Publications
Pratiques & formes littéraires 16-18 n°22, 2025
« Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie »
Isabelle GARNIER, Edwige KELLER-RAHBÉ, Emily LOMBARDERO, Isabelle MOREAU et Michèle ROSELLINI (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°22, 2025 [publiée le 2 mars 2026]
Directrices scientifiques IHRIM : Isabelle GARNIER, Edwige KELLER-RAHBÉ, Isabelle MOREAU et Michèle ROSELLINI
Secrétariat d’édition : Isabelle TREFF
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.738
Ce volume rassemble les actes du colloque Théâtre de femmes du XVIe au XVIIIe siècle : archive, édition, dramaturgie, qui s’est tenu à Lyon les 15, 16 et 17 novembre 2023. Les articles qu’il réunit reconnaissent leur dette à l’égard des travaux pionniers de Perry Gethner, Aurore Évain et Henriette Goldwyn, qui ont mis au jour un corpus conséquent d’œuvres dramatiques écrites par des femmes en France à l’époque moderne, et prolongent le chantier critique. En s’intéressant au parcours éditorial de ces œuvres, aux formes de leur dramaturgie et à leurs modes d’archivage, les contributeurs et contributrices du volume analysent les stratégies que ces autrices ont dû déployer pour faire jouer et faire imprimer leurs pièces, pour investir des territoires littéraires réputés masculins comme la tragédie, pour diffuser, par l’intermédiaire de la scène, des conceptions politiques, religieuses et morales, voire pour se positionner dans les débats sur les femmes qui traversent les trois siècles envisagés. Une question apparaît en filigrane de ces études : que fait, en retour, l’objet « femme de théâtre » à la recherche en littérature ? Le manque de sources et la constitution parfois opaque des archives invitent à réfléchir aux pratiques de recherche dans un souci de prudence méthodologique. En contrepartie, s’ouvre un champ d’exploration prometteur, qui met en avant de nouveaux corpus et des formes d’écriture s’attachant, notamment, à représenter de manière inédite les rapports de pouvoir. Travailler sur le théâtre de femmes implique de s’intéresser au théâtre de province, au théâtre privé, aux minores ; de même, la représentation des femmes au théâtre s’inscrit dans le cadre plus large de la représentation des figures dominées. Loin de clore leur objet, les enquêtes présentées ici en laissent donc deviner les prolongements, tant dans l’étude de la vie théâtrale que dans celle de l’implication des femmes dans la création artistique et littéraire.
Pratiques & formes littéraires 16-18, n°16, 2019
« Le recueil Barbin (1692) »
Mathilde BOMBART, Maxime CARTRON et Michèle ROSELLINI (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°16, 2019 [parution 6 février 2020], 294 p. [version papier]
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.74
Numéro papier disponible auprès de l’équipe IHRIM-Lyon 3
ISBN 978-2-36442-088-5
ISSN 1950-974X
Ce numéro est le premier de la version en ligne.
Le recueil Barbin (1692)
Une « histoire de la poésie par les ouvrages même des poètes » ?
Numéro dirigé par Mathilde BOMBART, Maxime CARTRON et Michèle ROSELLINI (dir.)
Le Recueil des plus belles pièces des Poètes français, tant anciens que modernes, avec l’histoire de leur vie, dit recueil Barbin, paru en 5 volumes en 1692, et attribué à Fontenelle, est souvent considéré comme la première véritable anthologie de la poésie française. Cette entreprise représente surtout un discours sur la poésie française et son histoire, énoncé dans une forme éditoriale visant à en pérenniser la mémoire. Une mise en ordre du patrimoine littéraire national s’y opère, qui soulève des enjeux sociaux, politiques et idéologiques. Que signalent la sélection des auteurs, des textes, de leurs versions, ainsi que leur organisation dans les différents volumes ? Quelle vision de la pratique de la poésie et de ce qu’est un poète promeuvent ces gestes éditoriaux, ainsi que les notices qui les accompagnent ? Au-delà du rôle de manifeste de la poésie galante ou de bilan du classicisme qu’on a souvent donné au recueil Barbin, les articles rassemblés dans ce volume éclairent ses enjeux sous un nouveau jour en croisant plusieurs approches, telles que l’analyse des principes et des effets des choix anthologiques, celle des conceptions de l’histoire des hommes de lettres, des formes poétiques et de la langue que met en jeu le recueil, ou encore l’étude de la dimension éditoriale, juridique et économique impliquée par ce mode spécifique de publication.
Voir la revue.
Voir le colloque de préparation « Une Histoire de la Poësie Françoise, par les Ouvrages mesmes des Poëtes » ? Le Recueil Barbin (1692) des 3 et 4 mai 2018.
Pratiques & formes littéraires 16-18, n°17, 2020
« Recueillir, lire, inscrire. Recueils et anthologies à l’époque moderne »
Mathilde BOMBART, Maxime CARTRON et Michèle ROSELLINI (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°17, 2020 [parution 26 janvier 2021]
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.144
Secrétariat d’édition réalisé par Isabelle TREFF
Ce volume est le résultat du travail mené pendant deux ans (2017-2019) au sein du Groupe d’analyse de la dynamique des genres et des styles (GADGES) rattaché à l’équipe de recherche IHRIM-Lyon 3, autour du phénomène éditorial que constitue la publication massive de recueils et d’anthologies en France à l’époque moderne. À partir des cas exposés au fil des séances, nous avons pu concrètement constater que, de la fin du Moyen Âge à l’époque des Lumières, le recueil a embrassé tous les genres littéraires et la plupart des domaines de savoir, en visant un lectorat progressivement élargi. Or, si l’anthologie – qui est un cas particulier du recueil mais également un genre à part entière – a donné lieu à des études historiques et littéraires spécifiques, le recueil – sous sa forme éditoriale et plus encore sous sa forme bibliographique (le recueil factice) – restait un objet à construire, au croisement de plusieurs disciplines, principalement l’histoire de l’édition, l’histoire littéraire et l’histoire de la lecture. Cette recherche a pris la forme d’un séminaire mensuel, dont les contributions composent le numéro 17 de la revue Pratiques & formes littéraires 16-18. Cahiers du GADGES. Le numéro suivant (n° 18, 2021) accueille un ensemble complémentaire, fruit d’une journée d’étude consacrée à la catégorie de « recueil factice ». Avec le numéro 16 (2019), sur le « recueil Barbin » (1692), ces volumes composent un triptyque qui permet de mieux comprendre la place décisive de la forme recueil dans la formation du champ littéraire de la première modernité et, plus largement, dans la constitution et la transmission des savoirs de ce temps.
Voir la revue.
Voir les séminaires de préparation « Lire par morceaux : lecteurs et lectures de recueils et d’anthologies (16e-18e siècle) » 2017-2018 et « Lire, recueillir, inscrire : recueils et anthologies (XVIe- XVIIIe siècle) » 2018-2019.
Pratiques & formes littéraires 16-18, n°18, 2021
« Recueils factices. De la pratique de collection à la catégorie bibliographique »
Mathilde BOMBART (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°18, 2021 [parution 29 mars 2022]
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.249
Secrétariat d’édition réalisé par Isabelle TREFF
Prolongeant les travaux du séminaire sur les recueils menés au sein de l’IHRIM et du groupe de travail GADGES entre 2017 et 2020 (voir les deux numéros précédents de Pratiques & formes littéraires : sur le Recueil Barbin (1692) et sur Recueillir, lire, inscrire), ce numéro s’intéresse à une notion qui, bien que très couramment utilisée dans les catalogues de bibliothèque et les écrits bibliographiques pour désigner des volumes de toutes époques et de tous domaines, n’a encore donné lieu à aucune étude spécifique d’ensemble. L’expression de « recueil factice » désigne un volume relié dans lequel ont été agrégés des écrits (imprimés, mais aussi manuscrits, ou mixtes) qui n’ont pas été produits ensemble, qui ont souvent connu une circulation autonome, et n’ont pas (a priori) été pensés pour être réunis. La constitution d’un recueil factice résulte d’opérations après coup, soit de gestes d’assemblage et de reliure, réalisés par des acteurs divers et souvent mal identifiés : collectionneurs et lecteurs, bibliothécaires, libraires, éditeurs ou imprimeurs… Ces études visent à éclairer la fabrication et l’usage de ce type de volume qui représente un vecteur essentiel, même si souvent méconnu, de l’accès aux écrits du passé, en mettant en évidence ses fonctions et ses destinations, ainsi que les logiques intellectuelles et bibliographiques qui y sont à l’œuvre.
Voir la journée d’études de préparation du 3 mai 2019.
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Pratiques & formes littéraires 16-18, n°19, 2022
« Rire des affaires du temps (1560-1653). L’actualité au prisme du rire »
Flavie KERAUTRET (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°19, 2022 [parution 1er février 2023]
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.407
Secrétariat d’édition réalisé par Isabelle TREFF et Paul GAILLARDON
Les différents articles de ce volume étudient comment les écritures comiques permettent de décrire et de commenter l’actualité, voire de la configurer et de la susciter en la publiant. Le rire y apparaît autant comme un instrument susceptible d’offrir un regard critique sur le présent que comme un outil capable de contribuer à hiérarchiser les données du réel et à définir ce que serait l’actuel et ce qui, en tant que tel, devrait intéresser, voire préoccuper les lecteurs.
Voir la continuité de ce numéro avec Rire des affaires du temps II (1560-1653). Historicités comiques paru en 2024.
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Pratiques & formes littéraires 16-18, n°20, 2023
« Libelles en quête d’auteurs ? »
Karine ABIVEN, Delphine AMSTUTZ, Alexandre GODERNIAUX et Adrienne PETIT (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°20, 21 décembre 2023
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.519
Secrétariat d’édition : Isabelle TREFF
La figure du libelliste est aussi insaisissable que l’est la définition du libelle (petit livre au sens matériel, et/ou pamphlet au sens fonctionnel d’écrit polémique). On reconnaît pourtant facilement les libelles à leurs caractéristiques éditoriales proches (formats stéréotypés, nombre de pages restreint, coordonnées éditoriales minimales, présentation dégradée) et à leur teneur polémique. Mais une autre régularité apparaît : leur auteur est rarement mentionné. Les libelles, parfois définis par la négative comme des « imprimés non-livres » (non-book printed material), pourraient aussi bien être dits « imprimés sans auteurs » (no-author printed material). Ainsi, en dépit de leur grande hétérogénéité à d’autres égards, ils peuvent être interrogés sous un angle commun : comment se construit leur origine énonciative ? Le présent numéro propose de revenir sur la question de la figure du libelliste au miroir de celle de l’auteur, entre le xvie et le xviiie siècles, l’âge d’or des libelles.
Pratiques & formes littéraires 16-18, n°21, 2024
« Rire des affaires du temps II (1560-1653). Historicités comiques »
Flavie KERAUTRET (dir.)
Revue IHRIM en ligne diffusée en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
n°21, 18 septembre 2024
e-ISSN 2534-7683
DOI 10.35562/pfl.657
Secrétariat d’édition : Isabelle TREFF
Dans la continuité du volume Rire des affaires du temps (1560-1653). L’actualité au prisme du rire, les articles de ce collectif examinent comment le rire sert d’outil au traitement des événements qui intéressaient les contemporains d’alors. Les contributions de ce second numéro articulent toutefois plus étroitement écritures comiques et réflexion sur la temporalité. Comment les écrits comiques sont-ils adaptés ou réadaptés aux circonstances ou aux publics ? Certaines formes ou pratiques d’écritures comiques sont-elles circonscrites à telle période ou tel événement ? Peut-on évaluer l’historicité de certaines publications comiques ?
Pré-histoires de l’anthropologie
Michèle CLÉMENT, Pierre GIRARD (dir.)coll. « Constitution de la modernité »
Paris, Classiques Garnier
16 février 2022, 238 p.
ISBN 978-2-406-12368-2
ISSN 2493-8947
DOI 10.48611/isbn.978-2-406-12370-5
L’objet des études réunies dans ce volume consiste à aller au-delà de la perspective classique qui fait naître l’anthropologie au XVIIIe siècle, comme le propre des Lumières. Il s’agit d’aller en amont de cette périodisation classique et d’interroger les pré-histoires de cette discipline.
Sous la direction de Michèle CLÉMENT et Pierre GIRARD.
Premiers travaux métaphysiques (1785-1805)
Pierre LAROMIGUIÈREÉdition de Félix BARANCY et Pierre BROUILLET
coll. « Textes de philosophie »
Paris, Classiques Garnier
6 mai 2026, 240 p.
ISBN 978-2-406-20488-6
DOI 10.48611/isbn.978-2-406-20490-9
Cette édition rassemble les textes produits par Pierre LAROMIGUIÈRE avant sa nomination à la chaire de philosophie de la Sorbonne. Elle éclaire le parcours institutionnel et intellectuel complexe et original de l’un des philosophes français les plus reconnus de la fin du xviiie siècle.
Presse et opéra aux XVIIIe et XIXe siècles
Croisements, échanges, représentations
Olivier BARA, Marie-Ève THÉRENTY et Christophe CAVE (dir.)
Médias 19
Mise en ligne : 5 mars 2018
ISSN 1927-0178
Les textes ici réunis constituent les actes du colloque « Presse et opéra en France » qui s’est tenu à Lyon les 13, 14 et 15 novembre 2014. Cette manifestation se situait dans le prolongement direct du colloque « Presse et scène au XIXe siècle » organisé en juin 2010 à Montpellier (dont les actes sont également publiés en ligne sur medias19.org) ; elle prenait aussi la suite des travaux sur la presse et sur le rapport entre critique et presse conduits à Lyon et Grenoble par les équipes XVIIIe siècle de l’ancienne unité mixte de recherche LIRE (désormais IHRIM), et des recherches menées dans l’axe « Littérature et arts » de cette unité de recherche. Le colloque se plaçait également dans le sillon des travaux sur la poétique du journal menés au sein du centre de recherche Rirra 21 (EA 4209-université Paul Valéry Montpellier 3) et de l’ouvrage collectif La Civilisation du journal. Histoire culturelle et littéraire de la presse au XIXe siècle (1800-1914) dirigé par Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant, paru en 2011.
Privilèges de librairie en France et en Europe - XVIe-XVIIe siècles
Edwige KELLER-RAHBÉ (dir.)coll. « Études et essais sur la Renaissance »
série « Pratiques éditoriales »
Paris, Classiques Garnier
14 juin 2017, 539 p.
ISBN 978-2-406-05983-7
À l’intersection de plusieurs disciplines – histoire du livre, histoire du droit, histoire de la littérature et histoire de l’art –, les contributions réunies dans cet ouvrage proposent des chemins de lecture pour aborder les privilèges de librairie, en France et en Europe aux XVIe et XVIIe siècles.
Privilèges d’auteurs et d’autrices en France (XVIe-XVIIe siècles)
Anthologie critique
Michèle CLÉMENT, Edwige KELLER-RAHBÉ (éd.)
coll. « Textes de la Renaissance »
série « Discours éditoriaux »
Paris, Classiques Garnier
14 juin 2017, 568 p.
ISBN 978-2-406-05986-8
Cette anthologie a pour ambition de faire exister un corpus méconnu, celui des privilèges d’impression accordés aux auteurs et aux autrices dans la France des XVIe et XVIIe siècles. Contrairement aux idées reçues, ils existent en grand nombre et sont porteurs d’informations littéraires essentielles.
Publish and Perish :
The Practice of Censorship in the British Isles in the Early Modern Period
Isabelle FERNANDES (dir.)
coll. « Vernon Series in Word History »
Wilmington (USA)/Malaga (Espagne), Vernon Press
mars 2020, 202 p.
ISBN 978-1-62273-405-4
Le développement des pratiques d’impression sous le règne des Tudor a conduit à la fois à la diffusion de connaissances religieuses et laïques, et à la mise en place d’un arsenal juridique pour les contrôler. Alors que la grande majorité des études sur la censure la considère comme étant à l’origine de la notion de paternité d’une œuvre, les critiques ont tendance à ne pas être d’accord sur son influence réelle sur les premiers écrits modernes. Qui, parmi l’Église et l’État laïque, étaient ses principaux partisans ? Avait-elle pour but de détruire ou d’enlever, de punir ou de protéger, d’entraver ou de réglementer ? Propageait-elle une culture du secret ou, au contraire, contribuait-elle à faire circuler de nouvelles idées et connaissances en les contrôlant et en les rendant plus acceptables pour les masses ?
Si les réponses à ces questions sont forcément différentes selon les partis pris esthétiques et religieux des censeurs et des censurés, elles conduisent toutes à un point de débat majeur : la censure a-t-elle vraiment permis de mettre un terme à une menace marginale ou a-t-elle simplement amélioré le sort des premiers écrivains modernes qui ont transformé ses effets négatifs limités en un bouclier réconfortant d’auto-publicité ? En suggérant qu’elle n’a supprimé ni la créativité artistique ni les pratiques subversives, ce volume analyse la censure en Grande-Bretagne et en Irlande pendant les périodes Tudor et Stuart comme un instrument de régulation, plutôt que comme un outil répressif.
Idéal pour les étudiants de troisième cycle et les lecteurs généralistes intéressés par l’histoire moderne ancienne, l’ouvrage jette un nouvel éclairage sur un sujet aussi fascinant que souvent méconnu.
Traduit avec www.DeepL.com
The development of printing practices during Tudor rule led both to the dissemination of religious and secular knowledge, and the development of a legal arsenal to control it. While the vast majority of studies on censorship regard it as being at the origin of the notion of authorship, critics tend to disagree on its actual influence on early modern writings. Who, among the Church and the secular state, were its main supporters ? Did it aim at destroying or removing, punishing or protecting, hampering or regulating ? Did it propagate a culture of secrecy or, on the contrary, did it help to circulate new ideas and knowledge by controlling them and making them more acceptable to the masses ?
If the answers to these questions are bound to differ according to the aesthetic and religious biases of both censors and censored, they all lead to one major point of debate : did censorship really work to stop some marginal threat or did it simply improve the lot of early modern writers who turned its limited negative effects into a comforting shield of self-publicity ? By suggesting it suppressed neither artistic creativity nor subversive practices, this volume analyses censorship in Britain and Ireland during the Tudor and Stuart periods as an instrument of regulation, rather than a repressive tool.
Ideal for both graduate students and general readers interested in Early Modern History, the work sheds new light on a topic as fascinating as it is often misunderstood.
L’autrice
Isabelle FERNANDES est maitresse de conférences à l’université Clermont Auvergne et membre de l’IHRIM. Elle est spécialisée dans l’histoire britannique des débuts de l’ère moderne (des Tudors aux Stuarts), avec un accent particulier sur le pouvoir religieux et politique, sa représentation et les multiples façons dont il est imposé et défié.
Quand les musiciens de jazz (s’)écrivent
Pierre FARGETON et Yannick SÉITÉ (dir.)Paris, Éditions Hermann
30 août 2023, 400 p.
ISBN 9791037021311
Nul hasard si, dès 1971, le pianiste Ben Sidran sous-titrait son ouvrage Black Talk par la formule : How the Music of Black America Created a Radical Alternative to the Values of Western Literary Tradition. Dans une tradition qui a largement revalorisé la place et la fonction de l’oralité, dans une pratique musicale qui a parfois supprimé tout recours à la trace écrite et qui a souvent fait de l’improvisation un moyen d’expression perçu comme plus direct voire plus « naturel », que nous disent les écrits de musiciens ? Notons que parmi les réponses de musiciens à la question posée en 1974 par Stanley Dance dans The World of Swing (« Musique mise à part, quelle est votre forme d’art favorite ? »), seules celles de Bud Freeman (« Literature and Theater ») et de Gene Ramey (« Poetry ») renvoient à l’univers des mots. Quant à la question « Si vous n’aviez pas fait de la musique votre métier, quelle profession embrasseriez-vous aujourd’hui ? », un seul se rêve en écrivain (Freeman) et il n’est que Milt Hinton pour s’imaginer « writing about musicians ». Pourquoi cette apparente distance ? Et parmi ceux que l’on a pris l’habitude d’appeler jazzmen, qui écrit volontiers et qui n’écrit pas ? Pourquoi et à qui écrivent-ils, sous quelle forme, dans quel but et dans quelle relation avec leur pratique musicale quotidienne ?
Avec des traductions inédites de textes de W. C. Handy, de Jelly Roll Morton, de Charlie Christian, Lennie Tristano et William Parker et beaucoup de documents (photos, manuscrits, lettres...) rares ou inédits.
Les auteurs
Pierre FARGETON est maître de conférences HDR à l’université Jean-Monnet (St-Étienne) et chercheur à l’IHRIM (UMR 5317).
Yannick SÉITÉ est professeur de littérature à l’université de Tours, chercheur au laboratoire ICD (EA6297).
Avec les contributions de : Philippe Baudoin, Christian Béthune, Jean-Jacques Birgé, Adriana Carrillo, Vincent Cotro, Laurent Cugny, Brent Hayes Edwards, Pierre Fargeton, Ludovic Florin, Martin Guerpin, Yohan Giaume, Philippe Gumplowicz, Pim Higginson, Raphaël Imbert, Didier Levallet, Frederico Lyra, Leïla Olivesi, William Parker, Alexandre Pierrepont, Yannick Séité, Alyn Shipton, Jacques Siron, Benoît Tadié, Dan Vernhettes et Cyril Vettorato.
Cet ouvrage est issu du colloque éponyme des 1er et 2 avril 2021.
Quelques lignes d’utopie
Pierre Leroux et la communauté des « imprimeux » à Boussac (1844-1848)
Ludovic FROBERT
coll. « Mémoires sociales »
Marseille, Éditions Agone
3 novembre 2023, 240 p.
ISBN 9782748905359
Entre narration historique et fictive, ce récit retrace la naissance, la vie et la mort de la communauté utopique des « Imprimeux » qui s’est développée autour de deux activités : une imprimerie, puis une ferme. Rassemblée autour de la figure de Pierre Leroux, cette association entre industrie et agriculture s’est développée dans une petite commune de la Creuse – Boussac – entre 1844 et 1848, et réunit pas moins de quatre-vingts membres à son apogée.

