Élisabeth VUILLEMIN « La Bible de Port-Royal et ses métamorphoses : Du livre condamné à la traduction de référence (1667-1708) »

Thèse de doctorat en langue et littérature françaises réalisée sous la direction de Laurent THIROUIN

Composition du jury
  • M. Laurent THIROUIN (u. Lumière Lyon 2), Directeur de thèse
  • M. Jean-Robert ARMOGATHE (EPHE Paris), Rapporteur
  • Mme Claire PLACIAL (u. de Lorraine), Rapporteure
  • Mme Laurence PLAZENET (u. Clermont Auvergne), Examinatrice
  • M. Simon ICARD (CNRS - Laboratoire d’Etudes sur les Monothéismes), Examinateur
  • Mme Laurence MELLERIN (CNRS - Laboratoire HiSoMA - Institut des Sources Chrétiennes), Examinatrice

Si vous désirez assister à la soutenance ou au pot, veuillez contacter Élisabeth VUILLEMIN à l’adresse elisabeth.marie.vuillemin[at]orange.fr avant le 20 novembre. Vous pouvez également écrire à cette adresse si vous souhaitez suivre la soutenance en visioconférence.

Résumé

Entre le Nouveau Testament de Mons, publication scandaleuse, l’Ancien Testament expliqué, ouvrage d’édification spirituelle approuvé de tous, et la Bible annotée qui adapte le commentaire du texte aux besoins des lecteurs, les publications bibliques de Port-Royal ont pris plusieurs formes. Parallèlement à l’évolution de la traduction et de ses péritextes, la Bible de Port-Royal trouve sa place dans la littérature religieuse française, avec un succès qui ne se dément pas jusqu’au XIXe siècle. Le présent travail retrace les étapes de cette entreprise éditoriale collective, dont Louis-Isaac Lemaistre de Sacy demeure la figure tutélaire, de la longue préparation du Nouveau Testament de Mons, publié en 1667, à la parution des derniers volumes du Nouveau Testament expliqué, qui a lieu en 1708. Il revient sur les polémiques qui ont accueilli l’ouvrage à ses débuts, dont les implications juridiques, pastorales, philologiques, exégétiques et stylistiques permettent de questionner le rôle accordé au texte biblique par les institutions catholiques et les fidèles dans la France du XVIIe siècle. Il compare la traduction biblique de Port-Royal aux traductions françaises contemporaines, pour en montrer les aspects novateurs, et parfois précurseurs ; enfin, il recense les variantes entre les principales éditions, pour mettre en avant un travail de révision conséquent qui a été accompli tout au long de la période étudiée.