Vie du laboratoire

Décès de Julie NOACK, ancienne doctorante de l’IHRIM

Julie a intégré l’ENS de Lyon en 2008-2009, en philosophie. Elle venait de la Khâgne de Fustel de Coulanges à Strasbourg.
Ses années d’école reflètent son engagement pour une philosophie plurielle et pratique, attentive aussi bien aux contenus doctrinaux qu’à l’étude des réceptions ; ouverte aux savoirs positifs comme aux pratiques artistiques. Julie s’est ainsi engagée dans le laboratoire Junior interdisciplinaire EHVI (Enquête sur l’homme vivant : philosophie biomédecine, pratiques artistiques), de 2009 à 2013. Formée à l’étude rigoureuse de la philosophie classique, elle avait développé la même rigueur dans son intérêt pour les questions contemporaines, ainsi que pour les connexions entre réflexion philosophique et sciences de la vie et sciences humaines.
Après avoir brillamment obtenu son agrégation à la première tentative en 2013, elle a déposé un projet de thèse interdisciplinaire (philosophie et anthropologie), sous la co-tutelle de Delphine Antoine-Mahut à l’ENS de Lyon et de Bernard Bernier à l’Université de Montréal, sur le sujet : « Rapport au corps et « techniques du corps » dans les milieux se réclamant du transhumanisme ». Elle a obtenu un contrat doctoral de l’ENS de Lyon. Elle a enseigné en classe passerelle et donné des cours de méthodologie et de philosophie générale, pour les élèves entrants et ceux qui préparent les concours. En 2015, elle a participé à la création du laboratoire junior "Appliquer, c’est tout un travail" (2015-2018), qui s’est notamment traduit par un engagement fort dans des collectifs réunissant des chercheuses et chercheurs et des artistes. Dans le cadre de sa co-tutelle, Julie a passé plusieurs mois au Canada. Elle y a parfait sa formation en anthropologie et commencé un travail de terrain ; elle y a en outre obtenu plusieurs financements (dont l’allocation Frontenac ; bourse franco-québécoise), pour financer ses recherches. Au fur et à mesure de ses recherches, la question directrice de Julie : comment transformer les normes corporelles en une pratique émancipatrice ?, s’est recentrée sur le jeu de l’acteur. Julie s’y est alors complètement investie. Elle a suivi une formation complète dans une école de théâtre, où elle a créé un collectif mixte (de chercheuses et chercheurs et d’artistes) de recherche et de pratique, effectué son travail de terrain et travaillé sur un projet d’ouvrage.
Jeune femme brillante, sensible et créative, Julie définissait, dans un de ses derniers mails, la « vocation la plus noble » de sa mission d’enseignante et de chercheuse, comme celle de « favoriser un questionnement décloisonné, à travers le dialogue entre les disciplines, entre les pratiques et les individus issus de tous champs et de tous horizons ». Au-delà de sa tragique disparition, c’est ce message que nous pouvons à notre tour relayer.

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