Scientia et Labore. Science et travail dans les mondes anglophones des XVIIe et XVIIIe siècles


Organisation : Samuel BAUDRY (u. Lumière Lyon 2 – IHRIM)
Avec le soutien des laboratoires Triangle (ENS de Lyon), IHRIM (ENS de Lyon) et LCE (u. Lumière Lyon 2)

Le thème de ce cinquantième congrès de la SEAA XVII-XVIII s’inspire de la devise de l’Université Lumière Lyon 2 où se déroulera l’événement. L’ambition de ce congrès est de fédérer les travaux récents sur l’évolution des sciences et des savoirs et sur la manière dont ils ont contribué à transformer le travail à l’époque moderne dans une perspective britannique, atlantique et mondiale. Il s’agira d’interroger la modernité religieuse, philosophique et politique qui caractérise les XVIIe et XVIIIe siècles britanniques et américains sous l’angle pratique de l’évolution des sciences et des techniques. Ces changements s’incarnent également dans de nombreuses formes esthétiques et littéraires, qui reflètent et nourrissent l’orientation utilitaire donnée au savoir par la nouvelle science expérimentale.

Plusieurs axes peuvent être envisagés, présentés ici par souci de clarté dans un ordre chronologique, mais sans qu’il soit requis que les propositions suivent cette périodisation :

  • l’appropriation des savoirs antiques dans l’époque prémoderne et moderne ;
  • l’évolution du savoir comme moyen d’amélioration concrète du monde ;
  • le rôle, la place et la figure du savant dans les sociétés et dans les cultures anglophones, dans et hors les universités, et les liens entre religion et savoirs séculiers ;
  • Print culture  : collecte, traduction et diffusion des savoirs littéraires et scientifiques anglais et européens ;
  • les techniques agricoles, maritimes, industrielles et commerciales ayant accompagné l’essor commercial britannique, l’évolution de la consommation en métropole et dans les colonies et leurs représentations dans la littérature, les effets d’un travail repensé et structuré par la science et les effets d’une nature maîtrisée et domptée par la rationalité et le progrès ;
  • les formes de sociabilité nouvelles autour de la production et des échanges de savoirs scientifiques sur la nature, la mer et le commerce, et l’histoire institutionnelle et matérielle des lieux de savoirs.

Les études de genre qui interrogeront la place des femmes lettrées, de l’écriture, et des savoirs féminins sont particulièrement bienvenues, qui pourraient mettre en évidence à la fois les contributions des femmes à cette modernité scientifique et commerciale (comme consommatrices et investisseuses) et leur marginalisation hors des lieux de production et de diffusion des savoirs par un ordre patriarcal qui, à la même période, mobilise le discours scientifique pour assujettir les femmes ou mettre un frein à leur autonomisation par l’éducation.

Conférencière plénière confirmée : Lauren Working, University of York.

Les titres et les propositions de communications d’environ 500 mots accompagnés d’une notice biographique (150 mots) sont à envoyer à congres1718lyon2026[at]gmail.com pour le 30 avril 2026. Une sélection des communications sera publiée sous l’égide de la SEAA1718