Publish and Perish :
The Practice of Censorship in the British Isles in the Early Modern Period

Isabelle FERNANDES (dir.)

coll. « Vernon Series in Word History »
Wilmington (USA)/Malaga (Espagne), Vernon Press
mars 2020, 202 p.
ISBN 978-1-62273-405-4

Le développement des pratiques d’impression sous le règne des Tudor a conduit à la fois à la diffusion de connaissances religieuses et laïques, et à la mise en place d’un arsenal juridique pour les contrôler. Alors que la grande majorité des études sur la censure la considère comme étant à l’origine de la notion de paternité d’une œuvre, les critiques ont tendance à ne pas être d’accord sur son influence réelle sur les premiers écrits modernes. Qui, parmi l’Église et l’État laïque, étaient ses principaux partisans ? Avait-elle pour but de détruire ou d’enlever, de punir ou de protéger, d’entraver ou de réglementer ? Propageait-elle une culture du secret ou, au contraire, contribuait-elle à faire circuler de nouvelles idées et connaissances en les contrôlant et en les rendant plus acceptables pour les masses ?
Si les réponses à ces questions sont forcément différentes selon les partis pris esthétiques et religieux des censeurs et des censurés, elles conduisent toutes à un point de débat majeur : la censure a-t-elle vraiment permis de mettre un terme à une menace marginale ou a-t-elle simplement amélioré le sort des premiers écrivains modernes qui ont transformé ses effets négatifs limités en un bouclier réconfortant d’auto-publicité ? En suggérant qu’elle n’a supprimé ni la créativité artistique ni les pratiques subversives, ce volume analyse la censure en Grande-Bretagne et en Irlande pendant les périodes Tudor et Stuart comme un instrument de régulation, plutôt que comme un outil répressif.
Idéal pour les étudiants de troisième cycle et les lecteurs généralistes intéressés par l’histoire moderne ancienne, l’ouvrage jette un nouvel éclairage sur un sujet aussi fascinant que souvent méconnu.

Traduit avec www.DeepL.com

The development of printing practices during Tudor rule led both to the dissemination of religious and secular knowledge, and the development of a legal arsenal to control it. While the vast majority of studies on censorship regard it as being at the origin of the notion of authorship, critics tend to disagree on its actual influence on early modern writings. Who, among the Church and the secular state, were its main supporters ? Did it aim at destroying or removing, punishing or protecting, hampering or regulating ? Did it propagate a culture of secrecy or, on the contrary, did it help to circulate new ideas and knowledge by controlling them and making them more acceptable to the masses ?
If the answers to these questions are bound to differ according to the aesthetic and religious biases of both censors and censored, they all lead to one major point of debate : did censorship really work to stop some marginal threat or did it simply improve the lot of early modern writers who turned its limited negative effects into a comforting shield of self-publicity ? By suggesting it suppressed neither artistic creativity nor subversive practices, this volume analyses censorship in Britain and Ireland during the Tudor and Stuart periods as an instrument of regulation, rather than a repressive tool.
Ideal for both graduate students and general readers interested in Early Modern History, the work sheds new light on a topic as fascinating as it is often misunderstood.

L’autrice

Isabelle FERNANDES est maitresse de conférences à l’université Clermont Auvergne et membre de l’IHRIM. Elle est spécialisée dans l’histoire britannique des débuts de l’ère moderne (des Tudors aux Stuarts), avec un accent particulier sur le pouvoir religieux et politique, sa représentation et les multiples façons dont il est imposé et défié.

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