Aspects de la réception de Maïmonide : rationalité, judaïté, historicité
Organisation : Stéfanie BUCHENAU (u. Sorbonne Nouvelle), Sonia GOLDBLUM (ENS de Lyon-IHRIM) et Franck LEMONDE (Sorbonne u.)
Matinée. Présidence de séance : Pierre-François MOREAU (ENS de Lyon-IHRIM)
10h00 Mot d’introduction
10h30 David LEMLER (Sorbonne u.)
« Hermann Cohen, lecteur de Maïmonide, à travers Mendelssohn : du monothéisme dogmatique au monothéisme éthique »
11h20 Sonia GOLDBLUM (ENS de Lyon-IHRIM)
« Maïmonide dans la Philosophie du judaïsme de Julius Guttmann »
Après-midi. Présidence de séance : Stefanie BUCHENAU (u. Sorbonne Nouvelle)
13h30 Dan ARBIB (Sorbonne u.)
« Levinas, lecteur de Maïmonide »
14h20 Olivier BAISEZ (u. Paris 8 Saint-Denis)
« Un guide des perplexes ? La place de Maïmonide dans l’imaginaire et la pensée des sionistes allemands (1897-1938) »
15h10 Franck LEMONDE (Sorbonne u.)
« Maïmonide chez Salomon Maimon : la philosophie entre "critique de la superstition" et "vraie religion" »
16h15 Clôture
Cette journée d’études se propose d’envisager différentes perspectives sur la réception de Maïmonide en Europe, de l’âge classique au XXe siècle. Il s’agira notamment d’étudier comment l’auteur du Guide des Égarés a pu devenir un – sinon le – « classique du rationalisme » (H. Cohen), à travers les différentes lectures dont il a été successivement l’objet. De la Haskala (notamment M. Mendelssohn et Salomon Maïmon) à la Wissenschaft des Judentums (notamment H. Cohen, J. Guttmann et L. Strauss), en passant par diverses tendances du sionisme allemand jusqu’à Lévinas, plusieurs séquences de l’histoire des idées autour de cette œuvre maîtresse seront ainsi envisagées.
Une approche textuelle pourra être combinée à une démarche plus spécifiquement historique selon les intervenant·es. Nos historiographies habituelles pourront ainsi être remises en question : celle qui, depuis le XIXe siècle, fait commencer la philosophie en Grèce et minimise l’apport de traditions non européennes ; celle qui réduit le Moyen Âge à une époque « obscurantiste » ; ou encore celle qui reconduit l’opposition figée entre Lumières et expérience religieuse. Nous espérons ainsi pouvoir placer quelques jalons sur le chemin qui relie les « Lumières médiévales » judéo-arabes à l’hypothèse d’une « religion de la raison ».


