Autour de sainte Catherine de Sienne

Journée d’étude en l’honneur d’André Vauchez

Journée organisée par Céline Perol, Françoise Laurent et Sonia Porzi

André Vauchez
Membre de l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres, ancien directeur de l’École Française de Rome, André Vauchez est un éminent spécialiste de la sainteté au Moyen Âge. En 1981, il publie sa thèse La Sainteté en Occident aux derniers siècles du Moyen Âge. Recherches sur les mentalités religieuses médiévales, qui constitue depuis cette date l’ouvrage de référence sur l’histoire de la canonisation et l’évolution de la fabrique du saint du XIIe au XVe siècle. Puis se succèdent de nombreux travaux centrés sur les aspirations religieuses et le rôle des laïcs, les multiples manifestations de la foi, entre institutions et recherche de merveilleux. En 2009 paraît François d’Assise. Entre histoire et mémoire (Fayard), un important ouvrage de synthèse sur le Poverello ombrien dans lequel André Vauchez s’attache à reconstituer la trame de la vie de l’homme et du saint mais aussi les significations de son message spirituel dans la société contemporaine. Catherine de Sienne. Vie et passions (Cerf, 2015) : sa dernière biographie consacrée à la mystique italienne s’inscrit dans la même volonté de déceler à la fois la réalité d’un personnage historique et les aspirations spirituelles les plus fondamentales.

Catherine de Sienne (1347-1380)
Née dans une famille d’artisans siennois aisés, Caterina Benincasa aurait résisté aux stratégies de mariage échafaudées par ses parents, pour obéir à une vocation religieuse précoce, sans pour autant entrer dans les ordres. Ayant conquis encore adolescente le statut de Mantellata jusqu’ici réservé aux veuves pénitentes, elle vit jusqu’en 1367 dans une réclusion domestique, avant de s’engager dans des œuvres de soutien aux malades et aux prisonniers au sein de sa cité.
A partir de 1374, accompagnée de son confesseur dominicain Raymond de Capoue, Catherine sillonne la Toscane, avant de prendre le chemin d’Avignon pour rencontrer le pape Grégoire XI à qui elle rappelle, comme dans ses lettres, les priorités de la politique de l’Église : la paix avec les Florentins, le retour des papes à Rome, la croisade et la réforme de l’Église.
Catherine se retire ensuite deux ans dans le Val d’Orcia où elle compose le Dialogue, traité en langue vernaculaire inspiré d’une vision du Christ-pont. Dans une chrétienté déchirée par le Grand Schisme d’Occident, Catherine soutiendra Urbain VI contre Clément VII, par ses lettres et par sa présence à Rome où elle meurt en 1380.

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