Publications
Orages n° 15, 2016
« L’Europe de l’opéra »
François LÉVY (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé et mis en page par : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n°15, mars 2016, 308 p.
ISBN 978-2-35030-369-7
ISSN 1635-5202
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Présentation
L’opéra a-t-il contribué à l’émergence d’une culture européenne ? Quelle représentation propose-t-il de la civilisation européenne, de son histoire, de ses fondements idéologiques et politiques ? La période à laquelle s’attache la revue Orages (1760-1830) est celle d’un bouleversement du paysage lyrique : si l’opera seria diffusé depuis le début du XVIIIe siècle reste dans un premier temps le spectacle musical dominant en Europe, de nombreux genres lyriques, notamment comiques, se développent dans les pays européens et se contaminent mutuellement. Émergent divers genres nationaux mêlant influences étrangères et traditions populaires locales. La circulation européenne des professionnels de l’opéra (chanteurs, compositeurs, décorateurs, directeurs) amplifie le phénomène durant la période.
C’est cette tension entre l’opéra comme spectacle européen et l’apparition de formes et de genres nationaux, nourris d’inspirations étrangères, qu’explore ce numéro, à travers des études de cas portant sur la France (Michel Noiray), l’Angleterre (David Charlton), l’Espagne (Isabelle Porto San Martin), l’Italie (Olivier Bara), la Scandinavie (Charlotta Wolff) et l’Europe centrale (Milan Pospíšil et Jitka Ludvová). Au-delà des phénomènes de contamination et d’influence esthétiques, l’opéra est le véhicule d’idéaux politiques propres aux Lumières et au romantisme. De l’exploitation diplomatique et politique du mythe d’Europe dans Europa riconosciuta de Salieri (Jean-François Lattarico), aux échos de la révolution grecque dans Le Siège de Corinthe de Rossini (Damien Colas), ce numéro d’Orages cerne la dimension à la fois spéculaire et réflexive de l’opéra des années 1760-1830.
Le Cahier annuel d’Orages, outre les Varia (Fabienne Bercegol, Nicolas Manuguerra) et le Fil-rouge (Jean-Noël Pascal), offre un entretien exclusif avec Agnès Terrier, dramaturge de l’Opéra-Comique.
Orages n° 16, 2017
« Haines politiques »
Olivier FERRET (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé et mis en page par : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n°16, mai 2017, 288 p.
ISBN 978-2-35030-429-8
ISSN 1635-5202
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Présentation
La haine est à la mode. Elle est, hélas, actuelle. Elle a donné lieu à de nombreuses études récentes dans les champs philosophiques, historiographiques, voire esthétiques, qui ont souligné le rôle des affects et de la mise en jeu des émotions dans le discours politique.
Le présent numéro se propose d’explorer les bénéfices d’une approche littéraire, sensible aux enjeux politiques d’une rhétorique, sinon d’une poétique des discours de haine. Pamphlets, théâtre, discours de presse, essais, ils sont souvent anonymes, parfois signés de plumes célèbres, comme Louis-Sébastien Mercier ou Germaine de Staël. Quel rapport pragmatique entretiennent ces textes avec leurs lecteurs et spectateurs ? Quelles sont les incidences de la fracture révolutionnaire, avec ce qu’elle engendre de bouleversements dans la définition de l’espace public et de la manière dont y circulent les textes, sur la reconfiguration éventuelle des discours, voire sur l’invention d’une langue inédite ? Au fil des épisodes successifs de la Révolution, notamment au cours de la période de Thermidor et du Directoire, quelles figures ou quels groupes cristallisent ces haines politiques ? Comment s’orchestre l’articulation entre la logique passionnelle de la haine et la rationalité supposée du politique ?
La rubrique « Textes » rassemble trois pamphlets prenant pour cible le couple royal, documents non réédités depuis la Révolution.
Le Cahier d’Orages accueille cette année un entretien exclusif avec Jean-Claude Berchet, spécialiste de Chateaubriand et de la littérature du tournant des XVIIIe et XIXe siècles.
Dossier dirigé par Olivier FERRET
Orages n° 17, 2018
« Bannis, Proscrits, exilés »
Pierre LOUBIER (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé et mis en page par : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n° 17, octobre 2018, 266 p.
ISBN 978-2-35030-517-2
ISSN 1635-5202
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Présentation
Comment penser, mais aussi vivre et écrire la solitude de l’exil et la douleur de l’expatriation ? Question brûlante, terriblement actuelle. Ce numéro d’Orages l’aborde sous l’angle de la Littérature et de l’Histoire. La période des Orages est, elle aussi, féconde en tourments et traumatismes. Retiré, remercié, disgracié, écarté, arraché, déplacé, extradé, exilé, banni, proscrit, forclos : nombreuses sont les variations juridiques, géographiques et existentielles de l’éloignement hors de l’espace public de la patrie. Se pose à l’origine une pure question de philosophie politique : comment poursuivre une pensée, une parole, voire une action politique alors qu’on se situe de fait hors du politique ? Comment être à la fois un ermite et un citoyen, mais aussi comment construire son expérience – volontaire, et plus souvent subie – en une forme de destin, fondé sur une figure ? L’espace de l’ailleurs, asile ou épreuve, modèle et module ainsi les formes de la parole, qu’elle soit directement ou plus obliquement politique : discours et campagnes de presse, pamphlets, témoignages, mémoires, correspondances, fictions romanesques, théâtrales ou lyriques, méditations et essais, toutes ces expressions solitaires disent la nécessité d’une relation à la communauté. De l’ermitage de Montmorency jusqu’au rocher noir de Sainte-Hélène, en passant par l’Amérique et les Alpes, au féminin comme au masculin, malgré tout, envers et contre tout, une écriture se met en mouvement et résiste à l’effacement, au silence, à l’oubli. Le Cahier annuel d’Orages accueille un entretien avec François Rosset, spécialiste des littératures du XVIIIe siècle.
Pierre LOUBIER est maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre.
Orages n° 18, 2019
« Les Révolutions de l’intime »
Paul KOMPANIETZ et Jean-Marie ROULIN (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé et mis en page par : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n° 18, décembre 2019, 260 p.
ISBN 978-2-35030-644-5
ISSN 1635-5202
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Les années 1760-1830 constituent le laboratoire où se redéfinit et se cristallise cette notion que la modernité a désignée d’un substantif, « l’intime ». Ces années parachèvent ce que l’on a naguère décrit comme l’« invention de l’intimité », lisible jusque dans les objets et les espaces de la vie quotidienne, et lèguent au XIXe siècle le sens du for privé, ainsi que le désir d’explorer la vie intérieure, qui s’exacerbera jusqu’à l’hypothèse de l’inconscient. Entre la parution de La Nouvelle Héloïse (1761) et celle de Vie, Poésies et Pensées de Joseph Delorme (1829), le moment 1800 voit le champ des écritures de l’intime s’étendre pour irradier tous les genres. L’apparition vers 1830 de la catégorie critique de littérature intime prend acte de cette extension du mouvement d’intériorisation qui s’est jouée autour de 1800. Nourrie des philosophies des Lumières, si soucieuses par ailleurs de publicité, puis associée au culte romantique de la subjectivité, la question de l’intime se révèle d’autant plus complexe qu’elle surgit sur la scène d’une Histoire bouleversée, temps où l’omniprésence des intérêts publics a rendu problématique l’expression du moi le plus intérieur.
Ce dossier d’Orages est dirigé par Paul KOMPANIETZ et Jean-Marie ROULIN
Orages n° 19, 2020
« Explosions populaires »
Sophie MARCHAND et Olivier RITZ (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé par : Élisabeth BAÏSSE-MACCHI
Mise en page : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n° 19, décembre 2020 [parution 9 mars 2021], 242 p.
ISBN 978-2-35030-711-4
ISSN 1635-5202
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« Ce grand volcan aurait pu dormir encore longtemps, il s’est embrasé, il s’est éteint, il s’est rallumé. Les écrivains ont voulu que les laves coulassent d’un côté plutôt que d’un autre ; ces laves ont emporté le journaliste et sa plume. »
Ces mots de Louis-Sébastien Mercier, tirés du chapitre du Nouveau Paris intitulé « Explosion », résument les questions qui nourrissent ce numéro d’Orages. Les articles ici réunis se penchent sur les modalités choisies pour représenter les explosions populaires de la période 1760-1830 et sur l’émergence de formes propres à les incarner et à les porter. Ils s’intéressent aussi aux jugements et à l’axiologie qui accompagnent ces phénomènes. La littérature, les arts, la pensée se trouvent également modifiés : l’explosion concerne des formes et des publics régénérés par les bouleversements historiques.
La spécificité de ce numéro est de ne pas se cantonner au point de vue des contemporains des événements. Ces explosions populaires que les arts et les discours fixent sur le moment façonnent des grilles d’intelligibilité de l’histoire qui ont elles-mêmes une histoire. Ce sont aussi ces usages des figurations du peuple, de ses émotions, de son accès à la représentation que nous souhaitons interroger, depuis le théâtre du règne de Louis XVI jusqu’aux représentations contemporaines de la Révolution.
Le dossier rassemble des contributions de Sophie Wahnich, Thibaut Julian, Jacob Lachat, Shelly Charles et Sophie Lucet, ainsi que le compte rendu d’une table ronde avec Florent Grouazel et Younn Locard, auteurs de la bande dessinée Révolution, couronnée par le Fauve d’or au festival d’Angoulême 2020. La rubrique « Textes » présente un extrait de l’Apologie de la révolution française de James Mackintosh (1792) présenté par Olivier Ritz, ainsi que les dénouements du Masaniello de Carafa (1827) et de La Muette de Portici d’Auber (1828) introduits par Olivier Bara.
Un entretien exclusif avec Éric Vuillard, auteur de 14 Juillet (2016) et de La Guerre des pauvres (2019), publiés chez Actes Sud, complète ce dossier.
Orages n° 21, décembre 2022
« Temps insensés »
Stéphanie GENAND (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé par : Élisabeth BAÏSSE-MACCHI
Mise en page : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n° 21, décembre 2022 [parution 20 juin 2022], 240 p.
ISBN 978-2-35030-874-6
ISSN 1635-5202
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Le présent numéro entend explorer la spécificité de ces « temps insensés » : leur rôle dans la création artistique et musicale du temps, leur lien avec la reconfiguration des places sociales et avec le traumatisme révolutionnaire, dans lequel Pinel diagnostique un substrat pathologique, particulièrement propice à l’éclosion des passions.
Ne faut-il pas, au moment 1800, articuler les Lumières à la déraison ? Pourquoi la folie envahit-elle à cette échelle la scène et l’espace public ? Que nous dit-elle des affects du temps, dont la fiction devient désormais la langue naturelle ? Le numéro 21 de la revue Orages lève le voile sur la richesse et la complexité de ces “temps insensés” qui unissent Diderot à Balzac.
Le cahier d’Orages accueille un entretien avec Anouchka Vasak autour de son dernier ouvrage, 1797. Pour une histoire météore.
Orages n° 20, mars 2022 [2021]
« Le génie de la religion »
Fabienne BERCEGOL (dir.)
Éditorial d’Olivier BARA
Numéro préparé par : Élisabeth BAÏSSE-MACCHI
Mise en page : Isabelle TREFF
Couverture : Florence PONCET
Diffusion : Atlande
Éditée par l’Association Orages
n° 20, mars 2022 [2021], 250 p.
ISBN 978-2-35030-792-3
ISSN 1635-5202
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En 1802, Chateaubriand ouvrait le siècle avec la publication du Génie du christianisme. Soucieux de s’adapter à un public qui s’était éloigné de la foi de ses ancêtres, il y développait une apologétique qui faisait appel à la mémoire d’une culture commune et qui visait surtout à ramener ses contemporains à Dieu par la voie du sentiment et de l’imagination. Il s’agissait pour lui de persuader du « génie » d’une religion qui pouvait se prévaloir d’avoir toujours été favorable aux lettres et aux arts, en préservant le sens du mystère et en renouvelant la dramaturgie des passions aussi bien que la veine descriptive.
Est-ce à dire pour autant que le Génie du christianisme faisait rupture ? Les articles recueillis dans ce numéro reviennent sur le dialogue établi dès le XVIIIe siècle entre philosophes et défenseurs de la religion, et ils rappellent que des apologistes avaient déjà choisi de louer l’excellence des œuvres inspirées par le christianisme. Du reste, rien ne montre mieux que la promotion de cette religion par son rapport fécond à la création littéraire et artistique était dans l’air du temps dans les années 1800 que la publication concomitante de l’essai de Pierre-Simon Ballanche aujourd’hui oublié, Du sentiment considéré dans ses rapports avec la littérature et les arts. Un extrait en est ici reproduit.
Sans être totalement neuve, la « poétique » insérée dans le Génie du christianisme et illustrée par les récits, Atala, René, n’en suscita pas moins un enthousiasme dont se font écho ici les lettres peu connues de la romancière Sophie Cottin. Pour d’autres, comme Pigault-Lebrun, le livre de Chateaubriand fut l’occasion de renouer avec la verve satirique des ennemis de l’Église.
Ce numéro d’Orages fait entendre ces polémiques qui, sous la plume de Senancour ou de Germaine de Staël, inscrivent la religion au cœur du débat idéologique des années 1760-1830. De la dévote qu’avait déjà mise en scène le roman du XVIIIe siècle à l’athée dont Stendhal sonde le mal-être, des opéras bibliques de l’Empire au tableau de Louis Hersent Ruth et Boaz, il se veut une invitation à explorer la présence de la matière religieuse au cours de cette période dans la fiction et dans les arts.
Notre cahier annuel accueille un entretien avec François Jacob autour du devenir des revues scientifiques, à l’occasion du vingtième anniversaire d’Orages.
Illustration de couverture : Louis Hersent, Ruth et Boaz, huile sur toile,1822, collection particulière.
Ce numéro est publié avec le soutien de l’unité de recherche « Patrimoine, Littérature, Histoire » (PLH) de l’université Toulouse Jean Jaurès.
Orages n° 22, 2023
« La couleur de la vérité. L’évidence au tournant des Lumières »
Lucien DERAINNE et Jacob LACHAT (dir.)
Responsable scientifique IHRIM : Lucien DERAINNE
Numéro préparé par Élisabeth BAÏSSE-MACCHI
Mise en page : Isabelle TREFF
Couverture : Louise HUGUIN
Éditeur de la revue : Association Orages
Diffusion : Atlande
n°22, décembre 2023 [parution mars 2024], 178 p.
ISBN 978-2-35030-949-1
En ligne sur le site de Cairn (embargo de 3 ans)
ISSN 1635-5202
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« Ce qui est évident se montre et ne peut pas être prouvé », résume Joseph Joubert dans ses Carnets, le 14 juillet 1800.
Slogan des physiocrates, mot-clé des manuscrits d’Emmanuel-Joseph Sieyès comme des interventions polémiques de Louis-Sébastien Mercier à l’Institut, préoccupation récurrente des Notes philosophiques du jeune Balzac, l’évidence, que Joseph Joubert appelle en 1805 la « couleur de la vérité », est une notion centrale du « moment 1800 ». Le présent numéro, résolument pluridisciplinaire, se propose de montrer qu’elle constitue un lien entre plusieurs évolutions majeures qui se produisent dans la pensée et la littérature entre 1760 et 1830.
Les articles recueillis dans ce numéro s’intéressent aussi bien à la langue des signes, traduction de l’évidence, qu’à la question de l’impartialité de l’historien, à l’éloquence comme marque de la vérité ou à la relation entre certitude et métaphysique.
Oralité du texte et écriture des voix
dans À la recherche du temps perdu
Anne PENESCO
coll. « Bibliothèque proustienne »
Paris, Classiques Garnier
20 janvier 2021, 386 p.
ISBN 978-2-406-10324-0
Cet ouvrage propose une lecture renouvelée de À la recherche du temps perdu. Il montre l’importance attribuée par Marcel Proust aux valeurs sonores du texte, objet d’une écoute exigeante. L’écriture des voix des personnages offre d’étonnants portraits vocaux dont ceux du baron de Charlus et de la Berma.
Oreste et Néron
Spinoza, Freud et le mal
Isabelle SGAMBATO-LEDOUX
coll. « Les anciens et les modernes -Études de philosophie »
Paris, Classiques Garnier
20 septembre 2017, 161 p.
ISBN 978-2-406-06128-1
Préfacier : Pierre-François Moreau
Comment penser le mal en excluant le libre arbitre ? Spinoza et Freud définissent la liberté par la compréhension des mécanismes produits en l’homme par la nécessité. Les lettres de Spinoza à Blyenbergh, analysées sous un éclairage freudien, permettent de construire une réponse à ce problème.
Osez (re)lire Sand
25 extraits pour voir l’idéal à travers le réel
George SAND
Édition d’Olivier BARA
coll. « Librio – Littérature »
Paris, Flammarion (Éditions J’ai lu)
3 janvier 2024, 103 p.
ISBN 978-2-2903-9550-9
La Petite Fadette, La Mare au diable, François le Champi : les célèbres romans champêtres de George Sand masquent une œuvre aussi riche que variée. Romans historiques, pièces de théâtre, autobiographie… Autant d’ouvrages portés par un rêve d’égalité et de fraternité qu’il est urgent de (re)découvrir !
Pages d’Orient (La Cange, Noura et La Spirale), inédits
Gustave FLAUBERTÉdition de Stéphanie DORD-CROUSLÉ, Caroline DORION-PEYRONNET et Yvan LECLERC
Tusson, Du Lérot
24 novembre 2021, 120 p. illustrées
ISBN 978-2-35548-159-8
« Aujourd’hui mes idées de grand voyage m’ont repris plus que jamais. C’est l’Orient toujours. J’étais né pour y vivre. » Gustave Flaubert a dix-neuf ans quand il confie ce désir à son journal intime. Son rêve se réalise dix années plus tard, lors d’un long périple autour de la Méditerranée avec son ami Maxime Du Camp, de 1849 à 1851. Flaubert prend des notes tout au long du parcours, publiées après sa mort sous le titre de Voyage en Orient. Une seule fois pendant le périple, il rédige un récit suivi, qu’il intitule La Cange, d’après le nom des bateaux qui naviguent sur le Nil. C’est ce manuscrit inédit qui fait l’objet de la présente publication.
Au-delà du récit de ce voyage, décisif dans la formation de l’écrivain, le désir d’Orient imprègne une grande partie de son œuvre, comme en témoignent deux autres textes proposés ici : Noura, un fragment de récit épique inédit rédigé vers 1845, et La Spirale, scénario d’un roman, entre réalisme et fantastique, auquel Flaubert songe pendant qu’il écrit Madame Bovary.
Ces trois manuscrits, reproduits en fac-similé, font l’objet d’une double transcription : diplomatique, fidèle à la disposition de la page, et normalisée, lisible en continu, et annotée.
Parler aux musulmans
Quatre intellectuels face à l’islam à l’orée de la Renaissance
Tristan VIGLIANO
Coll. « Les seuils de la modernité », vol. 21
Genève, Droz
9 janvier 2017, 384 p.
ISBN 978-2-600-04757-9
4e de couverture
Dans les années qui précèdent ou suivent immédiatement la chute de Constantinople, en 1453, quatre intellectuels décident de se confronter à la question de l’islam : Jean Germain, Pie II, Nicolas de Cues et Jean de Ségovie. Qu’ils imaginent les échanges d’un musulman et d’un chrétien, ou figurent le débat du christianisme avec l’islam, ou encore racontent leurs propres tentatives de dialogue, les mêmes troublantes questions se posent à chaque fois. Quels objectifs poursuivent-ils ? Pour qui écrivent-ils ? Faut-il les croire, quand ils prétendent s’adresser aux musulmans ? Si non, pourquoi se figurent-ils en train de leur parler ? Si oui, inventent-ils un langage qui leur soit adapté ? Tristan Vigliano analyse en littéraire des textes qui semblaient jusqu’ici réservés aux historiens. Car dialoguer avec l’islam ne va pas de soi : les premières résistances viennent souvent de l’intérieur et il faut au penseur une puissante rhétorique pour démontrer le bien-fondé de l’acte qu’il engage.
Paroles de poupées
Vies et opinions des poupées par elles-mêmes au XIXᵉ siècle
Amélie CALDERONE (éd.)
Hors-série des Cahiers fablijes diffusé en libre accès par le pôle éditorial Lyon/St-Étienne Prairial
coll. « Anthologies/Cahiers Fablijes »
Lyon, Université Lyon 2 et équipe IHRIM-Lyon 2
Publié en ligne le 23 juin 2023.
Anthologie sur des ouvrages où les héroïnes sont des poupées que des écrivains – presque exclusivement des femmes –, au cours du XIXe siècle, se sont plu à mettre en scène prenant la parole et/ou la plume pour transmettre leurs vies, leurs aventures et leurs pensées à de jeunes lectrices aisées que l’on cherche à éduquer.
Paroles dégelées
Propos de l’Atelier XVIe siècle
Isabelle GARNIER, Vân Dung LE FLANCHEC, Véronique MONTAGNE, Anne RÉACH-NGÔ, Marie-Claire THOMINE, Trung TRAN, Nora VIET (dir.)
coll. « Études et essais sur la Renaissance », n° 109
Paris, Classiques Garnier
août 2016, 800 p.
ISBN 978-2-8124-3417-4
Description
« Paroles dégelées » : faire surgir des voix et des regards sur la littérature de la Renaissance, conçus, nourris, animés au sein de l’Atelier XVIe siècle, telle est l’ambition de cet ouvrage publié à l’occasion du quinzième anniversaire du groupe de seiziémistes réunis en Sorbonne autour de Mireille Huchon.

