Arts : discours, formes et pratiques

Discours sur les arts

Le premier sous-thème se place dans la continuité d’une réflexion déjà amorcée dans notre entité sur les scansions historiques différenciées entre la littérature et les arts. Se fait jour la nécessité de voir émerger des catégories nouvelles à même de réévaluer des oppositions habituellement reçues, d’étudier les phénomènes de construction historiographique des figures tutélaires (Shakespeare, Molière ou Hugo) et de saisir les médiations à l’œuvre dans ces processus, qu’elles passent par des acteurs (Bocage à l’époque romantique) ou par des représentations théâtrales (par exemple de la tragi-comédie au XVIIe siècle), textuelles et iconographiques. On interrogera donc les formes historicisées par lesquelles, et dans lesquelles, s’élabore un discours historiographique sur les arts.

Formes et pratiques artistiques

Une interrogation se concentrera sur les arts pour lesquels l’exécution in praesentia est centrale (musique polyphonique, jeu théâtral, performance poétique ou lyrique, art de l’orateur), et sur les modalités, théorisées ou non, de cette présence inscrite dans les gestes et la voix, parlée ou chantée. On interrogera, en regard, les processus mis en œuvre par la littérature (mais aussi par le cinéma ou la peinture) pour alimenter ces pratiques artistiques, les penser, les théoriser, les représenter, voire s’en nourrir. Une des directions du travail portera sur la polyphonie dans les pays d’Europe Centrale au XVIe siècle. Une autre recherche concernera la poursuite de l’histoire esthétique et technique du livre illustré, de la gravure, de l’histoire des collections à Lyon aux XVIe et XVIIe siècles.