Regards croisés sur l’ekphrasis musicale (musicologues et littéraires)


Organisation : Matthieu CAILLIEZ (u. Jean Monnet Saint-Étienne – IHRIM) et Anne-Claire GIGNOUX (u. Jean Moulin Lyon 3)

8h45 Introduction

9h00–10h30 Session 1. Quand la musique « parle » : poète et compositeurs romantiques
Président de séance : Frédéric SOUNAC
  • Violaine ANGER (u. d’Évry)
    « Hector Berlioz, ou l’ekphrasis généralisée »
  • Michela LANDI (u. de Florence)
    « Pour une "exécution transcendante" : sur l’intertextualité musico-littéraire »
  • Matthieu CAILLIEZ (u. Jean Monnet Saint-Étienne – IHRIM)
    « L’ekphrasis musicale dans les critiques théâtrales de Théophile Gautier »
11h00–12h00 Session 2. Peindre la musique : de la réception à la fiction au milieu du XIXe siècle
Président de séance : Matthieu CAILLIEZ
  • Bénédicte GANDOIS, docteure en musicologie
    « Parler de la symphonie, ou raconter la symphonie des années 1815 à 1870 »
  • Jean GUILLAUMONT (u. Lumière Lyon 2 – IHRIM)
    « Peindre et narrer, éblouir et déplorer : l’ekphrasis musicale dans les récits de Charles Barbara »
14h00–15h30 Session 3. L’ekphrasis musicale à la charnière entre les XIXe et XXe siècles
Présidente de séance : Michela LANDI
  • Nicolas MEEÙS (Sorbonne u.)
    « Métalangage, ekphrasis, narration musicale, sémiose introversive »
  • Frédéric SOUNAC (u. Toulouse – Jean Jaurès)
    « "Le rossignol de la croix" : écrire la grandeur de Bach »
  • Yasuhiro ITO (u. de Strasbourg)
    « De Willy à Colette. Stratégies langagières de la critique musicale et leur prolongation romanesque »
16h00–17h00 Session 4. Quand la musique inspire la littérature autour de 1920 Présidente de séance : Anne-Claire GIGNOUX
  • Nathalie VINCENT-ARNAUD (u. Toulouse – Jean Jaurès)
    « Entre satire et désenchantements : résonances de l’ekphrasis musicale dans La Jeune fille verte de
    Paul-Jean Toulet (1920) et Les Allongés de Jeanne Galzy (1923) »
  • Florian DEVEDEUX (u. Grenoble Alpes)
    « La sonate de Vinteuil ou l’imaginaire du souvenir : nostalgie musicale et ekphrasis chez Proust »

Cette journée d’études rassemblera des musicologues et des littéraires autour de la description de l’œuvre musicale. Leurs regards croisés réuniront deux perspectives différentes et tenteront d’en souligner les points communs. Les musicographes décrivent des morceaux dans un but différent de celui des romanciers. Pourquoi utilisent-ils le même vocabulaire, les mêmes images, alors que le langage de l’analyse musicale leur offrirait une façon plus objective de décrire l’œuvre ? De leur côté, dans quel but les écrivains insèrent-ils des descriptions d’œuvres musicales à l’intérieur de leurs romans ? Chez les uns comme chez les autres, comment la musique peut-elle être mise en mots, et la description qui en est faite peut-elle être assimilée à l’œuvre, à une interprétation de l’œuvre, ou bien ne fait-elle que la trahir ?