Publications


    Pasado y Memoria, Revista de Historia Contemporánea n°30, 2025
    « Activismo femenino anarquista transnacional » (L’activisme transnational des femmes anarchistes)

    Óscar FREÁN HERNÁNDEZ, María MIGUELÁÑEZ MARTÍNEZ (dir.)

    Revue en ligne, en accès libre
    éditée par l’université d’Alacante
    Parution le 30 janvier 2025
    e-ISSN 2386-4745
    Directeur scientifique IHRIM : Óscar FREÁN HERNÁNDEZ


    Pascal et son libertin

    Antony MCKENNA

    coll. « Lire le XVIIe siècle »
    Paris, Classiques Garnier
    1er février 2017, 131 p.
    ISBN 978-2-406-06843-3

    L’anthropologie pascalienne de la « misère de l’homme sans Dieu » frappe par sa pertinence : aucun apologiste chrétien n’a exprimé avec tant de justesse le point de vue d’un incroyant sur le monde et sur sa propre nature. C’est le point de départ de son argumentation apologétique que nous suivons pas à pas, en précisant ses sources cartésiennes et gassendistes, en examinant le statut du sentiment et en restituant la cohérence de la foi de la seconde nature. Les Pensées constituent l’expression complexe d’une philosophie chrétienne et la cohérence de l’argumentation constitue un témoignage privilégié sur le libertinage tel que Pascal le concevait. Le profil intellectuel de son libertin apparaît entre les lignes de l’argumentation apologétique.


    Pascal et l’économie du monde

    Patrick GUILLAUMONT et Laurence PLAZENET (dir.)

    Clermont-Ferrand, Ferdi
    14 novembre 2024, 236 p.
    ISBN 978-2-9586419-7-9

    Accessible sur HAL
    hal-04783818

    Au XVIIe siècle, le mot « économiste » n’existe pas. Reste que Blaise Pascal, génie universel, entrepreneur, homme d’affaires, soucieux de l’ordre du monde, n’est pas étranger aux préoccupations d’un champ du savoir fondé environ un siècle après lui.

    Son décentrement même, en réalité, fait l’intérêt de sa réflexion, formulée avec d’autres termes, selon d’autres prismes que ceux d’aujourd’hui, invitation en cela à repenser la conception de l’économie. Soucieuse d’interpréter l’ensemble des comportements humains, mais aussi de les orienter, l’économie contemporaine recoupe par bien des aspects les préoccupations du moraliste classique.

    Il était donc nécessaire, pour le 400e anniversaire de Pascal – qui célèbre plus que jamais la pluralité de son génie et le caractère global de sa méditation sur le monde –, de se pencher sur ce « Pascal économiste » inscrit en filigrane dans son œuvre. Il y va de la richesse des peuples, de leur bien-être, de la responsabilité des créateurs de richesse, du partage du travail, de la justice… « Pascal économiste » inquiète, apostrophe, interdit l’indifférence, les routines d’opinions incertaines.

    La Ferdi et le Centre international Blaise Pascal lui ont ainsi consacré un colloque, le 20 novembre 2023. Celui-ci comprenait quatre volets, chacun portant sur une leçon pascalienne en lien avec l’économie.

    Chaque session rassemblait des personnalités venues d’horizons volontairement différents : philosophes, littéraires, économistes académiques et grands acteurs économiques sensibles aux messages pascaliens. Le présent ouvrage réunit leurs contributions. Enrichies, elles prolongent le dialogue fructueux et novateur que pascaliens et économistes surent nouer durant ce colloque.

    Publié par la Fondation pour les études et recherches sur le développement
    international (Ferdi). Cette publication a bénéficié d’une aide de l’État francais au
    titre du plan d’investissement France 2030 portant la référence ANR-16-IDEX-0001


    Pascal ou la pensée figurative

    Hubert AUPETIT

    coll. « Essais »
    Paris, Fayard
    25 janvier 2023, 480 p.

    ISBN 978-2-213-71305-2

    Le monde que nous construisons ressemble de moins en moins à celui dont nous et nos aînés rêvions. Il est temps de nous demander si le problème ne vient pas de notre manière de penser. Depuis les Lumières, un malentendu profond s’est répandu autour du mot « raison », de la faculté qu’il définit, du type de vérité qu’on en attend. Ce qui n’est qu’une procédure commode de pensée se voit promu en fétiche et arbitre de tout jugement. J’ai voulu consacrer quelques années de mon existence à comprendre ce qu’un esprit libre comme Blaise Pascal avait à nous dire sur le bon exercice de notre intelligence. Il a fallu d’abord profondément renouveler la lecture de ses textes. Les Pensées ne sont pas l’œuvre d’un moraliste austère, ni l’apologie religieuse d’un chrétien rigoriste comme on le lit et l’enseigne encore, mais une enquête sur le bonheur, montrant l’impossibilité d’arriver à bonne fin par le seul moyen de la raison. Il convient d’ouvrir notre intelligence à un autre mode de pensée, qui stimule notre imagination grâce à l’analogie, et dépasse la raison sans la contredire. C’est pour son recours tout à fait original, ni dogmatique ni dévot, mais poétique, au texte biblique que Pascal a attiré mon attention, recours dont les applications débordent très largement l’approche religieuse puisqu’on les retrouve aussi bien en mathématiques qu’en philosophie, en psychanalyse, dans les sciences humaines et dans les littératures profanes.

    Ma thèse tient en peu de mots : Pascal remet la raison à sa place en démontrant la nécessité d’un mode de pensée enrichi, hérité de la raison grecque et de la poétique biblique, mieux adapté à la recherche du bonheur : la sagesse figurative.

    Hubert AUPETIT est agrégé de mathématiques, de lettres modernes, docteur ès lettres et chercheur associé à l’IHRIM. Il est l’auteur de nombreux ouvrages qui traitent aussi bien de météorologie, d’aéronautique que de littérature ou de philosophie. Il est aussi auteur de romans, sous une autre identité.


    Pascal ou le défaut de la méthode
    Lecture desPensées selon leur ordre

    Laurent THIROUIN

    Nouvelle édition augmentée
    coll. « Champion classiques essais »
    Paris, Honoré Champion
    30 mars 2023, 392 p.
    ISBN 978-2-38096-062-4

    En ce quatrième centenaire de la naissance de Blaise Pascal, la collection de poche Champion Classiques publie une nouvelle édition, augmentée et préfacée par Dominique DESCOTES, de l’ouvrage, précédemment éditée en décembre 2015 chez Honoré Champion.

    Résumé

    Redoutable dialecticien, Pascal reste conscient de la faiblesse de tout argument, de l’insignifiance des énoncés, de la stérilité des méthodes. Il ne prétend pas, dans ses Pensées avoir rien dit d’inouï, mais avoir mieux placé la balle dont tout le monde joue, avoir inventé une disposition nouvelle. Il importe donc de s’interroger sur cette disposition, c’est-à-dire de considérer enfin comme essentielle l’étrange répartition en liasses que restituent aujourd’hui les éditions des Pensées.


    Pascal ou le défaut de la méthode. Lecture des « Pensées » selon leur ordre

    Laurent THIROUIN

    Paris, Honoré Champion
    coll. « Lumière classique »
    décembre 2015, 264 p.
    ISBN 9782745331236

    Voir aussi sa réédition augmentée de 2023 dans la collection Champion Classiques.

    Résumé

    Redoutable dialecticien, Pascal reste conscient de la faiblesse de tout argument, de l’insignifiance des énoncés, de la stérilité des méthodes. Il ne prétend pas, dans ses Pensées avoir rien dit d’inouï, mais avoir mieux placé la balle dont tout le monde joue, avoir inventé une disposition nouvelle. Il importe donc de s’interroger sur cette disposition, c’est-à-dire de considérer enfin comme essentielle l’étrange répartition en liasses que restituent aujourd’hui les éditions des Pensées. L’ordre de Pascal est à la fois une rhétorique singulière et un rapport original à la vérité. Mais l’examen doit être inductif et méticuleux. Quelle logique exacte préside à la répartition des pensées entre une liasse « vanité » et une liasse « misère » ? Comment la raison des effets marque-t-elle la grandeur de l’homme ? Pourquoi Pascal a-t-il disséminé les fragments traitant du divertissement, au lieu de les réunir dans le dossier qui semble consacré à la question ? Quelle espèce de transition désigne-t-il sous le titre « Transition de la connaissance de l’homme à Dieu » ? Telles sont les questions, et d’autres similaires, proposées à la réflexion dans ce volume. Le commentaire d’une pensée ne devrait plus s’envisager en dehors de sa situation dans le singulier dispositif que forment les liasses.

    Table des matières

    L’auteur

    Laurent THIROUIN est professeur de littérature française du XVIIe siècle à l’Université de Lyon et membre de l’IHRIM (UMR 5317). Ses travaux sont consacrés principalement à l’œuvre de Pascal (Le Hasard et les règles. Le modèle du jeu dans la pensée de Pascal, 1991 ; Pensées sur la justice, 2011), à l’augustinisme et à la vie intellectuelle dans le milieu de Port-Royal. Il a publié un choix d’Essais de morale de Pierre Nicole (1999) ; le Traité de la Comédie et autres pièces d’un procès du théâtre, Champion, 1998) et une étude synthétique sur la querelle de la moralité du théâtre (L’Aveuglement salutaire. Le réquisitoire contre le théâtre dans la France classique. H. Champion, 1997, rééd. 2007).


    Pensée et cliniques de l’identité.
    Descartes, Cervantès, Montaigne

    Tristan DAGRON

    coll. « Problèmes & controverses »
    Paris, Vrin
    4 avril 2019, 312 p.
    ISBN 978-2-7116-2867-4

    Ce livre prend pour objet des textes classiques de Descartes et de Montaigne qu’il propose d’appréhender à la lumière de l’expérience de soi qu’ils mettent en scène et à laquelle ils donnent une forme communicable et partageable. Il interroge ainsi, à partir d’expériences singulières, mais typiques, de désorganisation identitaire, quelques enjeux de l’activité de pensée et d’écriture, c’est-à-dire du travail d’élaboration, permettant de transformer en œuvres de culture le potentiel traumatique de ces épisodes critiques. Il aborde de ce point de vue l’attention particulière que Descartes et Montaigne accordent tous deux aux pensées et au sentiment d’étrangeté qu’elles produisent, mais également à l’activité de pensée elle-même, mise en demeure de les prendre en charge. Il n’est pas impossible d’appréhender la « conception moderne de la subjectivité » sous l’angle de ces expériences de précarisation psychique, d’isolement et de marginalisation sociale.

    Tristan DAGRON, agrégé et docteur en philosophie, est directeur de recherches au CNRS à l’IHRIM. Il est également psychanalyste et docteur en psychologie clinique.


    Pensées du corps et différences des sexes à l’époque moderne.
    Descartes, Cureau de la Chambre, Poulain de la Barre et Malebranche

    Marie-Frédérique PELLEGRIN

    coll. « La croisée des chemins »
    Lyon, ENS éditions
    15 octobre 2020, 450 p.
    ISBN 979-10-362-0246-9
    Version électronique disponible sur OpenEditions Books

    Souvent éludée par l’histoire de la philosophie, la question philosophique et médicale de la différence des sexes est fondamentale à l’époque moderne. Les modèles pour penser cette différence proviennent essentiellement de deux anthropologies opposées : celle de Descartes et celle de Cureau de la Chambre. Leurs sciences de l’être humain examinent tout d’abord les interactions entre corps et esprit, mais elles mettent surtout en valeur les pensées propres du corps par le biais de l’imagination. C’est à même le corps que se décide si femmes et hommes sont égaux. Les lectures critiques de ces deux modèles proposées d’un côté par Malebranche et de l’autre par Poulain de la Barre confirment que le xviie siècle constitue un tournant dans l’analyse psycho-physiologique et morale. La confrontation de ces quatre philosophes permet de comprendre comment se sont constituées des lignées théoriques sur sexe et genre qui sont toujours actuelles : celle de l’égalitarisme et celle d’un différencialisme qui peut être inégalitaire ou égalitaire.


    Penser et écrire l’histoire à l’âge classique
    Hommage à Catherine Volpilhac-Auger

    Myrtille MÉRICAM-BOURDET (dir.)

    coll. « Les dix-huitièmes siècles »
    Paris, Honoré Champion
    25 avril 2025, 490 p.
    ISBN 978-2-7453-6438-8
    e-ISBN 978-2-7453-6439-5

    Centrés sur la pensée des Lumières et tout particulièrement sur l’œuvre de Montesquieu, les travaux de Catherine VOLPILHAC-AUGER ont proposé une approche fortement contextualisée et historicisée des textes et des idées. La présence de l’histoire au sein de la pensée du XVIIIe siècle, la façon dont on la pense, dont on se l’approprie, dont on l’écrit, en constitue une thématique structurante. Les études rassemblées dans ce volume proposent un vaste panorama sur la présence de l’histoire dans les écrits de l’âge classique. Elles envisagent aussi bien la constitution de « philosophies de l’histoire » dans des domaines variés que la mobilisation des références historiques dans des cadres sérieux ou fictionnels. Elles témoignent aussi des différentes méthodes de contextualisation de la production de l’âge classique par l’exploitation de sources diverses : bibliothèques réelles ou virtuelles, catalogues de libraires, gazettes, mémoires académiques…

    Ont contribué à ce volume : Isabelle BRANCOURT, Denis de CASABIANCA, Flora CHAMPY, Olivier FERRET, Aurélia GAILLARD, Gianluigi GOGGI, Marc HERSANT, Eszter KOVÁCS, Gérard LAUDIN, Laurence MACÉ, Justine MANGEANT, Christophe MARTIN, Antony MCKENNA, Myrtille MÉRICAM-BOURDET, Rolando MINUTI, Pierre-François MOREAU, Gianni PAGANINI, Olga PENKE, Lætitia PERRET, Michèle ROSELLINI, Maria Susana SEGUIN, Philip STEWART, Christine THÉRÉ.


    Penser le changement en politique
    Entre Rome et Florence (1453-1478)

    Donatella BISCONTI

    coll. « Histoire culturelle »
    Paris, Classiques Garnier »
    22 octobre 2025, 555 p.
    ISBN 978-2-406-17705-0

    DOI 10.48611/isbn.978-2-406-17707-4

    L’ouvrage explore l’émergence du prince civil en Italie au XVe siècle à travers les conjurations de Stefano Porcari (Rome, 1453) et des Pazzi (Florence, 1478) et analyse l’impact de ces événements sur la transition politique et la réflexion des humanistes.


    Performances at Court in the Age of Shakespeare

    Sophie CHIARI & John MUCCIOLO (dir.)

    Cambridge, Cambridge University Press
    28 octobre 2019, 292 p.
    ISBN 9781108486675

    Even though Shakespeare openly dramatizes aristocratic shows in his own plays, the circumstances of early modern performance at court have received relatively little critical attention. With so much written on the playwright’s wide and multi-layered audiences, the entertainment of the court itself has too long been dismissed as a secondary issue. This book aims to shed fresh light on the multiple aspects of Shakespearean performances at the Elizabethan and early Stuart courts, considering all forms of drama, music, dance and other entertainment. Taking the specific scenic environment and material conditions of early modern performance into account, the chapters examine both real and dramatized court shows in order to break ground for new avenues of thought. The volume considers how early modern court shows shaped dramatic writing and what they tell us of the aesthetics and politics of the Tudor and Stuart regimes.

    • Introduces and analyses specific dimensions of performances at court in the early modern period, including music, dance, architecture, painted cloths and shows within
    • Offers recent and innovative research on aristocratic entertainment in Shakespeare’s time from literary, historical, cultural and political perspectives
    • Features chapters on Shakespeare’s predecessors as well as his contemporaries, with a special focus on Ben Jonson

    Sophie CHIARI is Professor of Early Modern Studies at Clermont Auvergne University, France. She is the author of several monographs on Elizabethan drama, including Shakespeare’s Representation of Weather, Climate, and Environment : The Early Modern‘FatedSky’ (2019).
    John MUCCIOLO, PhD, is an independent scholar and founding editor, with W. R. Elton, of The Shakespearean International Yearbook. He is particularly interested in Shakespeare’s late playsand early modern political, intellectual, and theatrical backgrounds


    Perspectives facétieuses et esprit de connivence dans la première modernité

    Dominique BERTRAND

    coll. « Rencontres » n° 502, série « Colloques, congrès et conférences sur la Renaissance européenne »
    Paris, Classiques Garnier
    21 juillet 2021, 319 p.
    ISBN 978-2-406-11086-6
    DOI 10.48611/isbn.978-2-406-11086-6

    Ce volume analyse les perspectives principales qui sous-tendent les stratégies de connivence propres à l’âge d’or facétieux de la première modernité, du XVIᵉ au XVIIIᵉ siècle : configurations littéraires d’un rire élitaire, discours pragmatiques voilant une satire incisive et dispositifs rusés d’émancipation intellectuelle.

    Suite de Rencontres facétieuses entre France et Italie dans la même collection Rencontres par Dominique BERTRAND.


    Perspectives on Science vol. 29, n°3, mai-juin 2021
    Logic and Methodology in the Early Modern Period

    Élodie CASSAN (dir.)

    Revue publiée en accès libre par MIT Press Direct
    e-ISSN 1530-9274
    ISSN 1063-6145

    Ce volume contient des contributions de Roger ARIEW, de Sorana CORNEANU, de Rodolfo GARAU et Élodie CASSAN.

    In this issue, our main concern is : why did early modern philosophers devote so much attention to logic in the construction of their systems of knowledge despite a widespread rhetoric of the rejection and rupture with the logical tradition ? What kind of change and continuity in the understanding of the role of logic does this reflect ? What does this gesture tell us about the building of the philosophical discourse ?
    The first two papers of this volume deal with two essential figures of early modern philosophy, namely Francis Baconand René Descartes, whose names frequently come together in the framework of the traditional historiography of the period, hailed as two “Founding Fathers” of philosophical modernity. Is there such thing as a “Baconian logic” ? Is Cartesian logic fully defined by a break with traditional scholastic logic ? At stake in these two questions is the project to show that however new early modern philosophy may have been, it did not arise in a virgin land, immune from historical determination, but owes its novelty to its reworking of traditional materials. We claim that the field of logic is particularly representative of this phenomenon. More precisely put, we explore the part played by the early moderns reshaping of logic in the perspective on their invention of early modern philosophy. We contend that a philosophical history of logic is instrumental in the making of a history of early modern philosophy that is not reduced to the listing of its authors, but is characterized by its themes, concepts and problems.
    The last two papers illustrate this reading strategy by focusing on an important case study. They are dedicated to the empiricist philosophy of Pierre Gassendi, who is incrementally coming to the foreground, after having spent too long behind the scenes of early modernscholarship. Both papers emphasize the dialectical relation entertained by Gassendi with the history of logic of his time.
    In the end, our conclusions are two fold. Firstly, a study of the early moderns’ reshaping of logic provides a tool for a better understanding of their philosophical move. Second, a new understanding of the part played by logic in the building of early modern philosophy significantly contributes to current debates about the rise of seventeenth century science and about the formation of the modern concept of human being.


    Phénoménologie et marxisme.
    Perspectives historiques et legs théoriques

    Matteo Vincenzo d’ALFONSO et Pierre-François MOREAU (dir.)

    coll « La Croisée des chemins »
    Lyon, ENS de Lyon
    11 février 2021, 264 p.
    ISBN 979-10-362-0288-9

    Les rapports entre marxisme et phénoménologie ont constitué un axe fondamental du débat culturel européen, dans les années 1960 et 1970. Dans la France de l’après-guerre, Sartre et Merleau-Ponty faisaient déjà référence, sur le plan de la fondation théorique, à la tradition phénoménologique de Husserl et de Heidegger, et sur le plan de l’engagement civil, au marxisme. Trần Đức Thảo, élève de Merleau-Ponty, mettra en place dès 1951 une première synthèse de ces deux paradigmes dans son Phénoménologie et matérialisme dialectique. Onze années après, Jean-Toussaint Desanti reviendra sur l’exigence d’une convergence entre phénoménologie et marxisme. En Italie, puis en Allemagne, d’autres tentatives vont émerger. Ce volume a pour ambition de proposer une synthèse sur le sujet. Il vise également à promouvoir une première réflexion historique sur le courant philosophique qui, pendant au moins deux décennies, a occupé la scène intellectuelle, et à évaluer son héritage dans le débat contemporain.


    Philosopher avec l’histoire de l’art

    Audrey RIEBER

    coll. « Épures »
    Presses universitaires de Rennes (PUR)
    8 mai 2025, 136 p.
    ISBN 979-10-413-0338-0

    Que doit Hegel à Winckelmann ? Pourquoi des philosophes aux positions aussi différentes que Benjamin, Maldiney, Deleuze et Damisch se réfèrent-ils à l’historien de l’art formaliste Alois Riegl et à son concept de tactile ? C’est qu’on peut philosopher avec l’histoire de l’art. Mais que dit de la méthode philosophique cette ouverture à l’histoire de l’art ? Quelles facettes de l’art sont-elles ainsi privilégiées ? Quelle conception du savoir positif et des disciplines non philosophiques est-elle engagée quand Foucault loue l’iconologie d’un Panofsky ? Quel gain théorique y a-t-il à discuter, comme Derrida, le différend entre Heidegger et Schapiro à propos de Van Gogh ? Philosopher avec les savoirs et méthodes de l’histoire de l’art renouvelle la compréhension du beau, du sensible, du symbole ou encore de la création et donne aussi les moyens de traiter à neuf des questions qui semblent sortir du champ traditionnel de l’esthétique telles que l’objectivité ou l’histoire.