Publications
Revue RHR n° 90, 2020
« Claude Longeon, l’humanisme forézien et la Renaissance européenne »
Élise RAJCHENBACH (dir.)
Éditée par l’association RHR
Diffusée par les Presses universitaires de Saint-Étienne (papier)
Mise en ligne le 15 juin 2020 sur CAIRN
n° 90, 2020, 172 p.
ISSN : 1171-1347
e-ISSN : 1969-654X
Ce numéro thématique, dirigé par Élise RAJCHENBACH en hommage à Claude LONGEON, paraît à l’occasion du trentième anniversaire de sa mort. Il publie les actes des journées d’études organisées à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne les 21 et 22 mars 2019. Il est consacré aux travaux de l’une des figures pionnières de la recherche seiziémiste, co-fondateur des associations RHR et SFDES et président de l’université Jean Monnet Saint-Étienne (1982-1987).
La revue
Cette revue avec comité de lecture est publiée par l’association d’études sur la Renaissance, l’Humanisme et la Réforme (RHR) depuis 1975. Elle vise à mieux faire connaître le XVIe siècle français et européen notamment dans les domaines des littératures (française, étrangère, néolatine), de l’art, de l’histoire du livre, de l’histoire des idées, des savoirs et des représentations et de la réception de l’Antiquité à la Renaissance.
Revue Rubriques n°3, 2024
« Illustrer les contes de Perrault »
Olivier LEPLATRE (dir.)
Revue en ligne éditée par le CIELAM
Université Aix-Marseille
coll. « Ut pictura 18 »
Parution le 17 Janvier 2025
e-ISSN 2968-9198
Les douze articles présents dans ce numéro reviennent sur le large éventail de la mise en image des Contes de Perrault.
Revue Stendhal n° 4, 2023
« Le lieu commun »
François KERLOUEGAN et Yvon LE SCANFF (dir.)
Revue éditée par les PSN (Presses Sorbonne nouvelle)
En accès libre sur OpenEdition
n°4, 2023 [parution 26 mars 2024]
e-ISBN 9782379061110
DOI 10.4000/stendhal.277
e-ISSN 3003-437X
Directeur scientifique IHRIM : François KERLOUÉGAN
Ce numéro s’intéresse au rapport de Stendhal au lieu commun. L’auteur affiche sa méfiance, voire son aversion pour tout ce qui constitue une parole figée, à fonction purement sociale ou communicationnelle – et qui est bien loin de son idéal d’une pensée naturelle, spontanée, transparente et suffisamment plastique pour s’accorder aux mouvements intérieurs de l’âme. Mais restituer le lieu commun permet d’élaborer une cartographie critique et souvent ironique, qui conduit Stendhal à dresser le tableau symptomatique d’une société figée dans ses représentations. Le lieu commun romanesque participe également d’une stratégie narrative et d’une poétique romanesque, orientée axiologiquement, et il est investi de valeurs esthétiques, éthiques et littéraires, construites dans un rapport étroit de connivence avec un lecteur actif et attentif à tous ces jeux de langage.
Revue Voltaire n° 17, 2017
L’affaire La Barre
Myrtille MÉRICAM-BOURDET (dir.)
9 juin 2017, 363 p.
ISBN : 979-10-231-0566-7
Dans le prolongement du triste anniversaire de la mort du chevalier de La Barre (1766), ce numéro est très largement consacré aux circonstances qui ont conduit à l’accusation de blasphème retenue contre le jeune homme de dix-neuf ans et ses acolytes du même âge, et au procès qui le condamne à mort après avoir subi la torture. Les études analysent les opuscules écrits par Voltaire en marge de la procédure engagée contre les accusés, la place qu’occupe cette affaire dans son œuvre et sa correspondance, ainsi que ses répercussions sur l’imagerie du « patriarche » de Ferney. Elles examinent le questionnement sur le judiciaire, le religieux et le politique que suscite cette résurgence, à la suite des affaires Calas et Sirven, de ce que Voltaire considère comme une barbarie et s’attachent en particulier à apprécier le sens et la portée de l’engagement voltairien.
Dans la section des « Inédits et documents », d’une ampleur exceptionnelle cette année, il est encore question de l’affaire La Barre à partir de la publication d’éléments, certains d’entre eux inédits, du dossier manuscrit conservé dans les fonds de la Bibliothèque nationale de Russie : un résumé de la procédure, de nombreuses lettres sur les principaux acteurs de l’affaire. Illustre encore les richesses de la bibliothèque de Voltaire une étude qui examine « l’exemplaire maître » sur lequel Voltaire a consigné des annotations sur ses propres œuvres dans la seconde moitié des années 1760. Comme dans les numéros précédents, la section comporte aussi l’édition de lettres inédites de, à ou relatives à Voltaire.
Ritorni spettrali
Storie e teorie della spettralità senza fantasmi
Ezio PUGLIA, Massimo FUSILLO, Stefano LAZZARIN, Angelo M. MANGINI (dir.)
Actes du colloque itinérant (Université du Luxembourg, 18 mars 2016 ; Université de L’Aquila, 17 juin 2016 ; Université de Bologne, 23 septembre 2016 ; Université de Saint-Étienne, 17 mars 2017)
coll. « Percorsi. Linguistica e critica letteraria »
Bologne (Italie), Il Mulino
mai 2018, 272 p.
ISBN 978-88-15-27558-5
Ces dernières années, le fantôme est irrésistiblement revenu sur la scène intellectuelle, en devenant une métaphore conceptuelle récurrente et multiforme. On utilise le concept de « spectralité » pour repenser l’influence qu’exercent les écrans sur les corps et les esprits, et pour saisir cette dimension immatérielle de la réalité qui est la nôtre. De l’histoire de la pensée à la philosophie de la connaissance, de la phénoménologie à la sociologie, des études médiatiques à l’histoire des représentations politiques, des Gender Studies à l’architecture, les contextes au sein desquels la spectralité revendique sa place sont si nombreux qu’on parle désormais, dans le monde anglo-saxon, de « spectral turn ». Dans la plupart des théories contemporaines, la dimension spectrale n’est pas composée d’horribles revenants, et ne nécessite donc pas que l’on croie en la réalité des révélations spirites : le spectre, de même que le paradigme magique dans son ensemble, se transforme en matière spéculative. Cette « spectralité sans fantômes » a, en vérité, une histoire très longue, qu’on a tendance aujourd’hui à négliger. Le volume Ritorni spettrali renoue avec ce passé oublié, envisageant la spectralité contemporaine en lien avec le vaste processus de « libération » de la croyance dans le surnaturel qui s’est intensifié parallèlement au développement technique et industriel, à la modernisation de l’urbanisme, et à l’avènement du paradigme théorique de la psychanalyse, qui a grandement contribué à réduire le spectre à une « simple métaphore ».
Rivalités de plumes entre Espagne et Italie.
XVe-XVIIe siècles
Nathalie DARTAI-MARANZANA et Jean-François LATTARICO (dir.)
coll. « Rencontres »
Paris, Classiques Garnier
24 octobre 2018, 272 p.
ISBN 978-2-406-06473-2
Cet ouvrage est consacré aux phénomènes d’adaptation, de réécriture et d’imitation des textes littéraires produits du XVe au XVIIe siècle en Espagne et en Italie. Il montre comment emprunts et influences deviennent les enjeux d’une rivalité féconde entre hommes de lettres italiens et espagnols.
This work is dedicated to the phenomena of adaptation, rewriting and imitation of literary texts from the fi fteenth to the seventeenth century in Spain and Italy. It shows how borrowing and infl uence became crucial to a fruitful rivalry between Italian and Spanish men of letters.
Contributeurs
Audoubert (Rafaèle), Béramis (Suzy), Canonica (Elvezio), Dartai-Maranzana (Nathalie), Elvira (Muriel), Lattarico (Jean-François), Martínez-Navarro (María del Rosario), Meunier (Philippe), Nicou (Pascaline), Roquain (Alexandre), Rouane-Soupault (Isabelle)
Rivista di storia della filosofia n°3, 2023
« Il pensiero di Spinoza attraverso l’edizione delle sue opere » (« La pensée de Spinoza à travers l’édition de ses œuvres »)
Raffaele CARBONE (dir.)
Italie, FrancoAngeli
novembre 2023
ISSN 0393-2516
e-ISSN 1972-5558
Contributeur IHRIM : Raffaele CARBONE
Contributeurs : Raffaele Carbone, Pierre-François Moreau, Vittorio Morfino, Cristina Santinelli, Emanuela Scribano, Luisa Simonutti
Ce numéro comprend un dossier consacré à Spinoza : « Il pensiero di Spinoza attraverso l’edizione delle sue opere ». Il recueille les contributions présentées lors de la journée d’étude qui a eu lieu à Naples le 14 mai 2021 à l’occasion de la publication de la nouvelle édition critique de l’Ethique, sous la direction de Pierre-François MOREAU.
Romans
Julian BARNESÉdition de Vanessa GUIGNERY
coll. « Quarto »
Paris, Gallimard
28 octobre 2021, 1248 p.
ISBN 9782072893674
Traduit de l’anglais par Jean-Pierre AOUSTIN et Jean GUILOINEAU.
Romancier inclassable, essayiste érudit et curieux, lecteur passionné, analyste pointilleux de la société britannique, critique d’art attentif, formidable conteur d’histoires imaginaires, lexicographe en quête du mot juste, Julian Barnes a créé, en explorant de nouvelles formes littéraires et en renouvelant les traditions, une œuvre riche et variée, emblématique d’une génération de grands écrivains britanniques.
Ont été ici retenus cinq romans majeurs, marqués par des tonalités distinctes, publiés entre 1984 et 2018. Roman insolite, mêlant une expérimentation formelle à des jeux intertextuels, Le Perroquet de Flaubert brosse un portrait composite de l’ermite de Croisset. England, England (1998) emprunte les voies de la satire et de la dérision grinçante pour dresser un tableau dégradé de l’Angleterre et de son histoire, ou le simulacre l’emporte sur l’original, où l’ultra-libéralisme et le tourisme de masse triomphent. Le roman historique Arthur & George (2005) interroge quant à lui la notion d’identité nationale dans une Angleterre édouardienne rongée par les préjugés et un racisme latent, ou la rumeur publique parvient à construire un fantasme collectif de culpabitité. Enfin, Une fille, qui danse et La Seule Histoire, parus dans les années 2010, mettent en scène des personnages qui portent un regard rétrospectif sur leur vie, et participent d’une écriture plus intimiste, réflexive et mélancolique.
Labyrinthe à plusieurs entrées que cette édition Quarto propose d’explorer, l’œuvre de Barnes donne à voir de multiples dimensions du réel et de l’imaginaire sous des formes innovantes qui prennent acte des traditions littéraires mais qui savent aussi s’en éloigner, pour mieux ré-enchanter la littérature.
Romantisme n° 182, 4/2018
« Antiromantismes »
Sarah AL-MATARY et Stéphane ZÉKIAN (dir.)
Diffusion Armand Colin
23 novembre 2018, 168 p.
EAN 9782200932046
ISSN 0048-8593
e-ISSN 1957-7958
Romantisme n°199, 1/2023
« Écrire le droit » : un enjeu pour les études dix-neuviémistes
Marion MAS et à Myriam ROMAN (dir.)
Diffusion Armand Colin
7 mars 2023, 176 p.
ISBN 9782200935139
ISSN : 0048-8593
e-ISSN : 1957-7958
Consultable sur Cairn.info
Ce numéro de revue est issu de l’appel à contributions du 31 janvier 2022.
Depuis une vingtaine d’années, le courant Droit et littérature, venu des Law Studies outre-Atlantique, a initié des études croisées mêlant littéraires, juristes, philosophes et historiens du droit. Représenté pour l’Ancien Régime et la première modernité par les travaux de Christian Biet, ce nouveau champ critique appliqué au XIXe siècle fera l’objet du premier numéro de l’année 2023 de Romantisme. Il s’agira de montrer l’apport de ce courant dans la connaissance que nous avons du champ littéraire au XIXe siècle mais également de mettre en valeur la singularité de la période en ce qui concerne les relations entre droit et littérature.
Romantisme n°206, 2024/4
« Matières scolaires »
Sarah AL-MATARY (dir.)
Revue éditée par Armand Colin et la Société des études romantiques et dix-neuviémistes
10 décembre 2024, 156 p.
ISBN 9782200935764
ISSN 0048-8593
Diffusée sur Cairn.info avec barrière mobile
31 décembre 2024
e-ISSN 1957-7958
Romantisme n°210, 2025/4
« La politesse »
François KERLOUÉGAN (coord.)
Revue éditée par Armand Colin et la Société des études romantiques et dix-neuviémistes
décembre 2025, 146 p.
ISBN 978-2-200-93642-6
ISSN 0048-8593
Diffusée sur Cairn.info avec barrière mobile
e-ISSN 1957-7958
Romantismes et croyances
Actes de la Journée d’étude (12 mars 2015). École normale supérieure de Lyon
Vincent BIERCE et Jocelyn VEST (dir.)
Paris, Eurédit
2 décembre 2016, 158 p.
ISBN 978-2-84830-212-6
À l’aube du XIXe siècle, au moment où l’essor de la science promeut un scepticisme voire un athéisme généralisé, les inquiétudes religieuses vont de pair avec les espoirs de renouveau spirituel dont il s’agit de redéfinir les fondements. Le déclin de la religion se renverse alors en nécessité de croire, et les écrivains romantiques n’ont de cesse de proposer des solutions nouvelles qui s’incarnent dans des œuvres singulières et éclectiques. Les communications ici réunies sous la bannière d’un romantisme résolument pluriel s’attachent ainsi à analyser les multiples facettes de croyances qui constituent autant de réponses à l’angoisse métaphysique liée à l’instauration d’un monde nouveau. Avec la participation de : Marien Balastre, Alexandra Besson, Vincent Bierce, Pierre Causse, Elsa Courant, Magalie Myoupo, Valery Rion, Jocelyn Vest [source éditeur]
Vincent Bierce est doctorant à l’IHRIM.
Ronsard
Albert THIBAUDETÉdition établie et présentée par Stéphane ZÉKIAN
coll. « Parallèle », série Thibaudet à l’Académie
Éditions des Équateurs
15 mars 2018, 80 p.
ISBN 978-2-84990-556-2
Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l’un des plus grands critiques littéraires de l’entre-deux-guerres. Sous sa plume d’amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l’esprit de sérieux. Il faut s’abreuver à son œuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.
« Là est peut-être, plus encore que dans les délicieuses pièces d’anthologie, qui toujours voltigeront de lèvre en lèvre, la véritable et éternelle gloire de Ronsard, ce qui fait de lui, au même titre que Rabelais, un géant de l’art. D’autres sont de plus grands poètes, certes, mais lui occupe parmi nos poètes, parmi cette assemblée de dieux, une place à part : il est le dieu du Rythme. »
Ce volume s’inscrit dans la série Thibaudet à l’Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d’éloquence organisés par l’Académie française autour de 1900.
Rousseau on stage :
playwright, musician, spectator
Maria GULLSTAM and Michael O’DEA (ed.)
coll. « Oxford University Studies in the Enlightenment »
Oxford, Voltaire Foundation
septembre 2017, 380 p.
ISBN 978-0-7294-1199-8
Following his opposition to the establishment of a theatre in Geneva, Jean-Jacques Rousseau is often considered an enemy of the stage. Yet he was fascinated by drama : he was a keen theatre-goer, his earliest writings were operas and comedies, his admiration for Italian lyric theatre ran through his career, he wrote one of the most successful operas of the day, Le Devin du village, and with his Pygmalion, he invented a new theatrical genre, the Scène lyrique (‘melodrama’). Through multi-faceted analyses of Rousseau’s theatrical and musical works, authors re-evaluate his practical and theoretical involvement with and influence on the dramatic arts, as well as his presence in modern theatre histories.

