Ali AL-MOUSSAOUI : « Domestic Archives of Exile »


Organisation : Hélène MARTINELLI (ENS de Lyon – IHRIM / CEFRES) et Giedrė ŠABASEVIČIŪTĖ (Oriental Institute, AV ČR / CEFRES)

Speaker : Ali Al-MOUSSAOUI (Charles U. – CEFRES)
Discussant : Myriam CATUSSE (CNRS – Institut de recherche sur le Maghreb contemporain)

« Domestic Archives of Exile.
Memory, Language, and Informal Bookmaking among Armenian and Palestinian Populations and Women in Lebanon »

This research investigates the intersections of informal bookmaking, collective memory, diaspora, and feminism praxis within displaced communities in Lebanon. The study focuses specifically on Palestinian and Armenian populations, with a primary emphasis on women’s contributions, to explore how non-traditional bookmaking practices serve as vital tools for identity expression and resistance against socio-cultural erasure. By unearthing the ways and linguistic nuances embedded in these informal materials, the project highlights how these communities record lived experiences and cascade knowledge and narratives.

The investigation is situated within the exceptional demographic and historical tapestry of Lebanon, a country known for its overlapping histories of displacement and sectarianism, which creates a unique environment for memory-making. Methodologically, the research employs a multi-method qualitative approach, synthesizing ethnographic fieldwork with textual, visual, and discourse analysis. This framework allows for a detailed and comprehensive look at informal publishing as a site of political and social agency.

This research is conducted within a broader project of CEFRES titled “Paper Bonds : Bookmaking for Kin, Friends and Self in Contemporary Europe and the Middle East.” It contributes to current scholarly debates via addressing the gap between formal archival history and the transient nature of diasporic production. Ultimately, this study views informal bookmaking as a radical strategy for survival, memory-making, and historical continuity.

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Intervenant : Ali Al-MOUSSAOUI (Charles U. – CEFRES)
Discutante : Myriam CATUSSE (CNRS – Institut de recherche sur le Maghreb contemporain)

« Archives domestiques de l’exil.
Mémoire, langue et fabrication de livres informelle chez les populations arménienne et palestiniennes et chez les femmes au Liban »

Ces travaux interrogent les liens entre la fabrication informelle de livres, la mémoire collective, la diaspora et les pratiques féministes au sein des communautés déplacées au Liban. L’étude se concentre plus particulièrement sur les populations palestiniennes et arméniennes, avec une emphase sur la contributions des femmes, afin d’explorer comment les pratiques non traditionnelles de fabrication de livres constituent des outils essentiels pour exprimer son identité et résister à l’effacement socioculturel. En dévoilant les pratiques et les nuances linguistiques inhérentes à ces objets informels, le projet montre comment ces communautés consignent les expériences vécues et transmettent leurs savoirs et leurs récits.

Cette étude s’inscrit dans le contexte démographique et historique particulier du Liban, un pays marqué par un enchevêtrement de vagues de déplacements de population et de sectarisme, qui créent un environnement unique pour la construction de la mémoire. Sur le plan méthodologique, le travail de recherche repose sur une approche qualitative pluridisciplinaire, combinant un travail de terrain ethnographique à des analyses textuelles, visuelles et discursives. Ce cadre permet un aperçu détaillé et exhaustif de l’édition informelle comme dispositif d’expression politique et social.

Ce travail de recherche s’inscrit dans un projet plus vaste du CEFRES intitulé « Liens de papier : Créer des livres pour la famille, les amis et soi-même en Europe et au Moyen-Orient ». Il contribue aux débats académiques actuels en s’attaquant au fossé qui sépare les archives historiques officielles et la nature éphémère de la production diasporique. Enfin, cette étude considère la fabrication de livres informelle comme une stratégie radicale pour survivre, construire la mémoire et garantir la continuité historique.


The project explores self-made books and private bookmaking practices in contemporary Europe and the Middle East, focusing on their material, symbolic and social dimensions. Adopting a genealogical perspective, it examines how non-commercial publishing and book production shape relationships, express identity and responds to political and technological change. Drawing from the disciplines of anthropology, book history and sociology of literature, the project aims to reappraise the social significance of the print book in the era of digital publishing.

Kick-off conference on Feb. 19th, 2026. Full program of this bimonthly seminar soon to be released.

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Le projet explore les livres artisanaux et les pratiques privées de fabrication de livres dans l’Europe et le Moyen-Orient contemporains, en mettant l’accent sur leurs dimensions matérielles, symboliques et sociales. Adoptant une perspective généalogique, il examine comment l’édition non commerciale et la production de livres structurent les relations, permettent aux identités de s’exprimer et répondent aux changements politiques et technologiques. S’appuyant sur les disciplines de l’anthropologie, de l’histoire du livre et de la sociologie de la littérature, le projet vise à réévaluer l’importance sociale du livre imprimé à l’ère de l’édition numérique.

Conférence inaugurale du séminaire le 19 février 2026. Programme complet du séminaire bimensuel à venir.