Ariane Bayle

Maîtresse de conférences en littérature générale et comparée

Université Jean Moulin - Lyon 3

IHRIM - Lyon 3

Chercheurs, enseignants-chercheurs

ariane.bayle chez univ-lyon3.fr

Université Jean Moulin-Lyon 3
Faculté des Lettres et Civilisations
1C Avenue des Frères Lumière
CS 78242
69372 LYON CEDEX 08


Thèmes de recherche

Littératures européennes du XVIe siècle. Littérature et médecine. Représentations du corps, de la maladie et de la relation thérapeutique.

Publications majeures

  • - Romans à l’encan. De l’art du boniment dans la littérature du XVIe siècle, Genève, Droz, coll. « THR », 2009.
    Ce livre, issu de ma thèse de doctorat, étudie la posture énonciative du boniment et ses rapports avec la production fictionnelle dans quatre œuvres comiques du XVIe siècle : le poème macaronique de Folengo, Baldus (versions de 1521 et 1552), les romans de Rabelais (de 1532 à 1552), l’anonyme espagnol Lazarillo de Tormes (1554) et le roman du pamphlétaire élisabéthain Thomas Nashe, The Unfortunate Traveller (1594). Aux seuils de la modernité, alors que le livre se trouve pris dans un réseau commercial élargi, souvent difficile à maîtriser, la promotion du récit par une figure auctoriale bouffonne, comparable au charlatan ou au mauvais prédicateur, permet de discuter les pouvoirs respectifs de la transmission orale et de l’imprimé. En interrogeant les mécanismes de la croyance, cette prise de rôle figure, sur un mode ironique, les tensions entre un auteur faisant l’éloge d’un bien idéal et son lecteur curieux. Elle déplace finalement la réflexion sur la fiction, de la traditionnelle alternative vérité-fausseté vers une autre question : à quoi la fiction est-elle utile ?
  • - La Contagion : enjeux croisés des discours médicaux et littéraires (XVIe-XIXe siècle), sous la dir. d’Ariane Bayle, Dijon, Éditions Universitaires de Dijon, coll. « écritures », 2013.
    Ce volume collectif, que j’ai dirigé et postfacé, est issu du colloque co-organisé avec J.-L. Martine à Dijon en sept. 2009. Il comporte une quinzaine d’articles portant essentiellement sur la littérature mais aussi sur les arts visuels ou le chant du XVIe au XXe siècle. L’enjeu est de comprendre ce qui motive le motif de la contagion ou de la contamination, pour évoquer la réception et les effets de certaines représentations esthétiques et d’observer quels sont les usages possibles de cette image. Partant du constat du caractère topique du rapprochement entre effet de la poésie – ou plus généralement des productions littéraires – et de l’atteinte par une maladie contagieuse, de Platon à Artaud, les contributeurs s’interrogent sur : la métaphoricité de l’idée de contagion par le langage, qui varie selon les conceptions historiques de l’articulation entre corps et discours ; les manières de naturaliser l’expérience esthétique ; l’incidence de l’étiologie de pathologies particulières (peste, syphilis, choléra) sur le discours de la contagion esthétique ; les usages polémiques, moraux ou paradoxalement apologétiques qui sont faits du « discours contagieux », que ce soit dans les querelles sur le théâtre et le roman ou dans la critique d’art.
  • - Rire et émancipation féminine, sous la dir. d’Ariane Bayle et Florence Fix, Paris, L’Harmattan, coll. « identités, genres, sexualités », dirigée par Anne Tomiche et Pierre Zoberman, 2013.
    Ce volume collectif, dont j’ai rédigé l’avant-propos et dont j’ai coordonné les contributions avec F. Fix, comporte 13 articles, portant sur les littératures allant de l’Antiquité gréco-latine à l’extrême contemporanéité, dans l’espace européen et nord-américain. La question posée est de savoir quelle place et quelle fonction accordent au rire les textes littéraires représentant un processus d’émancipation féminine, que ces textes visent un effet comique ou qu’ils réfléchissent explicitement aux fonctions du rire. Une première section, intitulée « rire et subversion des codes du pouvoir », est centrée sur les périodes anciennes de la littérature : malgré des cadres de pensée et une réalité sociale misogynes, toute une littérature comique, écrite par des hommes, met au centre de l’action des femmes rieuses, leurs stratégies de contestation du pouvoir patriarcal, à l’échelle de la cité ou du foyer. La deuxième partie du volume intitulée « représentations de soi » rassemble des articles qui abordent la manière dont des stéréotypes anciens dans la représentation de la femme sont repris et souvent détournés dans une perspective ironique. Viragos, sorcières et prostituées au corps débordant sont autant de déclinaisons de la femme effrénée, héritière des bacchantes antiques. La dernière section du volume, « mise en crise comique du féminisme », regroupe des études centrées sur des œuvres produites par des femmes, contemporaines des luttes féministes des années 1960 à 1980 ou postérieures à celles-ci.
  • - (dir) Les Usages thérapeutiques du littéraire (XVIe-XVIIIe siècle), revue en ligne Etudes Epistémè n°13 : http://www.etudes-episteme.org :
    Le n°13 de la revue en ligne Études Epistémè, revue à comité de lecture internationale reconnue par le MLA, rassemble les contributions de huit chercheurs en littérature. Il envisage sous différents angles les questions soulevées par le thème des « usages thérapeutiques du littéraire » des seuils de la modernité à l’Âge Classique (poésie élégiaque néolatine, relectures renaissantes italiennes de la catharsis aristotélicienne, philosophie stoïcienne dans le théâtre de la vengeance jacobéen, thérapies de la mélancolie, stratégie curative de l’antiroman, conception hygiéniste de la lecture chez les médecins des Lumières). Les contributions de ce volume, dont j’ai rédigé l’avant-propos, traitent des différentes voies par lesquelles la littérature a pu être mise – plus ou moins directement – au service d’une lutte contre la maladie.
  • - (dir) Histoire, Médecine et Santé / History, medicine and health, n°9 (été 2016), sous la direction d’Ariane Bayle et Concetta Pennuto. Dossier thématique : Syphilis.
    Dans ce numéro de la revue HMS, spécialisée dans l’histoire sociale et culturelle de la médecine et de la santé, j’ai coordonné et présenté (introduction) les contributions de six chercheurs engagés dans un projet d’anthologie commentée sur les discours de la syphilis au XVIe siècle (articles d’Ariane Bayle, Dominique Brancher, Brigitte Gauvin, Grégoire Holtz, Chiara Lastraioli, Concetta Pennuto).
  • - « Patients exemplaires : la correspondance médicale de Leonardo Fioravanti », dans Vulgariser la médecine : du style médical en France et en Italie (XVIe et XVIIe siècles), sous la dir. de Michel Jeanneret et Andrea Carlino, Genève, Droz, 2009, p. 181-212.
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Dernières publications

4 résultats
Article dans une revue
Concetta Pennuto, Ariane Bayle
La syphilis au XVIe siècle : maladie nouvelle, discours nouveaux
Histoire, médecine et santé, Éditions Méridiennes, 2016, Syphilis, pp.9-17
Chapitre d'ouvrage
Michel Jourde, Ariane Bayle
Imprimeurs et chirurgiens : le savoir, la main et le bien faire (1530-1580)
Holtz, Grégoire. Nouveaux aspects de la culture de l'imprimé : questions et perspectives, XVe-XVIIe siècles, Droz, pp.319-343, 2014, Cahiers d'Humanisme et Renaissance, 978-2-600-01767-1
Direction d'ouvrage, Proceedings
Ariane Bayle, Florence Fix
Rire et émancipation féminine
France. L'Harmattan, 190 p., 2013, Identités, genres, sexualités, 978-2-336-00870-7
Autre publication
Anne Isabelle François, Ariane Bayle
Comédie et héroïsme féminin
Présentation du programme de LGC, sessions 2014 et 2015 de l'agrégation externe de lettres modern.. 2012, http://www.vox-poetica.com/sflgc/a/spip.php?article876