Activités

NEOLATINLYON 2022 - École de NÉO-LATIN  (Manifestations)

Le Livre de raison de Guillaume Paradin  (Corpus numériques)

Séminaire « Pour une édition numérique des œuvres de Charles Fontaine » 2021-2022  (Séminaire « Pour une édition numérique des œuvres de Charles Fontaine »)

Action COST Distant Reading for European Literary History  (Contrats)

ANR PIA Programme « 13-Novembre »  (Contrats)

Littératures de genre et stratégies littéraires  (Manifestations)

Séminaire « Presse 18 » 2021-2022  (Séminaire « Presse 18 »)

Pédagogies de la Renaissance et supports de l’écrit  (Manifestations)

L’humanisme au féminin : Jaqua Françoise Pautrard, poétesse (c’est-à-dire pédagogue ?)  (Manifestations)

Séminaire « Cactus » 2021  (Séminaire « Cactus »)

Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) » 2021-2022  (Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »)

Actualité de Montesquieu  (Manifestations)

Séminaire de l’axe « Éditions et histoire du livre » 2021-2022  (Séminaire de l’axe « Éditions et histoire du livre »)

Biblyon 2021 : livre, création littéraire et illustration à Lyon au XVIe siècle (10e édition)  (Manifestations)

NEOLATINLYON 2021 - École de NÉO-LATIN  (Manifestations)

Les feuilletons dans la presse  (Manifestations)

Séminaire « Modernités britanniques » 2020-2021  (Séminaire « Modernités britanniques »)

Éditer Michel d’Amboise et Charles Fontaine : regards croisés  (Manifestations)

ANR ROIi - Rey’s Ornament Image investigation  (Contrats)

Charles Fontaine  (Corpus numériques)

Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) » 2020-2021  (Séminaire « Raconter la publication : la place des femmes (XVIe-XVIIIe siècles) »)

Séminaire de l’axe « Éditions et histoire du livre » 2020-2021  (Séminaire de l’axe « Éditions et histoire du livre »)

Cahiers George Sand  (Revues)

Séminaire « Cactus » 2016-2017  (Séminaire « Cactus »)

Les dossiers de Bouvard et Pécuchet  (Corpus numériques)

Édition et histoire du livre

Stéphanie Dord-Crouslé - Olivier Ferret - Michel Jourde

L’axe travaille à rendre analysables certains des matériaux textuels mobilisés par les quatre autres axes tout en interrogeant, dans une perspective réflexive, le geste éditorial – de son origine à sa mise en œuvre actuelle dans le contexte des humanités numériques. Retracer l’histoire des idées et des sensibilités requiert en effet la disponibilité de textes établis avec sûreté, traduits rigoureusement, munis d’un apparat critique et d’une annotation scientifique. En recourant à l’histoire du livre et à la culture matérielle, on peut analyser des corpus (imprimés ou manuscrits) relevant de gestes éditoriaux spécifiques tandis que l’histoire des conceptions éditoriales savantes permet de nourrir la réalisation d’éditions numériques de plus en plus richement outillées.

Éditions critiques et traductions

Il n’y a pas plus de véritable philosophie que d’études littéraires sans philologie et le travail au plus près des textes est la meilleure préparation à l’étude des formes, des représentations, des doctrines qui s’y expriment. C’est pourquoi une grande part du travail de notre laboratoire consiste dans un ensemble d’éditions – soit d’œuvres complètes, soit d’ouvrages significatifs – dont l’avancement s’accompagne d’une réflexion méthodologique continue et partagée. Ce versant de notre activité (qui se décline aussi bien sous une forme imprimée que numérique) n’est nullement auxiliaire. Il est fondamental pour renouveler le regard porté sur les textes canoniques, leurs héritages et leur répertoire d’arguments et de formes d’expression. Il concerne évidemment de grands auteurs reconnus comme tels (Scève, Vivès, Marguerite de Navarre, Pascal, Spinoza, Bayle, Lesage, Montesquieu, Voltaire, Condillac, Saint-Simon, George Sand, Louise Michel, entre autres) mais aussi des auteurs moins connus, qui ont cependant joué un rôle clef d’invention ou de diffusion formelles et conceptuelles.

Le geste éditorial dans les modernités : manuscrits, livre, presse

S’inscrivant dans la lignée de l’IHPC et du LIRE, le laboratoire s’appuie sur sa longue expérience dans l’étude théorique des corpus manuscrits, en particulier des manuscrits philosophiques clandestins des XVIIe et XVIIIe siècles mais aussi des correspondances d’écrivains ou des dossiers de genèse d’œuvres. En articulation étroite avec la pratique des éditions critiques, d’autres travaux poursuivent une réflexion sur l’histoire du livre : l’IHRIM est partie prenante de l’Institut d’histoire du livre et collabore activement sur le site de Lyon avec des partenaires importants (musée de l’imprimerie, BML, ENSSIB). Les spécificités du geste éditorial en contexte médiatique ne sont pas oubliées et sont repensées dans leur historicité. Poursuivant l’attention pionnière qui avait déjà été portée aux gazettes d’Ancien Régime, désormais étendue aux journaux de la période révolutionnaire, plusieurs projets privilégient l’étude de vastes corpus (dictionnaires de comédiens et de jeu) ou de cohortes nombreuses (les journalistes ayant écrit en collaboration). Ils articulent une approche historique et matérielle avec une lecture en profondeur des textes, de manière à apporter une contribution proprement littéraire au mouvement actuel de la recherche en histoire littéraire et culturelle de la presse. Ils ambitionnent de préciser la place de la presse dans le champ littéraire (le journalisme aux ciseaux ; les écritures collectives) et, réciproquement, celle de la littérature dans la presse (la figure de Dumas). Enfin, ils interrogent les liens entre littérature, représentations et idéologie, par exemple en étudiant le renouveau littéraire et culturel dans la presse des dernières années de la Révolution française ou le palmarès et les valeurs littéraires promues par la presse anarchiste.

Épistémologie des éditions

On interroge ici l’histoire des conceptions éditoriales savantes, le devenir de l’héritage philologique humaniste, en lien étroit avec les travaux passés et présents sur le français préclassique et classique – et sur le néo-latin (avec la tenue annuelle de l’école thématique NEOLATINLYON) – menés dans un dialogue disciplinaire avec les linguistes, ainsi que sur l’usage et les mutations que connaît, par exemple, la pratique érudite de l’annotation.
L’intérêt porté à la langue et aux textes dans une perspective diachronique s’appuie sur l’analyse textométrique de vastes corpus numériques (Base de français médiéval) et le développement constant du logiciel TXM par le groupe de travail CACTUS.
Dans un continuum épistémologique fécond, la technologie est mise au service de la philologie ; elle permet d’en repenser les assises classiques et de renouveler ses ambitions en développant une véritable philologie numérique, entendue comme la recherche et l’expérimentation scientifique de modes d’édition innovants permis seulement par le support numérique. Cette dynamique des humanités numériques s’accompagne d’une réflexion théorique, épistémologique et pratique sur l’édition électronique et sur son devenir.

Un séminaire d’axe, structure légère et incitative, favorise la réflexion sur ce qui réunit toutes les productions éditoriales du laboratoire, aussi diverses soient-elles, c’est-à-dire l’interrogation du geste éditorial. Chaque séance permet d’entendre un chercheur confirmé et un doctorant. Travailler sur cette dimension réflexive et métacritique (réflexion sur les pratiques) aussi bien dans le cadre de l’histoire éditoriale que dans nos pratiques éditoriales contemporaines présente une vertu fédérative.

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