Lumières épicuriennes au XVIIe siècle.
La Mothe Le Vayer, Molière et La Fontaine, lecteurs et continuateurs de Lucrèce

Bruno ROCHE

coll. « Libre pensée et littérature clandestine »
Paris, Honoré Champion
26 février 2020, 446 p.
ISBN 978-2-7453-5252-1

De La Mothe Le Vayer à Molière et à La Fontaine, un épicurisme diffus se propage dans l’espace de la République des Lettres et constitue l’arrière-fond du paysage littéraire du XVIIe siècle. Quelle est la fonction des philosophèmes épicuriens dans les œuvres de ces trois auteurs ? Ne s’agit-il que de simples éléments décoratifs ? La doctrine épicurienne affiche, sur la définition du plaisir, sur la mortalité de l’âme et sur la négation de la Providence, des idées qui heurtent de front les dogmes chrétiens. Comment les auteurs reprennent-ils à Épicure et à Lucrèce leur thérapeutique des craintes et leur morale du plaisir ? Comment accueillent-ils des idées et des valeurs hétérodoxes dans le monde chrétien qui est le leur ? La cohérence libertine de leur propos semble se construire, discrètement mais sûrement, sous le patronage de Lucrèce.

Chercheur associé à l’IHRIM-Saint-Étienne (UMR 5317), Bruno ROCHE travaille sur les représentations du rire dans la littérature de l’âge classique. Il s’intéresse au retour des philosophies antiques dans l’Europe de la première modernité et a publié chez Honoré Champion sa thèse sur Le Rire des libertins dans la première moitié du XVIIe siècle (2011) ainsi que les Dialogues faits à l’imitation des anciens de La Mothe Le Vayer (2015).

Ouvrage issu de son habilitation à diriger des recherches soutenue le 17 octobre 2018

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