Pratiques & formes littéraires 16-18, n° 24, 2027, « Injure, insulte et invective (XVIe-XVIIe siècles) », coordonné par Gabriel EYCHENNE, Grégoire HOLTZ et Isabelle MOREAU
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
Directeur de la publication : présidente ou président en exercice de l’université Jean Moulin Lyon 3
Éditeur : université Jean Moulin Lyon 3 et équipe IHRIM-Lyon 3.
Directrices scientifiques de la revue :
– Ariane BAYLE, PR en littérature générale et comparée, université Jean Moulin Lyon 3
– Mathilde BOMBART, PR en littérature française, université Lumière Lyon 2
Secrétariat de rédaction : Pôle édition de l’IHRIM
– Isabelle TREFF depuis 2020 (n°17)
Périodicité : annuelle
Premier numéro : 2019
e-ISSN 2534-7683
Suivi Mir@bel
Revue en ligne
L’objectif de ce numéro de revue, coordonné par Gabriel EYCHENNE, Grégoire HOLTZ et Isabelle MOREAU, est de réfléchir à la spécificité et à la polyvalence des injures aux XVIe et XVIIe siècles dans des corpus et des contextes d’énonciations variés. Parmi les questionnements possibles, on retiendra les axes suivants :
- Comment articuler la production d’injure à des inscriptions sociales et confessionnelles précises qui leur donnent toute leur force ? Quelles injures circulent et lesquelles sont limitées à un milieu, à un groupe, à une religion ? Qui peut manier l’injure et qui ne le peut pas ?
- Quelles sont les dimensions pragmatiques de l’injure ? Quelles injures semblent déterminées par leur adresse à des publics visés ? Comment l’approche par la réception révèle le façonnage des injures ? Quelles « règles du débat » sont ainsi transgressées à un niveau rhétorique, mais aussi social et éthique ?
- Comment réfléchir à la création linguistique propre au champ de l’injure : par exemple, quels néologismes font la réputation des libellistes ? Quelle inventivité verbale devient la marque de reconnaissance du style d’un auteur ou d’une écriture collective ?
- Comment cerner les « attendus » de l’injure (typologies héritées ou détournées, comparaisons éculées resémantisées en contexte, bestiaires, etc.), qui l’inscrivent dans une intertextualité complexe ? Quels sont les répertoires ou les ressources à disposition (pensons aux injures tirées de la Bible) ? Et quelle mémoire de l’injure ces effets de reprise supposent-ils des contemporains ?
Les propositions de communications (un titre et un résumé de 300 mots) sont à envoyer, accompagnées d’un bref CV, aux co-directeurs du numéro, avant le 1er avril 2026 :
Gabriel EYCHENNE, Grégoire HOLTZ et Isabelle MOREAU
Voir aussi l’appel en ligne sur le site de la revue Prairial.
Pratiques et formes littéraires 16-18 est une revue éditée par le Groupe d’Analyse de la Dynamique des Genres et des Styles (GADGES), intégré depuis 2016 à l’IHRIM (Institut d’Histoire des Représentations et des Idées dans les Modernités), UMR CNRS 5317. La vocation de la revue est l’étude de l’évolution des pratiques discursives et éditoriales caractérisant la production littéraire en France entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Cette revue prend la suite des Cahiers du GADGES, dont les numéros de 1 à 15 sont diffusés sous format papier par la librairie Droz et accessibles en intégralité sur la plateforme Persée.
Chaque numéro porte sur une question qui interroge formes et styles dans leurs relations aux mutations qui marquent cette période, avec deux axes prioritaires :
- l’analyse de situations d’écriture ancrées dans des moments de tensions politiques, sociales et religieuses et des stratégies de communication littéraire (rhétorique polémique, écriture de la connivence, etc.) auxquelles elles donnent lieu ;
- l’étude de l’émergence de champs discursifs nouveaux dans la « première modernité » (hétérodoxie religieuse, éducation, médecine, voyage et exploration du monde…).
Parmi les formes associées à ces nouveaux savoirs, la revue s’intéresse notamment au croisement des langages texte/image et à la manière dont il peut modifier la signification et la réception des œuvres. Ces travaux sont menés dans une ouverture pluridisciplinaire, par l’instauration d’un dialogue avec des historiens, musicologues, philosophes et historiens de l’art de la période.

