Activités

Les anti-Lumières et l’édition : idéologie et commerce au XVIIIe siècle  (Manifestations)

Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » 2022-2023  (Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » )

Contrôler le temps, une ambition royale (France - 1580-1789)  (Manifestations)

Non nova, sed nove scribere. Étudier la présence non revendiquée de structures textuelles issues de la littérature antique dans la littérature française (du Moyen Âge à nos jours)  (Manifestations)

Histoires (matérialistes) du matérialisme  (Manifestations)

La réception française des philosophes allemands au XIXe siècle  (Manifestations)

NEOLATINLYON 2022 - École de NÉO-LATIN  (Manifestations)

Séminaire « Modernités hispaniques » 2021-2022  (Séminaire « Modernités hispaniques »)

La philosophie de Condillac et ses réceptions  (Manifestations)

Montesquieu. Bibliothèque & éditions  (Ressources numériques)

Séminaire « L’idée d’égalité chez les femmes philosophes modernes et contemporaines » 2021-2022  (Nouveaux séminaires)

Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » 2021-2022  (Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » )

Séminaire « Parlement(s) et cours souveraines, en France et en Europe, sous l’Ancien Régime » 2020-2021  (Séminaire « Parlement(s) et cours souveraines »)

Séminaire « Thermalisme et Politique (XVIIe – XIXe siècle) » 2021-2022  (Séminaire « Thermalisme et Politique (XVIIe – XIXe siècle) »)

Séminaire « Les Lumières » 2021-2022  (Nouveaux séminaires)

Nouvelles considérations sur Descartes politique  (Manifestations)

Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) » 2021-2022  (Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »)

Séminaire « Philosophie française au XIXe siècle » 2021-2022  (Séminaire « Philosophie française au XIXe siècle » )

Séminaire « 1800 » 2021-2022  (Séminaire « 1800 »)

Anglo-Franco-American Graduate Workshop in Early Modern Philosophy  (Manifestations)

Émilie du Châtelet et la littérature philosophique clandestine  (La lettre clandestine)

NEOLATINLYON 2021 - École de NÉO-LATIN  (Manifestations)

Rencontre Jeunes chercheur.e.s du GRAC  (Manifestations)

Séminaire « Du « prince éclairé » au « despote éclairé », de Montesquieu à Catherine II » 2021-2022  (Nouveaux séminaires)

Séminaire « Parlement(s) et cours souveraines, en France et en Europe, sous l’Ancien Régime » 2021-2022  (Séminaire « Parlement(s) et cours souveraines »)

Dante, ses critiques, ses imitateurs. France-Italie XXe-XXIe siècles  (Manifestations)

Grant "Extending New Narratives in the History of Philosophy"  (Contrats)

Séminaire « Thermalisme et Politique (XVIIe – XIXe siècle) » 2020-2021  (Séminaire « Thermalisme et Politique (XVIIe – XIXe siècle) »)

Séminaire « Philosophie française au XIXe siècle » 2020-2021  (Séminaire « Philosophie française au XIXe siècle » )

Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) » 2020-2021  (Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »)

État de la recherche sur les récits de voyage entre l’Europe et l’Amérique latine (XVIIIe-XIXe siècles)  (Manifestations)

Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » 2020-2021  (Séminaire « Histoire des idées. Méthodes, enjeux, études de cas » )

Des pieds et des mains. Représentations culturelles, politiques et sociales en Europe (1450-1650)  (Manifestations)

Pensées secrètes des Académiciens : Fontenelle et ses confrères  (La lettre clandestine)

[Titre arrêté] Courrier du Centre international Blaise Pascal  (Revues)

Collection « Textes de la philosophie »  (Collections)

Les systèmes de pensée et leurs textes

Historiographie, méthodes et réceptions

Ce sous-axe vise à développer une méthodologie et une pratique réflexive sur nos champs d’études respectifs (philosophie, littérature, études théâtrales, anthropologie, histoire politique…) afin d’historiciser de manière systématique les concepts utilisés et de tenter de définir précisément ce qu’est aujourd’hui l’« histoire des idées ». Cela passe par l’examen des courants méthodologiques qui orientent la pratique de l’histoire des idées et des représentations, qu’il s’agisse du néo-historicisme, des théories de la réception ou du perspectivisme historique, ou encore de l’histoire des idées « à la française », de l’histoire intellectuelle, de l’histoire des concepts en vigueur dans la pensée allemande, ou enfin des approches qui dominent aujourd’hui parmi les historiens des sciences, avec l’étude des controverses, la sociologie des sciences, etc. En plaçant ces débats méthodologiques dans une perspective historique qui les relie et les étudie en termes d’évolution et de variations, nous cherchons à retracer le jeu complexe des héritages et des ruptures plus ou moins déclarés qui font émerger ou accompagnent le renouvellement de la vie intellectuelle. Il s’agit donc aussi d’explorer tous les phénomènes de réception ou construction/ reconstruction, de transmission (y compris par la traduction), de transposition, d’approfondissement ou de diffusion, mais également de censure, d’occultation, de détournement, qui transforment nos modes de pensée.

Texte et système

Ce thème s’articule autour des problématiques relevant de l’étude interne des textes et des œuvres. L’IHRIM héberge l’édition critique de plusieurs grands auteurs, notamment en philosophie moderne (les Pensées de Pascal, la Correspondance de Pierre Bayle, les Œuvres complètes de Spinoza, les Œuvres complètes de Montesquieu, la Correspondance de Marc-Michel Rey, le Parallèle des Anciens et des Modernes de Perrault entre autres). De par leur nature même, ces travaux encouragent le retour aux textes : un établissement critique rigoureux constitue en effet le point de départ nécessaire pour toute étude de la construction interne d’un texte, complémentaire à la réflexion historique externe. Il permet d’étudier avec précision les structures profondes qui donnent aux textes leur unité et cohérence, qu’ils soient porteurs d’une architectonique imaginaire, conceptuelle ou expérimentale, littéraire, philosophique ou scientifique. Les structures, styles et formes des textes s’explorent par l’étude systématique des tropes, des concepts, des arguments et des modèles qui y émergent, en dialogue constant avec le contexte historique et les circonstances de composition et de réception. Chaque terme, même s’il s’appuie sur le langage ordinaire ou sur des significations héritées des auteurs antérieurs, est redéfini par son inclusion dans une nouvelle structure. Chaque auteur définit ainsi non seulement ses notions, mais aussi sa démarche, la forme qu’il confère à ses énoncés, dans un rapport complexe à l’expérience commune et à ses formes de cohérence. L’étude minutieuse du lexique des auteurs se prolonge alors directement dans l’analyse des représentations, des concepts, des tropes, et des formes : la linguistique historique sert à mieux circonscrire les champs lexicaux qui, à la fois, portent et limitent les significations possibles des textes ; l’étude formelle des termes, de leurs occurrences et de leurs variantes, permet de relever les régularités terminologiques, argumentatives et stylistiques auxquelles les textes doivent leur cohérence propre.

Histoire des idées et interdisciplinarité

L’IHRIM part du présupposé que l’histoire des idées politiques et juridiques éclaire les textes littéraires et inversement, refusant toute hiérarchie préétablie entre disciplines. Il s’agit donc de décloisonner les disciplines (théologiques, politiques, économiques, littéraires, linguistiques…) et de les faire dialoguer. Cette démarche s’applique en outre d’un point de vue comparatiste puisque certains membres du laboratoire se spécialisent dans l’analyse des idées politiques et juridiques du monde anglophone (règne des Tudor, Glorieuse Révolution), tandis que d’autres travaillent sur la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, ou d’autres pays européens. 
Parmi les questions d’ordre doctrinal considérées, la genèse de l’État moderne fait l’objet d’un travail particulier à travers l’examen et l’approfondissement de trois des présupposés par lesquels on l’explique d’ordinaire : la sécularisation, dans laquelle interviennent de multiples modes d’articulation du théologique et du politique ; l’autonomie du juridico-politique, qui méconnaît les effets des conflits internes à la société ; et l’illusion que l’histoire de l’État pourrait s’écrire par la seule prise en compte de sa structure institutionnelle et de ses conceptualisations, et non pas comme le produit, sans cesse remis en mouvement, des agencements de pouvoirs régissant, à chaque époque, l’organisation sociale. Il s’agit ainsi de revenir sur les grandes figures du changement de la vie politique et juridique : les membres de l’IHRIM s’intéressent tout particulièrement à des philosophes politiques tels que Bacon, Naudé, Hobbes, Spinoza, Leibniz, Montesquieu, Rousseau ainsi qu’à l’inscription des manifestations de la culture politique d’une époque dans les textes littéraires. L’ambition est de remettre en cause les héritages, les appartenances et les classifications théoriques, et de tracer les lignes qui relient l’analyse conceptuelle des grands systèmes de la pensée politique et juridique à la sociologie historique, à l’analyse institutionnelle, ou à l’histoire de la rationalité économique.

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