Daniel GARBER : « Baconian Alchemy : Making Gold in the Novum organum and in the Sylva »


Organisation : Oxford Centre for the History of Science, Medicine, and Technology (OCHSMT) et ERC project NOTCOM

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Book II of the Novum organum begins as follows : « The work and aim of human power is to generate and superinduce a new nature or new natures on a given body. » (NO II.1) The transformation of bodies is thus central for Baconian science, as it is for the alchemist. In the Novum organum, Bacon suggests that there are two strategies for the transformation of bodies. The one regards bodies as collections of simple natures, and goes by discovering the form of each of the simple natures and imposing it on a body. The other goes by observing how bodies are transformed in nature (the latent process) and imitating it in the laboratory. (NO II.5) The much-discussed illustration of the method in the Novum organum is exclusively of the first kind. (NO II.10-21). This is what most commentators mean when they talk about Baconian method. But in the Sylva Sylvarum, Bacon illustrates the second strategy. Using the example of transforming a body into gold, Daniel GRABER will discuss Bacon’s second method, and contrast it with the first. He will suggest that its employment in the Sylva may represent a change in his views on what the method of inquiry should be.

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Le Livre II de Novum organum commence ainsi : « Produire dans un corps donné une nouvelle nature (mode ou manière d’être), ou enter de nouvelles natures sur une base matérielle proposée, est l’œuvre et le but de la puissance humaine. » (NO II.1). La transformation des corps est donc centrale pour la science baconienne, de même que pour l’alchimiste. Dans le Novum organum, Bacon suggère qu’il existe deux stratégies pour la transformation des corps. La première considère les corps comme des ensembles de natures simples, et consiste à découvrir la forme de chacune des natures simples et à l’imposer à un corps. La seconde part de l’observation de la manière dont les corps se transforment dans la nature (le processus latent) et son imitation en laboratoire. (NO II.5) L’illustration largement discutée de la méthode dans le Novum organum est exclusivement du premier type. (NO II.10-21). C’est ce que la plupart des commentateurs désignent lorsqu’ils parlent de la méthode baconnienne. Mais dans le Sylva Sylvarum, Bacon illustre la seconde stratégie. À partir de l’exemple de la transformation d’un corps en or, Daniel GARBER discutera de cette seconde méthode et la comparera la première. Il suggérera que son emploi dans le Sylva pourrait représenter une évolution de sa vision de ce que devrait être la méthode d’enquête.