Séminaire « Goût : actualités et construction historique »


Porteuses
Léa BURGAT-CHARVILLON (ENS de Lyon – IHRIM)
Cassandre HEYRAUD (Université Jean Moulin Lyon 3 – IHRIM)
Clémence JAIME (Université Jean Moulin Lyon 3 – IHRIM)
Maëlle PORCHERON (Université Jean Moulin Lyon 3 – CERCC)

Projet junior rattaché à l’université Jean Moulin Lyon 3.

Contact : projetgouach gmail.com

Ce séminaire interdisciplinaire, envisagé sur deux ans, à raison d’une séance par trimestre, est porté par le projet junior GOUACH’ (GOÛt : Actualités et Construction Historique) rattaché à l’université Jean Moulin Lyon 3. En prenant pour objet le terme de goût dans sa richesse et sa complexité sémantiques, il entend explorer les multiples enjeux qu’il soulève, en synchronie comme en diachronie.

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 mots maximum et accompagnées d’une courte biobibliographie, sont à envoyer pour le 31 mai 2024 à l’adresse : projetgouach gmail.com

Les réponses seront données avant le 15 juin 2024, pour un début de séminaire à la rentrée 2025.
Une prise en charge partielle des frais de déplacement sera possible.
Une publication des interventions pourra être envisagée.


Description
Goût : Actualités et Construction Historique (GOUACH’) est un projet junior qui réunit quatre doctorantes en Lettres de l’université Jean Moulin Lyon 3 et de l’ENS de Lyon autour du concept de goût, dont sera étudia la polysémie. Le glissement métaphorique qui a permis de passer du sens physiologique à une faculté de jugement puis à un concept spécifiquement esthétique est au cœur de leurs interrogations : que reste-t-il du sens initial dans notre conception contemporaine du goût esthétique ? Les interactions complexes entre perception sensorielle et sensibilité artistique, qui conduisent également à mettre au jour la fortune que le concept a connue dans différentes disciplines et les sens qu’elles lui ont donnés, constituent un premier axe de recherche sur la construction historique du concept de goût. Le second axe porte sur la composante sociale de cette construction : le raffinement du goût de certains individus ou groupes sociaux justifierait l’établissement d’une norme, dont sera exploré le rôle dans la formation de canons esthétiques. Reste à savoir – c’est le troisième axe – dans quelle mesure le goût demeure aujourd’hui un outil de légitimation de la norme : après de multiples travaux de sociologie sur la formation des goûts, l’aspiration à un jugement de goût universalisable et la notion même de canon ont-elles encore un sens ?

Le projet s’articulera autour de manifestations scientifiques d’une part (séminaire et colloque) et d’activités de médiation culturelle et scientifique d’autre part (exposition en bibliothèque et podcast).