Valorisation de la recherche

Quinzo confiné Le « Ségur de la santé »

En lien avec les recherches sur les romans et les temps d’anticipation de Claire BAREL-MOISAN.

Une société où l’individualisme est devenu la loi, où la recherche du profit motive toutes les relations humaines et qui exhibe, gravée à l’entrée des maisons, sa devise provocatrice : « Chacun chez soi, chacun pour soi ». Tel est le tableau menaçant qu’Émile Souvestre dresse de l’an 3000, dans ce Monde tel qu’il sera. Cet extrait présente des économies possibles à l’hôpital…

[…] mais notre économe espère arriver à toutes ces améliorations par les bonis.
— On nomme ainsi, reprit le médecin, les économies réalisées aux dépens des malades. Que le potage soit moins gras, boni ; le pain moins blanc, encore boni ; le vin tempéré d’eau, toujours boni ! C’est une méthode perfectionnée pour faire danser l’anse d’un panier qui renferme dix mille portions. C’est ainsi que les établissements s’enrichissent, et que les économes acquièrent des droits à la reconnaissance et aux gratifications. On peut donc dire, en principe, qu’un hôpital bien administré est celui où les malades sont assez mal pour que la caisse s’en trouve bien.

Source : Émile Souvestre, Le Monde tel qu’il sera en l’an 3000
Illustration : couverture édition 2013 chez Skol Vreizh (Morlaix), dans la collection « Essais ». Préface Claire BAREL-MOISAN.

Le saviez-vous ?

Le « Ségur de la santé », lancé par le gouvernement le lundi 25 mai 2020, suite à la pandémie de la Covid-19, est une grande concertation des acteurs du système de santé sur l’avenir des structures de soins et des soignants. Ce Ségur doit durer plusieurs semaines.

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