologique) que la reprise de chaque modèle exerce dans la nouvelle appréhension de l’épopée telle que la suggère Chateaubriand.

    L’auteur

    Pierino GALLO est docteur en Littérature française et chercheur associé de l’IHRIM-Saint-Étienne.


    Chateaubriand, nouvelles perspectives critiques

    Fabienne BERCEGOL, Pierre GLAUDES, Jean-Marie ROULIN (dir.)

    coll. « Rencontres », série « Études dix-neuviémistes »
    Paris, Classiques Garnier
    10 novembre 2020, 281 p.
    ISBN 978-2-406-10087-4
    Directeur d’ouvrage IHRIM : Jean-Marie ROULIN

    À l’occasion du 250e anniversaire de la naissance de Chateaubriand, cet ouvrage trace de nouvelles perspectives critiques sur trois questions qui sont au cœur de son œuvre : « Figures de l’auteur », « Histoire et société » et « Inquiétude et conviction religieuses ».

    Voir aussi le colloque.

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