Publications


    Boileau poète
    « De la voix et des yeux… »

    Delphine REGUIG

    coll. « Lire le XVIIIe siècle », 42
    Paris, Classiques Garnier
    27 juillet 2016, 386 p.
    Broché, ISBN 978-2-406-05879-3
    Relié, ISBN 978-2-406-05880-9

    Résumé

    Que signifie être poète dans les années 1650-1710 ? Conscient des obstacles, Boileau cherche à répondre en faisant entendre une voix portée par l’indignation satirique et par l’ambition du sublime. Cette parole de lecteur, ardente et lointaine à la fois, ouvre la modernité poétique.
    What does it mean to be a poet in the period between 1650 and 1710 ? Aware of the difficulties, Boileau seeks to answer the question by raising a voice charged with satirical indi¬gnation and sublime aspiration. This reader’s language, at once ardent and detached, marks the advent of poetic modernity

    L’auteur

    Maîtresse de conférence à l’université Paris-Sorbonne, Delphine REGUIG est membre du laboratoire CELLF (centre d’étude de la langue et des littératures françaises) et membre associé de l’IHRIM.


    Boileau, Satires et Art poétique

    Delphine REGUIG et Claire FOURQUET-GRACIEUX

    coll. « Clefs-concours - Lettres XVIIe siècle »
    Neuilly-sur-Seine, Éditions Atlande
    novembre 2020, 352 p.
    ISBN 9782350306841

    LA référence pour l’agrégation de Lettres.

    Les autrices

    Delphine REGUIG est professeure de Littérature française du XVIIe siècle à l’université Jean Monnet de Saint-Étienne. Ses travaux, qui se situent au croisement de l’histoire des idées et de la poétique, ont donné lieu à des publications parmi lesquelles on peut compter Le Corps des idées : pensées et poétiques du langage dans l’augustinisme de Port-Royal (Arnaud, Nicole, Pascal, Mme de Lafayette, Racine , Paris, Champion, 2007 et Boileau poète. « De la voix et des yeux... », Paris, Classiques Garnier, 2016. Elle a rédigé, à destination du public étudiant, l’ouvrage Histoire littéraire du XVIIe siècle, Paris, Armand Colin, collection « Cursus », 2017. Elle est actuellement responsable de l’édition critique en ligne du Parallèle des Anciens et des Modernes de Charles Perrault ().

    Claire FOURQUET-GRACIEUX travaille en stylistique et en rhétorique. Sa recherche porte sur la singularité des textes du XVIIe siècle (œuvre de Tristan L’Hermite, vers de Corneille, psaumes mis en français) à la lumière de la pratique de la réécriture : traduction, paraphrase, variantes prose/vers, liens entre poésie lyrique et poésie dramatique.


    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi n°60, 2020

    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI (dir.)

    Revue de la Fondation Rossini
    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi, anno LX, 2020, 185 p.

    Sommaire

    Editoriale
    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI

    Nuove ipotesi su Giovanna d’Arco
    MARCO BEGHELLI

    L’ozio di Rossini : un problema politico transnazionale nella Parigi degli anni Trenta dell’Ottocento
    RUBEN VERNAZZA

    Rossini’s Willow Song : Shakespeare Reception and Race in Restoration Paris
    PAUL ABDULLAH

    Storie bibliche « à grand spectacle » tra Napoli e Parigi. Una lettura di La Bibbia all’opera di Franco Piperno
    BARBARA BABIC


    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi n°61, 2021

    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI (dir.)

    Revue de la Fondation Rossini
    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi, anno LXI, 2021, 97 p.

    Sommaire}}

    Editoriale
    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI

    Knockin’ on Heaven’s Door. Wagner, Stendhal e « l’ultimo viaggio » di Rossini
    LUCA ZOPPELLI
    La musique comme corps : la métaphore de la dissection dans la critique (1820-1850)
    EMMANUEL REIBEL
    « Giocare a fare le cose serie, giocare a fare le cose comiche ». Le regie rossiniane di Luca Ronconi
    CRISTINA BARBATO
    Music in the Present Tense. A Round Table on Emanuele Senici’s New Book
    AXEL KÖRNER, BARBARA BABIC, ALESSANDRO DE ARCANGELIS, KATHERINE HAMBRIDGE, JUTTA TOELLE, CARLOTTA FERRARA DEGLI UBERTI


    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi n°62, 2022

    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI (dir.)

    Revue de la Fondation Rossini
    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi, Anno LXII, 2022, 129 p.

    Sommaire

    Editoriale
    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI

    Gianmarco Rossi « Figlia mia tu più non sei, | padre tuo io più non son ». Autorialità in due arie della versione milanese di Tancredi (1813)
    GIANMARCO ROSSI

    The Capital of Scenery : Time, Labor, and Logistics in the Creation and Management of Domenico Ferri’s Sets at the Paris Italian Opera
    CÉLINE FRIGAU MANNING

    Ancora Rossini. Un articolo di Clito Moderati, ricordando Gioachino Rossini
    ANDREA PARISSI

    Raccontare Rossini oggi : prospettive da due studi recenti
    RUBEN VERNAZZA


    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi n°63, 2023
    « Matilde di Shabran »

    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI (dir.)

    Revue de la Fondation Rossini
    Bollettino del Centro Rossiniano di Studi, anno LXIII, 2023, 192 p.

    Sommaire du numéro consacré à Matilde di SHABRAN

    Editoriale
    Céline FRIGAU MANNING et Matteo GIUGGIOLI

    ...e Matilde presto se ne va. Una introduzione
    ANDREA CHEGAI

    La musica a Roma nel 1821 : teatri, concerti, accademie, musica sacra, recupero dell’antico
    BIANCA MARIA ANTOLINI

    Il viaggio di Matilde : genealogia, passaggi, derivazioni
    GLORIA STAFFIERI

    Matilde di Shabran, o sia parodia di un’opera semiseria
    CANDIDA BILLIE MANTICA

    Rossini e i cantanti : cosa ci dice Matilde di Shabran
    SAVERIO LAMACCHIA

    Bizzarrie canore in Matilde Shabran
    MARCO BEGHELLI

    « Solo dirò, che fui ben fortunato di essere, come collaboratore, compagno di sventura del maestro dei maestri » : il contributo di Giovanni Pacini a Matilde di Shabran
    ALICE TAVILLA

    Matilde di Shabran : prolegomeni all’edizione critica
    ANDREA MALNATI


    Boppin’ with Django.
    L’influence du be-pop sur le langage tardif de Django Reinhardt

    Pierre FARGETON

    coll. « Pensée musicale »
    Sampzon (07), Éditions Delatour France
    mars 2021, 140 p.
    ISBN 9782752104274

    À l’aube des années 1950, alors qu’il revient à peine d’une tournée décevante aux États-Unis avec Duke Ellington, Django Reinhardt est parmi les premiers musiciens européens à sauter dans le train du be-bop, ce « jazz moderne » inventé par Charlie Parker, Dizzy Gillespie et quelques autres. Un temps assigné à résidence d’un supposé « jazz manouche », Django montre rapidement qu’il n’est pas confiné dans le style qui a fait avant-guerre sa renommée au sein du Quintette du Hot Club de France. Auprès de la jeune génération de jazzmen parisiens qui tente d’imposer le be-bop en France (Hubert Fol, Pierre Michelot, Roger Guérin…), Django ouvre au Club Saint-Germain une fertile nouvelle période créatrice, qui ne sera refermée que par sa disparition subite en 1953.

    Amplification de la guitare acoustique, guitare électrique, abandon de la « pompe » de la guitare pour le jeu plus moderne de pianistes comme Maurice Vander ou Martial Solal, recherche d’un son tonitruant permettant une expressivité plus bop que swing, thèmes d’un tout nouveau cru (Nuits de Saint-Germain des Prés, Flèche d’Or, Anouman…), vocabulaire d’improvisation renouvelé à l’aune des trouvailles du be-bop ; à travers une analyse musicale poussée du langage de Django Reinhardt entre 1947 et 1953, ce livre s’attache à décrire et comprendre les mutations du langage reinhardtien sous l’influence du be-bop.


    Bruits du récit sous l’Ancien Régime

    Maxime CARTRON, Olivier LEPLATRE, Marine RICORD (dir.)

    coll. « Rencontres »
    Paris, Classiques Garnier
    25 juin 2025, 396 p.
    ISBN 978-2-406-18116-3
    DOI 10.48611/isbn.978-2-406-18118-7
    Directeurs scientifiques IHRIM : Maxime CARTRON et Olivier LEPLATRE

    Préface de Arlette FARGE.
    Réécouter les signes sonores qui se mêlent aux récits d’Ancien Régime nous amène à mesurer ce que le bruit fait à la fiction, les perturbations qu’il entraîne ou les suppléments de signification qu’il engendre, le type de scènes éventuellement spécifiques qu’il suscite et alimente.


    Bruno et Montaigne.
    Chemins de la modernité

    Saverio ANSALDI, Raffaele CARBONE (dir.)

    coll. « Constitution de la Modernité »
    Paris, Classiques Garnier
    18 novembre 2020, 238 p.
    ISBN 978-2-406-10362-2
    Directeurs d’ouvrage IHRIM :
    Saverio ANSALDI, Raffaele CARBONE

    Malgré la différence des approches et des exigences théoriques, des idées et des thématiques communes se dégagent des ouvrages de Montaigne et de Bruno, notamment la remise en question de l’ontologie hiérarchique, l’importance des différences et des liens entre les êtres, l’idée d’un cosmos marqué par le sceau du devenir, une vision problématique de la civilisation et du progrès des peuples. En insistant également sur le contexte politique et culturel commun dans lequel leurs interrogations s’inscrivent, cet ouvrage explore pour la première fois les relations entre Montaigne et Bruno dans la perspective d’une confrontation spéculative qui se focalise aussi bien sur la rhétorique et l’éthique que sur l’ontologie et l’anthropologie.

    Ce volume recueille les actes de la journée d’études organisée le 11 décembre 2014 à l’ENS de Lyon avec la collaboration du Collegium de Lyon et le soutien de l’Institut d’histoire de la pensée classique (IHPC qui a fusionné depuis avec le LIRE pour devenir l’IHRIM).


    Bulletin du Centre de recherches du château de Versailles n°26, 2025
    « L’opéra de cour en France (XVIIe-XVIIIe siècle) : goût, espaces, pratiques »

    Barbara NESTOLA et Thomas SOURY (dir.)

    Revue diffusée en accès libre par OpenEdition Journal
    Actes du colloque, 16-17 juin 2023, Centre de musique baroque de Versailles
    n°26, 8 octobre 2025, [en ligne]
    e-ISSN 1958-9271
    Directeur scientifique IHRIM : Thomas SOURY

    DOI 10.4000/14vuy

    À l’heure où la recherche s’intéresse de plus en plus aux lieux culturels en dehors de Paris, le présent numéro, fruit d’un colloque international tenu au Centre de musique baroque de Versailles en juin 2023, souhaite interroger la production d’opéras au-delà de l’Académie royale de musique, en se penchant sur les milieux curiaux. Les cours n’ont-elles été que des écrins à la représentation du répertoire de l’Opéra de Paris ? N’ont-elles pas aussi été, par la volonté du prince, un lieu de création ou de recréation singulier ? L’empan chronologique de notre publication court de 1639, année du début du ministère de Mazarin, importateur de l’opéra italien en France, à 1791, année de la perte des privilèges des salles de spectacles parisiennes. Bien que la période observée soit large, ce collectif souhaite mettre en évidence des points de convergence permettant de caractériser ce qui apparaîtrait alors comme un opéra de cour, un spectacle spécialement produit à la cour et pour la cour.


    Bulletin hispanique n°124-1, 2022
    Portes et seuils au Siècle d’Or

    Nathalie DARTAI-MARANZANA et Philippe MEUNIER (dir.)

    Édité par les Presses universitaires de Bordeaux
    juin 2022, 372 p.
    ISBN : 979-10-300-0844-9
    et sur OpenEdition :https://doi.org/10.4000/bulletinhispanique.14784
    Mis en ligne sur Cairn.info le 25/07/2022

    Présentation de Nathalie DARTAI-MARANZANA et Philippe MEUNIER

    Puertas y umbrales en el Siglo de Oro

    Doors and thresholds in the Golden Age

    Les treize articles de l’ouvrage interrogent le concept de « seuil » dans la littérature et l’iconographie des XVIe et XVIIe siècles espagnols, entendu dans sa dimension matérielle et architecturale et envisagé dans sa double valence spatiale et temporelle. Ils montrent que le seuil, ouvert sur l’espace domestique ou intime, donne la pleine mesure de sa potentialité dramatique et de sa rentabilité symbolique non seulement dans les intrigues romanesques et théâtrales mais aussi dans le discours poétique depuis l’Antiquité. De même, dans l’iconographie, la porte ouverte devient un point de fuite et apporte la perspective vers un hors champ suggéré par le peintre.

    Avec le soutien de l’université Bordeaux Montaigne, le CRISOL 16/17 et l’UMR 5317 – IHRIM (Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités), sous la tutelle du CNRS, de l’ENS de Lyon, des universités Lumière-Lyon 2, Jean-Moulin-Lyon 3, Jean-Monnet-Saint-Étienne et Clermont Auvergne.
    Ce numéro est issu du colloque éponyme organisé les 18-19 janvier 2018.


    Cahier du Gadges n° 14, 2016
    « Le clair-obscur du visible Fénelon et l’image »

    Olivier LEPLATRE (éd.). Préface de François-Xavier CUCHE

    Diffusion Droz (Genève)
    n° 14, 2016 (sorti le 21 juin 2017)
    ISBN 978-2-36442-074-8
    ISSN 1950-974X

    Emblème d’un siècle ambivalent vis-à-vis des arts de représentation, iconolâtre autant qu’iconophobe, Fénelon témoigne dans son œuvre d’un complexe du visible. Chez lui, dialoguent en tension les plus grandes réticences et l’intérêt stratégique voire le goût profond pour l’image. Les études rassemblées ici sondent et comparent les divers pans d’un corpus divers qui assemble fictions, essais pédagogiques et esthétiques, et bien entendu prose spirituelle. Ce balayage permet une grande pluralité des approches qui saisissent par la nuance voire le paradoxe les enjeux et les sou bassements d’une pensée, d’une croyance et d’une sensibilité à la fois inquiétées et passionnées par le pouvoir de l’image. Pour partie, Fénelon met en soupçon, éventuellement refuse les images, jugées risquées parce que séductrices, trompeuses, illusoires (le pur amour quiétiste est fondamentalement sans vision). Mais il sait aussi ne pouvoir se passer du régime de l’image, concrète et mentale, pour toucher et persuader les hommes auxquels il s’adresse et que les sens rendent incapables de s’élever spontanément à l’abstraction des idées ou de la foi. Le lecteur trouvera dans le présent volume un croisement de perspectives : spirituelles, littéraires, stylistiques, esthétiques, didactiques, éditoriales… L’enquête conclut alors à la place centrale et éminemment problématique que l’œuvre de Fénelon n’a cessé d’entretenir avec les différents modes de la figuration.


    Cahiers de Biblia Patristica n° 15, 2015
    Le miel des écritures. Cahiers de Biblindex 1

    Smaranda MARCULESCU BADILITA et Laurence MELLERIN (dir.)

    Cahiers de Biblia Patristica, 15
    Brepols
    juin 2015, 364 p.
    ISBN : 978-2-503-55552-2
    ISSN 0982-3468

    Résumé

    Ce volume est issu du séminaire de recherche qui se réunit chaque mois à l’Institut des Sources Chrétiennes (Lyon) et accompagne le développement du projet BIBLINDEX (http://www.biblindex.org), dont l’objectif est la constitution d’un index exhaustif, en ligne, des citations et allusions bibliques présentes dans les textes chrétiens, occidentaux et orientaux, de l’Antiquité tardive et de ses prolongements médiévaux.
    Débutant par le retour d expérience d étudiants angevins, les contributions traitent d’abord du judaïsme hellénistique, avec Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe, pour aborder ensuite l’époque patristique. Après Cyrille de Jérusalem, les Pères cappadociens et Jean Chrysostome font l’objet de trois chapitres complémentaires. Du côté latin, deux études sont consacrées à Ambroise de Milan : l’une transversale, sur ses usages de Vieilles Latines, l’autre spécifique à une œuvre, le De Helia.
    Le Miel des Écritures invite donc le lecteur dans les ateliers, ou plutôt dans les ruches – pour reprendre une image de Jean Chrysostome – du projet Biblindex et, à travers les recherches qu’il rend possibles, dans les ruches des auteurs étudiés, là ou exégètes, historiens, catéchètes, prédicateurs, théologiens, évêques butinent inlassablement la prairie de fleurs des Écritures.


    Cahiers de l’AIEF n° 74, mai 2022
    « Actualité de Montesquieu »

    Catherine VOLPILHAC-AUGER (dir.)

    Édité par l’Association internationale des études françaises
    EAN 9782913718234

    Les études sur Montesquieu font l’objet d’un renouvellement considérable depuis plusieurs années : l’édition de ses Œuvres complètes et la création de plusieurs sites d’information et d’édition en libre accès (sur le site de l’ENS de Lyon, IHRIM), permettent des lectures plus approfondies, renforçant l’histoire de la presse, mais aussi les études sur la diffusion des idées fondatrices de la pensée moderne. Et le château de La Brède lui-même fait peau neuve pour s’ouvrir aux visiteurs…

    Cinq membres de l’IHRIM et deux associées ont participé à ce volume.

    Les 4 premières communications mettent en valeur les réalisations de l’IHRIM (Œuvres complètes de Montesquieu imprimées et en ligne, et tous les sites Montesquieu créés par l’IHRIM à l’ENS de Lyon). Les quatre suivantes témoignent de la fécondité des recherches actuelles sur Montesquieu.

    Table des matières

    Catherine Volpilhac-Auger (IHRIM), Introduction : « Montesquieu, penseur inactuel. Un état présent des recherches »

    Catherine Volpilhac-Auger (IHRIM) : « L’édition des Œuvres complètes de Montesquieu »

    Maud Ingarao, Nathalie Arlin, Nadine Pontal (IHRIM) : « Montesquieu en ligne »

    Christian Albertan (Valenciennes) : « Les apports de la Correspondance de Montesquieu »

    Myrtille Méricam-Bourdet (IHRIM) : « Montesquieu et le Mercure de France »

    Flora Champy (Princeton, membre associé de l’IHRIM) : « Lire Montesquieu à l’heure de la "théorie critique" »

    Eszter Kovács (Budapest, membre associé de l’IHRIM) : « Lire Montesquieu en d’autres langues aujourd’hui : attentes et difficultés »

    Isabelle Oberson (Château de La Brède) : « Montesquieu à La Brède, d’hier à aujourd’hui »

    Consultez les Actualités du site Montesquieu.


    Cahiers du Gadges n°13, 2015
    « L’âge de la connivence : pour lire entre les mots à l’époque moderne »

    Ariane BAYLE, Mathilde BOMBART et Isabelle GARNIER (dir.)

    Diffusion Droz (Genève)
    n° 13, 2015 [parution juin 2016], 306 p.
    ISBN 978-2-36442-050-2
    ISSN 1950-974X

    La connivence est une notion qui travaille bien des discours au quotidien : qu’elle soit promue comme un ferment de séduction par les concepteurs de nouvelles marques commerciales (qui jouent sur la dimension de complicité implicite qu’elle véhicule) ou qu’elle soit rejetée par les observateurs de la vie politique condamnant la collusion des intérêts privés et publics (à partir du sens étymologique de « complicité morale consistant à fermer les yeux sur la faute de quelqu’un »), elle semble être un outil de description efficace du jeu social. Pour autant, elle n’a que très peu fait l’objet d’une attention spécifique : mobilisée souvent en passant, elle n’a pas été théorisée en tant que notion opératoire dans le domaine des lettres ni des sciences humaines. Cet intérêt pour le type de liens, de pratiques et de discours que recouvre l’idée de connivence n’est pas l’apanage du monde contemporain. Un regard jeté vers le passé montre également son importance à l’époque moderne, du XVIe au XVIIIe siècle : dans le champ littéraire en particulier sont mises en œuvre des formes de connivence spécifiques, entre auteurs, ou entre auteurs et publics, reliées à des conditions historiques précises de production et de publication des œuvres. C’est cette période, que nous désignons par « l’âge de la connivence », qui est placée au cœur de la présente enquête.
    Prolongeant les derniers travaux des Cahiers du GADGES qui portaient sur des modes de relation entre auteurs et lecteurs dans diverses situations de conflit (Polémique en tous genres, 2009 ; Genres et querelles littéraires, 2011 ; L’art de la conciliation, 2013), l’étude de la connivence explore une des manières dont se manifeste dans l’espace littéraire le regroupement de communautés sociales ou idéologiques. Plus largement, notre pari est aussi de faire de la connivence un outil utile pour décrire et comprendre à l’époque moderne le rapport des discours et des écrits, voire des œuvres d’art, à un public ciblé : nous la définissons comme la mise en place volontaire d’un dispositif, le plus souvent textuel, adressé à un ou plusieurs destinataires, et supposant l’existence d’un tiers exclu. À partir de cette réflexion théorique, ce volume offre l’analyse de cas concrets qui rendent perceptible au lecteur du XXIe siècle une « intelligence secrète active » qui peut lier les auteurs, entre eux comme à leurs publics.