Berlioz, poète et théoricien de l’orchestre.
Regards sur le Grand Traité d’intrumentation et d’orchestration modernes

Emmanuel REIBEL et Béatrice DIDIER (dir.)

coll. « Le dialogue des arts »
Paris, Honoré Champion
7 novembre 2019, 256 p.
ISBN 978-2-7453-5127-2

Hector Berlioz publie en 1843 un Grand Traité d’instrumentation et d’orchestration modernes dont il donne une édition augmentée de « L’art du chef d’orchestre » en 1855 : il y manifeste de façon éclatante sa créativité de musicien et d’écrivain. Ce volume tente de montrer l’originalité de sa démarche à une époque où la facture instrumentale se développe considérablement, mais où Berlioz est presque l’un des seuls à mener en France une réflexion d’ensemble sur l’orchestre. Dans ce texte surprenant, où se mêlent rêve utopique sur l’orchestre idéal et conseils très précis livrés aux instrumentistes et aux chefs, envolées lyriques et analyses d’exemples musicaux, l’orchestre apparaît comme un vaste théâtre où se joue l’avenir de l’art. Livre de chevet de plusieurs musiciens français, de Camille Saint-Saëns à Maurice Ravel, l’ouvrage est mieux accueilli encore à l’étranger, en Russie, en Allemagne et en Angleterre. Ce traité riche en perspectives sur la musique et la société futures concerne-t-il encore les musiciens de notre temps ? C’est ce qu’interroge cet ensemble d’études qui, nous l’espérons, ne manque pas d’actualité.

Béatrice DIDIER, professeur émérite à l’ENS (Ulm), a consacré une partie de ses travaux aux rapports de la musique et de la littérature, depuis La Musique des Lumières (PUF, 1985), jusqu’à Enserrer la musique dans le filet des mots (Hermann, 2019), sans oublier Le livret d’opéra en France au XVIIIe siècle (Oxford, 2013). Emmanuel REIBEL, professeur de musicologie à l’Université Lumière Lyon 2 et membre de l’Institut universitaire de France, a notamment écrit Faust, la musique au défi du mythe (Fayard, 2008) et Comment la musique est devenue « romantique », de Rousseau à Berlioz (Fayard, 2013).

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