Astérion n°16, 2017
Traductions vers le latin au XVIe siècle

Martine FURNO

ENS éditions
16/2017
ISSN électronique 1762-6110

Le XVIe siècle voit l’émergence des vernaculaires comme langues de pensée, et le maintien en parallèle du latin comme langue savante de communication et de réflexion. Ce double mouvement, l’un de conquête et l’autre de résistance, a souvent été étudié du point de vue du vernaculaire, pour en marquer la progression tant pour la structuration des langues que pour le terrain gagné sur le latin dans le domaine des textes de fiction autant que d’argumentation. Le petit dossier présenté ici, issu d’une journée d’études tenue à l’ENS de Lyon en novembre 2013, a cherché à interroger les faits avec le point de vue inverse, non dans une approche de supériorité ou de compétition qui envisagerait la place de la langue latine comme résistance à une regrettable déperdition, approche qui serait stérile et anhistorique, mais sous l’angle de l’impact progressif de cette montée des vernaculaires sur le latin, tout au long du siècle.

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