Appel à communications. « Réactualiser l’aliénation : perspectives interdisciplinaires »
Porteurs du projet
- Ian BYRD (UJM-SE | IHRIM)
- Camille SIGNES (UJM-SE | IHRIM)
- Nina LUTZ (UJM-SE | IHRIM)
- Théo FAVRE-ROCHEX (u. Paris 1 Panthéon-Sorbonne | Hiphimo)
- Medrar SALLEM-ÂATI (UJM-SE | ECLLA et u. de Tunis | Intersignes)
Ancien·nes porteur·es du projet
- Mohamed Amine ASSARIKHI (UJM-SE | ECLLA)
- Daria PETLIAEVA (UJM-SE | Triangle)
Laboratoire junior rattaché à l’université Jean Monnet Saint-Étienne.
Actualités du laboratoire ANCOLI à suivre sur son carnet Hypothèses
Le colloque « Réactualiser l’aliénation : perspectives interdisciplinaires » s’inscrit dans la lignée des travaux récents visant à réactualiser la portée critique du concept d’aliénation. Ce colloque constitue également l’aboutissement d’une réflexion approfondie menée par notre laboratoire junior ANCOLI à travers quatre journées d’étude, dont les ressources et les contributions sont disponibles sur notre carnet Hypothèses. Nous souhaitons que ce moment soit l’occasion d’interroger la pertinence et les usages contemporains d’une notion longtemps déconsidérée dans les sciences humaines et sociales. Dans quelle mesure l’aliénation constitue-t-elle encore un outil théorique opératoire ? Quels sont ces usages possibles aujourd’hui, et quel(s) sens convient-il de lui attribuer ? Si le concept conserve une puissance heuristique pour penser les réalités sociales contemporaines, il importe d’en questionner les formes actuelles : à quoi ressemble aujourd’hui l’expérience de l’aliénation ? En quoi notre rapport au monde est-il toujours traversé par des logiques d’étrangeté ou de dépossession ? Et quels pourraient être les leviers d’une résistance ou d’une désaliénation ? La perspective adoptée se veut résolument interdisciplinaire. Le concept d’aliénation sera ainsi interrogé à la croisée de plusieurs domaines – philosophie sociale, sociologie, marxisme, psychiatrie, psychanalyse, théories décoloniales et féministes, théorie littéraire – afin de rendre compte, ou non, de son actualité.
Axes possibles :
- L’aliénation comme concept socio-politique intersectionnel
- L’aliénation dans l’analyse des textes et images
- Aliénation et santé mentale
Calendrier
Le colloque se tiendra à l’université Jean Monnet, Saint-Étienne. Les personnes souhaitant présenter leur travail sont invitées à envoyer un titre provisoire et un résumé de 2 500 signes maximum à labo.ancoli[at]gmail.com avant le vendredi 12 septembre 2025. Les communications ont lieu en français.
Les intervenant·es retenu·es seront prévenu·es avant le vendredi 3 octobre 2025. Une publication ultérieure est envisagée.
Dans une volonté d’ouverture interdisciplinaire, seront privilégiées les contributions s’inscrivant dans les différents champs des sciences humaines, sociales, et médicales, afin de penser les usages actuels du concept à partir d’une multitude de perspectives.
L’organisation du colloque devrait pouvoir prendre en charge l’hébergement ainsi que les déjeuners des 11 et 12 décembre et le dîner du 11 décembre. Dans la mesure du possible, nous demandons aux participant·es de solliciter leurs laboratoires d’appartenance pour le remboursement de leurs frais de transport.
Comité organisateur
Ian Byrd (IHRIM), Théo Favre Rochex (HIPHIMO), Nina Lutz (IHRIM), Medrar Sallem-Âati (ECLLA), Camille Signes (IHRIM)
Comité scientifique
- Jean-Christophe Angaut (ENS Lyon, Triangle)
- Aude Laferrière (UJM, ECLLA)
- Samuel Lézé (ENS Lyon, IHRIM)
- Frédéric Monferrand (Paris 1, ISJPS)
- Jean-Marie Roulin (UJM, IHRIM)
- Stéphanie Roza (ENS Lyon, Triangle)
Description
Créé au printemps 2024 en réponse à un appel à projets lancé par l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne, le laboratoire junior Ancoli (Aliénation(s) et Norme(s) : Croisement d’Outils Littéraires et Interdisciplinaires) mène des activités de recherche autour du concept d’aliénation et ses usages. Ce terme, dans son acception la plus large, désigne le fait de devenir étranger à soi-même et concerne des domaines aussi variés que la psychiatrie, le marxisme, ou encore les théories décoloniales et féministes. La question de l’aliénation nourrit également les champs de la création et de la réflexion esthétique.
Ce concept polysémique qui, après être devenu incontournable dans la pensée sociale et politique d’après-guerre au point de servir de mot d’ordre aux mouvements de 1968, a finalement fait l’objet de critiques légitimes dont nous aimerions préciser les contours.
Ainsi, dans une démarche ancrée dans le présent et tournée vers l’avenir, nous chercherons à interroger la pertinence et les usages actuels d’une notion qui suscite d’ores et déjà un regain d’intérêt en philosophie sociale. Pourquoi ce concept, naguère jugé obsolète, trouve-t-il encore une résonance aujourd’hui ? Dans quelle mesure peut-il être fécond de le redéfinir dans une perspective interdisciplinaire, en dialogue avec des problématiques plus récentes comme l’intersectionnalité ? Enfin, ce concept polysémique peut-il constituer un outil herméneutique fertile pour la théorie littéraire aujourd’hui ?
Tout au long de l’année 2024-2025, nous organiserons des tables rondes à l’Université Jean Monnet de Saint-Etienne, chacune dédiée à un des champs d’application du concept d’aliénation, afin de questionner et redéfinir cette notion. Ces rencontres feront l’objet de comptes-rendus publiés sur notre carnet Hypothèses, dans le but de proposer des ressources accessibles à toutes et tous.


