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    Anciens et modernes face aux pouvoirs
    L’Église, le Roi, les Académies (1687-1750

    Christelle BAHIER-PORTE et Delphine REGUIG (dir.)

    coll. «Les dix-huitièmes siècles»
    Paris, Honoré Champion
    23 mars 2022, 346 p.
    ISBN 9782745356826

    Pour quoi et contre qui Anciens et Modernes se sont-ils vraiment affrontés ? Alors que la monarchie encadre la vie culturelle par la création d’institutions nouvelles comme les académies et le Bureau de la Librairie, ceux que l’on qualifie d’Anciens ou de Modernes cherchent moins à construire une unité de parti qu’à cultiver de mobiles nuances au sein d’un champ littéraire en pleine transformation où chacun entend se faire une place. La possibilité d’une littérature moderne, solidaire de la pensée d’un pouvoir autonome de la littérature, s’élabore au cœur d’une dialectique avec les pouvoirs politiques et religieux dont la subtilité et les évolutions peuvent éclairer la compréhension des enjeux de la Querelle dans son ensemble. Les articles réunis dans ce volume s’attachent à contribuer au renouvellement de l’approche critique d’un moment majeur de l’histoire intellectuelle. Ils proposent des lectures qui, sans majorer ni surdéterminer le clivage entre les deux partis, ni prendre à la lettre les scénographies polémiques face aux pouvoirs d’Ancien régime, montrent comment la Querelle permet au monde des arts et des lettres d’accéder à une certaine autonomie, en composant avec les éventuels antagonismes partisans mais sans s’y subordonner. Face aux pouvoirs, les acteurs de la Querelle ne tiennent pas un propos univoque ni un discours toujours assumé ou stable. Ce sont alors les contradictions de ces positions, leurs coïncidences inattendues ou leurs transgressions tacites qui permettent d’éclairer, plus subtilement que la partition des camps, la nature profonde de la Querelle.

    Cet ouvrage est issu du colloque éponyme du 19-21 juin 2019.


    André Chénier

    Albert THIBAUDET

    INÉDIT. Édition établie et présentée par Stéphane ZÉKIAN
    coll. « Parallèle », série Thibaudet à l’Académie
    Éditions des Équateurs
    15 mars 2018, 94 p.
    ISBN 978-2-84990-558-6

    Sous ses airs de paysan bourguignon, Albert Thibaudet, chroniqueur à la NRF pendant un quart de siècle est l’un des plus grands critiques littéraires de l’entre-deux-guerres. Sous sa plume d’amateur gourmand, la littérature est un banquet joyeux, une géographie solaire, un corps sensuel. Thibaudet galope à travers les siècles, enjambe les frontières, rejette l’esprit de sérieux. Il faut s’abreuver à son œuvre comme à une eau vive pour retrouver le goût des textes, de la simplicité, du style.

    « S’il pouvait revenir parmi nous, témoin de sa gloire posthume, j’imagine que Chénier verrait avec un égal plaisir les deux faces de Janus que nous lui prêtons. Il lui serait également agréable de s’apparaître comme un annonciateur de l’avenir ou un mélodieux écho du passé. Et voilà bien pourquoi il n’est qu’à moitié l’un et l’autre. Plus que personne il représente, profondément et avec délices, le Français du XVIIIe siècle. »

    Ce volume s’inscrit dans la série Thibaudet à l’Académie, suite de sept essais composés dans le cadre des prix d’éloquence organisés par l’Académie française autour de 1900.


    Angelo, tyran de Padoue

    Victor HUGO

    Édition d’Olivier BARA
    coll. « Folio théâtre », n° 210
    29 septembre 2022, 272 p.
    Paris, Gallimard
    ISBN 9782072889318

    Dans l’Italie du XVIe siècle, Angelo est le gouverneur de Padoue, tout-puissant en apparence. Car au-dessus de lui plane le pouvoir ténébreux et menaçant de Venise. Angelo est d’abord tyran chez lui en tant qu’époux despotique de Catarina. Soumise aux lois du mariage d’intérêt, la patricienne Catarina ne connaît l’amour qu’auprès de Rodolfo, un jeune homme qu’aime aussi une comédienne et courtisane, la Tisbe, amante d’Angelo. Dans l’ombre de ces quatre personnages se glisse l’inquiétant Homodei, figure de l’envie et agent de la vengeance. Face à Catarina et à la Tisbe, en qui se résume la condition des femmes, se dressent ainsi trois hommes que guide une inquiétante pulsion mortifère.
    Cette pièce historique, qui mêle drame politique et tragédie domestique, montre des êtres pris au piège d’un terrifiant univers d’oppression, de surveillance et de délation, où s’immiscent le désir et la passion.


    Anthologie de la littérature grecque. De Troie à Byzance
    VIIIᵉ siècle avant J.-C. - XVᵉ siècle après J.-C.

    Laurence PLAZENET (éd.)

    Traduction nouvelle
    Traduction du grec ancien par Emmanuèle BLANC
    Édition de Laurence PLAZENET
    coll. « Folio classique »
    Paris, Gallimard
    29 octobre 2020, 944 p.
    ISBN 9782070359233

    De la guerre de Troie à la chute de Byzance, des hommes et des femmes ont écrit sensiblement dans la même langue. Au-delà des vicissitudes de l’histoire, des différentes religions qu’ils ont pratiquées, des pays où ils ont vu le jour, éparpillés autour du bassin méditerranéen, ils ont éprouvé dans cet usage du grec le sentiment d’une communauté, revendiqué une identité fondée sur une culture et des valeurs intangibles. Ces vingt-trois siècles de littérature, qui ont exploré tous les genres, pratiqué tous les tons, affronté tous les sujets, d’Œdipe à la passion du Christ, de la fondation de la démocratie à l’Empire, sont à la source de notre histoire et de notre imaginaire. Les découvrir, c’est aller à la rencontre de nous-mêmes, mais aussi faire l’épreuve d’une altérité radicale. Qui sont Sappho, Archiloque, Pindare, Lucien, Paul le Silentiaire ou Anne Comnène ? Comment lire une épigramme votive ? À quels dieux rêve Julien l’Apostat ? De quoi rient Démocrite et Diogène ? Cette anthologie fait le pari de l’émerveillement et, souvent, de l’inconnu. À l’indifférence et à l’ignorance, elle oppose des œuvres dont la fraîcheur et la puissance sont restées intactes. Leur lecture interdit l’oubli, et ranime en nous ce désir d’intelligence, dont la Grèce a été un emblème absolu.


    Anthropologie sceptique et modernité

    Sylvia GIOCANTI (dir.)

    coll. « La Croisée des chemins »
    Lyon, ENS éditions
    7 juillet 2022, 286 p.
    ISBN 979-10-362-0528-6

    L’Histoire du scepticisme de Richard H. Popkin, qui a dominé la recherche aux États-Unis et en Europe depuis les années 1960, était essentiellement consacrée aux rapports entre scepticisme et foi entre la fin du Moyen Âge et le début du XIXe siècle. Et lorsque Stanley Cavell a réintroduit la question de l’homme dans les études sceptiques contemporaines, c’est dans le sillage d’une interprétation du doute hyperbolique des Méditations métaphysiques de Descartes qui conduisait à faire des sceptiques des anti-humanistes renonçant au monde. C’est pourquoi il importait, suivant la suggestion d’Hans Blumenberg, de poser la question anthropologique à partir du rôle clef joué par le remodelage du scepticisme antique dans les Essais de Montaigne. Après s’être demandé s’il y a un sens à parler d’un « naturalisme sceptique » ou encore d’une « anthropologie sceptique de la croyance », le présent ouvrage s’interroge sur les limites d’une approche exclusivement rationnelle de l’humanité et réfléchit à l’importance de la relation pour la penser non plus en termes de nature mais de condition. Il montre ainsi la contribution paradoxale mais constante du scepticisme philosophique à l’étude de l’homme.

    Cet ouvrage a reçu le soutien financier de l’IHRIM. Sylvia GIOCANTI est professeure à l’université Paul Valéry Montpellier et membre associé de l’IHRIM.


    Anthropologies philosophiques allemandes
    De Johann Friedrich Herbart à Helmuth Plessner

    Pierre-François MOREAU et Charlotte MOREL (dir.)

    coll. « Constitution de la modernité », n° 37
    Paris, Classiques Garnier
    22 février 2022, 258 p.

    ISBN 978-2-406-14274-4
    ISSN 2494-7407
    DOI 10.48611/isbn.978-2-406-14274-4

    Longtemps l’anthropologie philosophique est restée en France une discipline ignorée ou sous-estimée. Au contraire, en Allemagne, elle a joué un rôle essentiel depuis deux siècles, dans les systèmes philosophiques et dans les relations entre philosophie, sciences humaines, discours religieux – ou antireligieux – et politiques. Feuerbach et Marx, Herbart et Lotze, Scheler, Cassirer, Walter Benjamin ou Leo Strauss comptent parmi ses principaux représentants. La nature de l’homme (s’il en a une) et sa place dans la nature et dans l’Histoire, son rapport à l’animalité, les liens entre l’individu et autrui, les relations entre les groupes humains et ce qui les détermine : autant d’objets de controverses, dont on redécouvre l’intense actualité.


    Appareil n°22, 2020
    « Une philosophie de l’appareil »

    Audrey RIEBER (dir.)

    Revue publiée sur OpenEdition Journals
    Éditeur MSH Paris Nord
    Mis en ligne le 21 décembre 2020
    DOI : 10.4000/appareil.3447
    e-ISSN 2101-0714

    Hommage à Jean-Louis Déotte

    Ce numéro est un hommage au philosophe Jean-Louis Déotte, disparu en 2018. Il se veut un dialogue continué avec sa pensée de l’appareil, concept qui articule arts, politique et techniques pour penser la spécificité de différentes époques : époque de l’incarnation avec les lettrines gothiques, époque de la projection avec la perspective ou encore époque de l’immersion avec le numérique. La revue Appareil, qu’il a cofondée et portée pendant dix ans, est le lieu propice pour le remercier de son héritage et le poursuivre. Les présentes contributions prennent la forme d’articles académiques, de recensions, de contributions visuelles et poétiques, de notes personnelles et biographiques.


    Après Kant
    Mélanges offerts à Jean-Pierre Fussler

    Antoine HATZENBERGER (dir.)

    coll. « Rencontres »
    Paris, Classiques Garnier
    10 janvier 2024, 389 p.
    ISBN 978-2-406-15411-2
    DOI 10.48611/isbn.978-2-406-15413-6

    Après Kant est un recueil de vingt études réunies en l’honneur de Jean-Pierre Fussler, professeur de chaire supérieure de philosophie et traducteur de Kant. Ces contributions portent sur la philosophie kantienne, sur des questions d’éthique, sur la phénoménologie et sur l’histoire de la philosophie.


    Architecture à Lyon au temps de Serlio (1548-1553)

    Sylvie DESWARTE-ROSA et Daniel RÉGNIER-ROUX

    Lyon, Société d’histoire de Lyon
    2025, 584 p.

    Ce volume est le 4e et dernier du cycle de publications du programme Sebastiano à Lyon, Architecture et Imprimerie* dont les trois premiers volumes sont :
     Sylvie DESWARTE-ROSA, Le traité d’architecture de Sebastiano Serlio, une grande entreprise éditoriale au XVIe siècle, Lyon, Mémoire active, 2004.
     Magali VÈNE, Bibliographia Serliana. Catalogue des éditions imprimées des livres du Traité d’architecture de Sebastiano Serlio (1537-1681), Paris, Picard, 2007
     Sylvie DESWARTE-ROSA et Daniel RÉGNIER-ROUX, Vie Intellectuelle à Lyon au temps de Serlio (1548-1553), Lyon, Société d’Histoire de Lyon, 2024 (486 p.)

    *Sebastiano Serlio à Lyon : architecture & imprimerie est le fruit d’un programme de recherche qui a débouché sur un colloque international dans le cadre des Onzièmes Entretiens Jacques Cartier et à une exposition à la Bibliothèque municipale de Lyon en 1998.


    Archives en bibliothèques (XVIe-XXIe siècles)

    Emannuelle CHAPRON et Fabienne HENRYOT (dir.)

    coll. « Métamorphoses du livre »
    Lyon, ENS Éditions
    16 février 2023, 346 p.
    ISBN 979-10-362-0586-6

    Les bibliothèques sont-elles un lieu d’archivage, et si c’est le cas, qu’archivent-elles et comment le font-elles ? Cet ouvrage propose de discuter la pertinence des frontières convenues entre archives et bibliothèques, d’examiner dans la longue durée la construction des lieux de conservation documentaire et des fonctions, tantôt bien distinctes, tantôt plus hybrides, qui leur sont attribuées par les sociétés européennes. À partir d’études de cas, les seize contributions de ce volume retracent les circonstances dans lesquelles certains types de documents ont été considérés comme des archives et comment ils ont été répartis dans les dépôts d’archives ou dans les bibliothèques. Elles examinent les critères qui fondent cette distinction institutionnelle et documentaire, et la manière dont ces choix ont conditionné le travail de tri, de sélection, de classement, de description et de consultation. Elles invitent ainsi à réexaminer la genèse des fonds documentaires, au sein des familles, des institutions de l’État ou des cabinets d’érudits, et à comprendre autrement les conditions documentaires de la fabrique de l’histoire, hier et aujourd’hui.


    Argentinean Literary Orientalism, from Esteban Echeverría to Roberto Arlt

    Axel GASQUET

    coll « Historical and Cultural Interconnections between Latin America and Asia »
    Palgrave Macmillan
    décembre 2020, xiv+304 p.
    ISBN 978-3-030-54465-2
    eISBN 978-3-030-54466-9

    This book examines the modes of representation of the East in Argentinean literature since the country’s independence, in works by canonical authors such as Esteban Echeverría, Juan B. Alberdi, Domingo F. Sarmiento, Lucio V. Mansilla, Pastor S. Obligado, Eduardo F. Wilde, Leopoldo Lugones, and Roberto Arlt. The East, which has always fascinated intellectuals and artists from the Americas, inspired the creation of imaginary elements for both aesthetic and political purposes, from the depiction of purportedly despotic rulers to a genuine admiration for Eastern history and millennial cultures. These writers appropriated the East either through their travels or by reading chronicles, integrating along the way images that would end up being universalized by the Argentinean dichotomy between civilization and barbarism, all the while assigning the negative stereotypes of the exotic East to the Pampa region. With time, the exoticism of the Eastern world would shed its geopolitical meaning and was ultimately integrated into the national literature, thus adding new elements into the Argentinean imaginary.


    Armand Gatti, théâtre-utopie

    Olivier NEVEUX

    coll. « La petite littéraire »
    Paris, Éditions Libertalia
    16 février 2024, 268 p.
    ISBN 9782377293131
    e-ISBN 9782377293148

    Ouvrir le théâtre d’Armand Gatti (1924-2017), en parcourir les enjeux et l’histoire ; vérifier combien cette œuvre a innové, ses audaces et ses essais ; mesurer à quel point elle est portée par la mémoire des vaincus et, défiant le temps, dédiée à ce que leur défaite ne soit que provisoire.
    Cette écriture nous offre, pour aujourd’hui, des inventions dramaturgiques d’importance (le « théâtre des possibles », le « théâtre quantique »), sa démesure, et la tentative de révolutionner les rapports qu’entretiennent la scène et la politique.
    Une question particulière guide la lecture : comment se fait-il que Gatti qui n’a cessé de stigmatiser les limites du théâtre, ses insuffisances et ses réductions, n’a pour autant jamais cessé d’y revenir ? Qu’a-t-il, malgré tout, trouvé dans cet art qui méritait qu’il y consacre sa vie entière ?
    C’est, alors, à la recherche des choses extraordinaires que Gatti a demandé au théâtre d’accomplir que se consacre ce livre : son utopie pour le théâtre qui fait de celui-ci, peut-être, le lieu enfin trouvé de l’utopie.
    Olivier NEVEUX est professeur d’histoire et d’esthétique du théâtre à l’École normale supérieure de Lyon et membre de l’Unité mixte de recherche 5317 (IHRIM).


    Articles de l’Encyclopédie
    Édition de Myrtille MÉRICAM-BOURDET et Catherine VOLPILHAC-AUGER

    Denis DIDEROT

    Paris, Gallimard
    coll. « Folio classique » (n° 6041)
    novembre 2015, 464 p.
    ISBN 9782070446933

    Dix-sept volumes, 72 000 articles, 5 800 attribués à Diderot : dans cette entreprise unique que fut l’Encyclopédie, nous avons retenu 100 articles rédigés par Diderot. Non pas toujours les plus connus, mais les plus représentatifs de son génie, qui consiste à répondre aux questions que parfois le lecteur ne se posait pas, et ainsi à éveiller les consciences. Ce choix reflète les différentes facettes de son activité : Diderot éditeur, qui corrige et complète les textes des collaborateurs de l’entreprise ; Diderot auteur, débordant d’enthousiasme quand le sujet le passionne, piquant la curiosité du lecteur et l’entraînant sur des chemins nouveaux, en transformant les règles de l’écriture encyclopédique. Maniant aussi bien l’ironie que la critique, il n’hésite pas à adopter un ton personnel, en mettant en scène ses hésitations, ses interrogations, ses convictions. Une nouvelle manière de philosopher est née.


    As You Like It
    Shakespeare’s Comedy of Liberty

    Sophie CHIARI

    coll. « CNED »
    Paris, Presses universitaires de France (PUF)
    19 octobre 2016, 156 p.
    ISBN 978-2-13-078635-1

    Comme il vous plaira (As you like it), célèbre comédie de Shakespeare (env. 1599), révèle un monde de possibilités ne demandant qu’à être découvertes, essayées et remises en cause. Fondée sur une intrigue simple mettant à l’honneur un vaillant jeune homme, Orlando, prêt à tout pour conquérir le cœur d’une jeune femme pleine d’esprit et déguisée en homme, Rosalind, elle met l’accent sur le discours et le badinage amoureux plutôt que sur l’action. Surtout, elle propose une réflexion très fine sur les thématiques du genre, de l’illusion théâtrale et du pouvoir en tendant un miroir déformé aux vanités du monde de la cour élisabéthaine et aux désillusions qu’elles pouvaient engendrer. Cette étude, entièrement rédigée en anglais, explore la richesse du texte shakespearien. De la forêt d’Arden au travestissement, du rire à l’amour, ce livre réexamine et recontextualise les multiples facettes de la comédie afin de montrer comment Shakespeare a reformulé les codes du théâtre prémoderne pour mieux réinventer le genre de la comédie pastorale.
    Ouvrage en anglais.


    Astérion n°16, 2017/1
    « Traductions vers le latin au XVIe siècle »

    Martine FURNO

    Revue en accès libre sur OpenEdition
    Éditée par ENS Éditions
    n° 16, 19 juin 2017
    ISBN 978-2-84788-941-3
    e-ISSN 1762-6110
    DOI 10.4000/asterion.2877

    Le XVIe siècle voit l’émergence des vernaculaires comme langues de pensée, et le maintien en parallèle du latin comme langue savante de communication et de réflexion. Ce double mouvement, l’un de conquête et l’autre de résistance, a souvent été étudié du point de vue du vernaculaire, pour en marquer la progression tant pour la structuration des langues que pour le terrain gagné sur le latin dans le domaine des textes de fiction autant que d’argumentation. Le petit dossier présenté ici, issu d’une journée d’études tenue à l’ENS de Lyon en novembre 2013, a cherché à interroger les faits avec le point de vue inverse, non dans une approche de supériorité ou de compétition qui envisagerait la place de la langue latine comme résistance à une regrettable déperdition, approche qui serait stérile et anhistorique, mais sous l’angle de l’impact progressif de cette montée des vernaculaires sur le latin, tout au long du siècle.

    Voir aussi la présentation de la revue