Humanités et Animalités • Moyen Âge – XIXe siècle
Organisation : Stéphane GOUGELMANN, Thibaut RADOMME et Delphine REGUIG (u. Jean Monnet Saint-Étienne – IHRIM)
Où et quand commence l’animalité ? Quel est le propre de l’homme ? Peut-on penser l’humanité sans faire référence à l’animalité ? Comment l’une se comprend par rapport à l’autre ? Sans doute faut-il penser ces concepts au pluriel pour pouvoir mieux explorer leurs définitions et leurs représentations dans l’histoire.
De tels enjeux seront au cœur du séminaire spécifique de l’équipe IHRIM-UJM qui interrogera ces catégories d’animalité et d’humanité dont le rapport est peut-être plus dialectique qu’antithétique et à travers lesquelles se mettent en question les frontières, hiérarchies et partages structurant notre outillage mental comme autant d’évidences à questionner. Des bestiaires médiévaux aux créatures hybrides de la fiction d’anticipation, de l’humanisme à l’Histoire naturelle de Buffon, des animaux fabuleux de l’âge classique aux métamorphoses animales contemporaines, la question de la « dignité » et la « naturalité » des espèces se déplace et se reconfigure. De telles interrogations, où se rencontrent arts, sciences et sciences humaines, place la littérature au cœur de la réflexion sur le vivant et sa complexité.
Séance portée par Delphine REGUIG (u. Jean Monnet Saint-Étienne – IHRIM)
L’un des enjeux du « séminaire spécifique » annuel organisé par la section stéphanoise de l’Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités sera de montrer que la pensée et la représentation de l’intime, l’intérêt même qu’on peut lui accorder fluctuent au cours du temps. L’unicité de la vie intime paraît elle-même relative, non pas seulement parce que l’hypothèse freudienne de l’inconscient met à mal l’unité du sujet, mais parce que, frotté de valeurs et d’idées communes, plongé dans la société et confronté à l’altérité, le moi, y compris le plus profond, reste, pour reprendre Montaigne, celui d’un « homme mêlé ». L’intime existe-t-il même indépendamment des mots qui le mettent en forme, des images qui l’objectivent ?
L’originalité de notre démarche résidera dans le corpus choisi : très majoritairement des œuvres à visée littéraire, où l’intime recherche sa voix singulière dans l’élaboration d’un style. L’intervalle chronologique dont relèveront nos exemples s’étendra de la Renaissance à l’aube du XXe siècle.
Ouvert à tous mais aussi à destination des étudiant.e.s de Master et Licence 3.


